Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Voyage à l’île de Sein (3)

Classé dans : BRETAGNE — 1 janvier, 2008 @ 9:40

 Puis, il y eut la guerre (la seconde guerre mondiale), et la construction de la cité commerciale (ancienne version) autour de 1960. L’hôtel Armen fut reconstruit, au titre des dommages de guerre, mais Tante Jeanne avait vieilli. C’est ainsi qu’elle se mit à la recherche d’une cuisinière et qu’on lui présenta Madame X…. Informées par la rumeur, certaines bonnes âmes crurent devoir informer Tante Jeanne au sujet de la candidate pressentie. Elle était communiste et donc pas fréquentable. Tante Jeanne passa outre, et embaucha Madame X… ce qui permit à son petit fils de donner plus tard sa version des faits :

 »A L’Armen, le soir, quand le service était fini, tout le monde allait se coucher. Dans la chambre 1, on récitait le chapelet, et dans la chambre 2, on lisait l’Humanité  ».

On a presque envie d’ajouter que nos anciens savaient, à leur manière, pratiquer la tolérance. Encore un sujet de méditation !

 Puis, l’hôtel fut vendu. Un restaurant tenu par un neveu de la défunte patronne de l’hôtel  »Armen » détruit par l’occupant, reprit le nom , qui est désormais porté dans la nouvelle cité par les acquéreurs de ce restaurant tranféré ici lors de la réhabilitation de la Pointe du Raz.

Sachez encore que la statue de Notre Dame des Naufragés date de 1904 (inaugurée le 8 avril 1904 par Monseigneur Dubillard).  

   N.D. des Naufragés  

La Pointe du Raz a connu des visiteurs célèbres: Jules Renard (1864-1910), Jules Michelet (1798-1874), José Maria de Heredia (1842-1905) qui a écrit  »Armor » dans  »les Trophées », Gustave Flaubert (1821-1880) :  »Par les champs et par les grèves », sans oublier plus récemment Henri Queffelec qui a porté une appréciation sur les Capistes:

« Le Capiste est un gars qui n’a peur de rien ».

Et encore Sarah Bernhardt, Anatole Le Bras (Le gardien du feu), Georges Perros, Tristan Corbière et Jeanne Nabert, plus ceux qu’on oublie…Mais , il faudra revenir me voir un jour, et je vous expliquerai la Pointe du Raz, comme je la présentais aux touristes quand j’étais plus agile.

 

Chapelle de Sainte Edwette

 

 

 

 

 

 

L'Enez Sun

 Aujourd’hui, je veux seulement vous parler d’un voyage à l’île de Sein, au cours duquel j’avais rencontré Tonton Lom et Tante Gaïd. Nous étions partis de Sainte Edwette pour embarquer à bord de l’Enez Sun .

La mer était un peu agitée, mais pas au point de nous rendre malade. Nous étions à l’intérieur, à cause du vent et des embruns, mais on voyait très bien la côte. On m’avait demandé de parler de ce que l’on voyait à terre. Comme j’avais fait plusieurs fois le trajet avec mon bateau pour livrer des crustacés à Audierne, je connaissais très bien presque tous les cailloux, et je me revoyais faisant le guide à la pointe du Raz. Allez, en route que j’ai dit ! Regardez et écoutez. Parfois ça barde ici !

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Vous voyez le sémaphore de Lervily, juste après l’île aux vaches. Cette pointe est dangereuse par temps de brume. Souvent des plaisanciers s’échouent là dessus. Il y a même des accidents car les pêcheurs vont souvent trop près chercher les bars dans les rouleaux, et une mauvaise lame peut renverser mes meilleurs. 

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Aujourd’hui, le sémaphore est occupé par des particuliers. L’administration a seulement gardé le feu, mais il faut connaître quand même. Avant , les vieux marins avaient un radar dans la tête. Aujourd’hui, tout le monde lit un écran, c’est plus simple.

 Phare de Lervily

                                                                                                   à suivre …

 

                                                                           

                                                                                   

 

Paroles et voeux d’une sage indienne

Classé dans : citations — 31 décembre, 2007 @ 9:32

arbre au printemps

une version de meilleure qualité et en haute résolution de cette photo est disponible sur sa page d’origine :
http://www.photo-paysage.com/displayimage.php?pid=141

photo Bruno Mongenoux

Sri Mata Amritanandamayi Devi surnommée Amma est née dans l’état du Kerala, en Inde. « Etreindre le monde pour la paix et l’harmonie » telle est sa devise.

C’est avec son message que je vous transmets tous mes voeux pour

 une merveilleuse année 2008.

« Puisse l’arbre de notre vie être fermement enraciné dans le terreau de l’amour.

 Que les bonnes actions soient les feuilles de cet arbre.

Puissent les paroles de bienveillance former ses fleurs.

 Et puisse la paix en être le fruit ».     

Voyage à l’île de Sein (2)

Classé dans : BRETAGNE — 30 décembre, 2007 @ 1:01

 En effet, c’est dans ce restaurant qu’est venu Clemenceau, le  »père la Victoire », déguster le homard à l’armoricaine réputé le meilleur du coin, au cours d’un voyage en Finistère. Quand on pense que la coque Q790, épave du Clemenceau a franchi le Raz dernièrement ! Il faut ajouter que cette anecdote fait l’objet d’un témoignage écrit établi par l’héritier des premiers propriétaires de l’hôtel cité. La rivalité entre hôteliers était souvent assez vive, parfois médisante et le passage de Clemenceau créa des jalousies entre tenanciers. La médisance fit circuler le bruit que certains avaient des relations, du  »piston », des protections, et même des choses pas trop nettes peut-être etc.. Plus tard, avant le grand départ pour l’éternité, la  »médisante en chef » dont nous tairons le nom, exprima le souhait de revoir Tante Jeanne pour solliciter le pardon de tout le mal qu’elle avait pu faire par jalousie et méchanceté .. Tante Jeanne ne refusa pas l’entrevue. Le pardon fut exprimé par un simple baiser, le baiser de la paix. N’est ce pas là un beau cas de charité ? A méditer !

En fait, la seule rivalité admise à l’hôtel  »Armen », venait de la baie des Trépassés où officiait Tante Marie-Jeanne à l’hôtel  »Ville dYS ». Les deux patronnes étaient soeurs. Parfois elles étaient même complémentaires et les crabes servis à  »l’ Armen », provenaient souvent de la  »Ville d’Ys ». Tonton Lan, époux de Marie-Jeanne, avait un petit bateau au Vorlen, et pour la pêche c’était un champion. Comme tout cela se passait à l’époque où il n’y avait ni téléphone ni électricité, les deux soeurs avaient mis au point un code de signaux, à savoir qu’un torchon accroché à une fenêtre de  »l’Armen », signifiait une demande urgente de ravitaillement . Il faut préciser que le torchon était visible de la Baie car les deux hôtels se voyaient sans même utiliser des jumelles. A la vue du torchon, les gamins de la baie se rendaient à pied à Bestrée où se trouvait la réserve de crustacés dans un vivier flottant, et livraient  »l’Armen » le plus vite possible. Tout cela paraît désuet aujourd’hui. Pourtant, en 1959, l’hôtel  »Ville d’Ys », fonctionnait encore sans eau courante,  ni électricité.

 Le  petit port du Vorlen
Voyez, j’ai une photo du Vorlen (ci-dessus). Nous irons voir, un jour peut-être, mais pas aujourd’hui.

Il existe de vieilles cartes postales représentant  »l’Armen » , mais il faudrait l’autorisation pour les afficher ici. On peut y voir des personnages en tenue d’époque, coiffe et tablier blanc pour les femmes, casquette de marin pour les hommes, ainsi que les cars assurant la liaison Quimper-Pointe du Raz, via Audierne, d’où provenait le ravitaillement des hôtels. Pas de 35 heures à l’époque !!!!! D’autre véhicules aux formes désuètes sont en stationnement devant l’hôtel. Hélas, l’identification des personnages est difficile. Pourtant on dirait…..Bon, ne disons rien !                                 à suivre …

                                                                                                 

      

Voyage à l’île de Sein (1)

Classé dans : BRETAGNE — 29 décembre, 2007 @ 10:59

Avant-propos

Remerciements à Spartacus qui a bien voulu me prêter cet article à l’élaboration duquel j’avais participé très modestement ainsi qu’à Patrice Guichaoua pour sa très jolie photo du phare de la Vieille. Droits réservés pour les photos.

Cette histoire fait suite au premier récit de Spartacus que vous trouverez  sur son blog en cliquant sur ce lien : http://konchennou.over-blog.com  et qui a été publié en trois épisodes sous le titre de : Ma Doué, en juillet 2007.

Deux petits vieux du pays breton, Tante Gaïd et Tonton Lom se sont rencontrés au foyer logement de Pont-Croix et sont tombés pudiquement amoureux l’un de l’autre. C’est un sujet touchant sensible et drôle par le fait que Tante Gaïd est très pieuse, toujours son chapelet dans sa poche tandis que Tonton Lom est un peu communiste sur les bords !

Mais partons avec eux à l’île de Sein.

 Tonton Lom et Tante Gaïd dormaient désormais dans la paix, après une vie bien remplie, sous la protection de Saint Tugen. Ils étaient devenus, bien malgré eux, des héros locaux, et certains personnages de leur génération voulurent témoigner encore une fois pour leur rendre hommage. L’hommage des modestes, rendu par des modestes à d’autres modestes, conformément à ce qui se chante souvent, pour dire un dernier au-revoir à ceux qui s’en vont:

Ils sont nombreux les bienheureux, qui n’ont jamais fait parler d’eux….

C’est ainsi qu’un certain Tonton Jean-Clet, originaire de Plogoff, (peut-être de Kerherneau ou de Pennéac’h), voulut rencontrer ceux qui étaient en mesure d’apporter un complément à cette histoire. Il souhaitait participer au sauvetage de cette mémoire qui pourrait disparaître si l’on n’y prenait garde.

C’est ainsi que Danaé et Spartacus se retrouvèrent à la Pointe du Raz au restaurant  »Armen », pour écouter l’ancien marin , ex gardien de phare. Il avait également servi de guide occasionnel pour piloter les touristes dans les circuits de visites, tant à la Pointe du Raz que sur la mer. Voilà pourquoi et comment, il avait fait la connaissance de nos deux anciens, au cours d’un voyage du troisième âge, à l’île de Sein .

Mais il voulait tout d’abord dire deux mots sur l’histoire de la Pointe du Raz.             

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- Savez-vous d’où vient le nom du restaurant  »Armen » où nous sommes, demanda le vieux  »marin-gardien » ?

- Du phare qui porte ce nom répondirent les deux apprentis reporters.

- Evidemment ! mais vous ne savez sans doute pas que c’est la troisième fois que ce nom est utilisé. En effet, avant la guerre (2ème guerre mondiale), on recensait déjà cinq hôtels à la Pointe du Raz. Il y avait, entre autres, l’hôtel restaurant du Raz de Sein, succursale de l’hôtel de France à Audierne, le Grand hôtel moderne appartenant aux propriétaires de l’hôtel du commerce d’Audierne (ex hôtel Batifoulier où fut servi le repas d’inauguration du petit train Audierne-Douarnenez- aujourd’hui magasin de chaussures), et aussi l’hôtel restaurant  »Armen ». Ce dernier avait été créé par un couple de gens entreprenants, par ailleurs commerçants en pâtisserie à Audierne. Le patron oeuvrait à Audierne et la patronne à la Pointe du Raz. Tante Jeanne, c’est ainsi qu’on l’appelait, était originaire de Goulien, aînée d’une famille de neuf enfants, sans beaucoup d’instruction.

Tout cela peut sembler banal, mais il y a une anecdote intéressante à signaler.                                                                                                      à suivre …

Carnet de voyages en Asie

Classé dans : a PRESENTATION — 27 décembre, 2007 @ 1:22

Carte d'Asie   

Je suis partie une première fois en 1977 pour découvrir l’Asie et y passer environ trois mois. Au bout de ce temps, ayant encore un peu d’argent, je décidais de rester un mois de plus.

Pour commencer, j’ai donc visité le NEPAL, admiré la chaîne himalayenne avant de marcher jusqu’au pied de l’Everest, à 5.600 mètres d’altitude, avec un sherpa pour moi toute seule.

Puis je suis allée en INDE, du centre jusqu’au sud-est, expérimentant le « confort » des trains en dernière classe, voyages durant quelquefois trente-cinq heures dans des wagons bondés où il faisait si chaud que je pensais que mon sang allait se mettre à bouillir !

Après cela, ce fut le SRI LANKA avec l’ascension du Pic d’Adam et mon adoption par une famille qui avait une maisonnette sur la plage où chaque matin les pêcheurs venaient tirer sur les filets pour ramener du menu fretin, plage  hélas probablement touchée par le dernier tsunami.

Mon voyage s’est terminé par une semaine aux MALDIVES, dans une île de pêcheurs où je faisais aussi partie de la famille, logée et nourrie pour deux dollars par jour !

J’étais seule, les enfants élevées et personne ne m’attendait à la maison. J’étais libre de partir. J’aurais pu disparaître, je ne sais comment on m’aurait retrouvée ne sachant où j’étais  mais je n’y pensais pas. Je dois dire que je n’étais plus toute jeune et qu’à l’époque de mes vingt ans, personne ne voyageait si loin, le guide du routard n’existait pas encore.

Ayant goûté à l’aventure, je ne pensais plus qu’à repartir, pour une année cette fois. Je dus me mettre au travail pendant deux ans afin de faire quelques économies !

Je retrouvais le NEPAL et Katmandou avec joie. Nouveau trek cette fois avec une amie vers le sanctuaire de l’Annapurna et découverte de la jungle du Teraï que l’on visite à dos d’éléphant au milieu des tigres et des rhinocéros unicornes.

Après cela, direction le nord ouest de l’INDE  pour visiter le Ladakh et ses monastères bouddhistes, puis le Cachemire ou j’attrapais une hépatite virale (sur les house boats, on lavait la vaisselle dans l’eau polluée de la rivière).

Je me suis fait rapatrier en France par mon assurance mais si j’avais eu vraiment foi dans la médecine tibétaine, j’aurais pu être soignée à Dharamsala en une semaine avec des plantes !

Un mois plus tard, je refaisais mes bagages pour aller directement au JAPON chez des religieuses qui pouvaient m’accueillir. Là-bas, la terre tremblait tous les jours et les soeurs m’avaient donné un oreiller à mettre sur la tête !

Puis je les ai quittées pour parcourir tout le Japon en stop (c’était très facile, il n’y avait que moi à faire du stop avec un panneau où était écrit en idéogrammes le nom de la ville où j’allais) . Aucun problème, les gens étaient si gentils que j’avais des cadeaux tous les jours.

Une nuit de bateau pour arriver en COREE DU SUD. Là c’était l’hiver, il faisait très froid, les temples étaient enfouis au coeur de magnifiques forêts aux érables rougeoyants. Impossible de se faire comprendre, personne ne parlait anglais. A Seoul, pas une chambre de libre. Je fus obligée d’en partager une avec … un GI américain et je vous le jure, c’est vrai, je ne l’ai jamais rencontré car il dormait le jour et moi la nuit !

Ensuite je pris l’avion pour TAIWAN, pays de mer, de montagnes et de lacs, où pour être logée gratuitement j’étais tour à tour pélerine bouddhiste ou pélerine catholique. (Je ne mets plus de points d’exclamation, il faudrait en mettre trop !!!)

A HONG KONG, le Peninsula Hotel est le plus chic hôtel de la mégapole. Il va chercher ses clients à l’aéroport en Rolls. C’est là que j’allais subrepticement m’approvisionner en … papier toilette. (Si c’est tout ce que je trouve à dire sur cette ville, c’est que je garde la suite pour mes récits futurs).

Aux PHILIPPINES je vous parlerai des guérisseurs que j’ai approchés de très près puisque je me suis fait soigner moi-même, de l’île de rêve de Boracay et de soeur Basile très âgée qui a vécu chez les coupeurs de têtes …

En THAILANDE, on ira dans le triangle d’or jusqu’aux champs de pavots et dans l’île de Ko Samui vraiment paradisiaque sans tous les hôtels qui y ont poussé depuis. J’habitais un bungalow sur la plage où sur une table il y avait un bocal renfermant de curieux gâteaux verdâtres … mais chut, je vous dirai tout !

Partie un 28 mars 1980, je suis revenue « saine et sauve » un 28 mars 1981.

J’ai attendu cinq mois avant de retrouver un travail et ce fut l’enfer d’être enfermée dans un bureau tout le jour.

En quinze mois de voyages, j’ai visité une dizaine de pays en passant environ un mois dans chacun d’eux. J’ai dépensé en totalité  pour l’année trente mille francs dont neuf mille francs en billets d’avion et six mille francs pour le mois et demi passé au Japon. L’inde est le pays le moins cher, on pouvait y vivre pour 500 francs par mois et le Japon le pays le plus cher. (excusez, on ne parlait pas encore d’euros).

Je me suis livrée à un petit calcul que je vous soumets : si au départ x était mon poids et 11 kgs le poids de mon sac à dos, je pesais donc x + 11 (vous êtes d’accord), au retour j’avais maigri  de 14 kgs et mon sac avait enflé, il pesait 25 kgs, je pesais donc à mon retour : x – 14 + 25 soit x + 11, toujours le même poids !!!!!!! (j’espère ne pas vous avoir donné mal à la tête). Clin doeil

 

Rangiroa un atoll des Tuamotu

Classé dans : POLYNESIE — 25 décembre, 2007 @ 9:55

Atoll de Rangiroa

L’atoll déploie les somptueuses couleurs de son lagon

Pour fêter mon centième visiteur depuis l’ouverture de mon blog il y a quatre jours et pour effacer la grisaille de ce jour de Noël,  je vous offre … le soleil !

Les îlots chevelus, couleur d’émeraude, forment une couronne autour du lagon dont l’eau cristalline offre toutes les palettes de bleus.

Le trimaran vole au-dessus de l’eau, poussé par les alizés et mène à des endroits dont les noms font rêver : les sables roses, l’île aux récifs, le lagon bleu, nurserie des requineaux !

Mais ce qui est magnifique, c’est la féerie sous-marine,

impressionnante, quand ce sont deux cents requins (on parle d’un mur de requins) napoléons et autres qui arrivent de la haute mer par la passe pour s’introduire dans le lagon au moment du courant rentrant

magique, quand demoiselles, chirurgiens, balistes, papillons de toutes couleurs s’animent sous tes yeux éblouis.

Tu te baignes dans une eau tiède délicieuse avant le barbecue de poissons qui t’attend sur la plage, pendant qu’une guitare égrène quelques notes de musique typique.

En somme, le paradis !

La Pointe du Raz

Classé dans : BRETAGNE — 24 décembre, 2007 @ 1:37

Tempête à la Pointe du Raz

Tempête à la Pointe du Raz

Le 9 décembre dernier, les vents étaient de 137 km/h  et les vagues hautes de quinze mètres ! J’ai fait le tour de la Pointe du Raz et de la Pointe du Van en passant à la baie des trépassés où l’écume formait de la neige jusque devant l’hôtel. C’était très difficile de prendre des photos car on ne tenait pas debout et ne pas bouger était impossible. De plus les embruns arrivaient jusqu’à nous comme une véritable pluie. Aller jusqu’à la pointe par le sentier direct était déjà presque un exploit tant il fallait braver le vent de face. Pour le retour c’était beaucoup plus facile, on volait littéralement.
Le spectacle était réellement féérique, je n’avais jamais vu la mer aussi déchaînée, toute blanche avec  le phare de la vieille  qui disparaissait complètement derrière les vagues .

 Ici est mon port d’attache, lieu où après chaque voyage je viens me ressourcer. Retrouver les miens, mes amis, ma maison et le calme, humer à nouveau les senteurs marines d’iode, de sel et de goémon, contempler l’océan si changeant à chaque minute de la journée. Partir pour revenir, c’est aussi un bonheur !

Située à la proue de l’europe, tout au bout du Cap-Sizun, la Pointe du Raz, promontoire rocheux balayé par les vents est un des sites les plus saisissants de la côte atlantique. Un gouffre la traverse de part en part nommé l’enfer de Plogoff. Le bruit de la mer explosant à l’intérieur est si effrayant qu’on avait vite fait autrefois de l’attribuer au diable lui-même !

Spectacle grandiose que de voir les vagues, lorsque la colère des éléments est déclarée, se briser contre les rochers déchiquetés. C’est le bout de la terre avec en face l’île de Sein, séparée de la pointe par le raz réputé très dangereux pour la navigation du fait de la violence des courants en cet endroit.

Le phare de la vieille en garde l’accès, automatisé de nos jours. Auparavant, la relève des gardiens demandait prouesse et acrobatie quand le bateau amenant le nouveau locataire devait s’approcher du phare et installer un téléphérique entre les deux.

Il faut avoir lu le livre d’Anatole Le Braz « le gardien du feu » qui, résumé par Georges Perros dit ceci : « On raconte qu’un des gardiens de ce phare, fou de jalousie, y enferma sa femme et l’amant qu’elle s’était choisi jusqu’à ce que mort s’ensuive pour les trois car il se jeta dans la mer pour y noyer son grand malheur. »  Légende ou réalité ? L’histoire est vraiment horrible car pour prolonger l’agonie des deux malheureux, le mari leur avait réservé comme boisson …un seau d’eau de mer !

Des guides faisaient faire le tour de la pointe à des clients et le détail amusant est, qu’à un certain emplacement vertigineux, ils se tenaient d’une main au rocher tout en maintenant par la taille avec l’autre bras la touriste consentante au-dessus du vide pour une photo saisissante mais risquée.

Ayant échappé à une centrale nucléaire grâce en particulier à l’opposition des habitants de Plogoff, réhabilitée dans le but de rendre ce lieu à la nature et devenue « Grand Site National », la Pointe du Raz attire chaque année plus d’un million de visiteurs. L’aménagement a permis de voir repousser le fragile tapis végétal qui constituait la lande.

Il faut se rendre aussi à la Pointe du Van où s’offre le magnifique panorama de la Baie des  Trépassés. Là se trouve la chapelle Saint They, reflet d’une mystique respectueuse implorant la protection divine sur les marins en danger dans ces parages.

 

Toute seule en Inde

Classé dans : INDE DIVERS — 23 décembre, 2007 @ 9:52

Manif en Inde

Manif en Inde !

J’ai voulu connaître l’Asie et je suis partie une première fois pour quatre mois, avec un ami. Nous nous sommes disputés et je me suis retrouvée seule. C’était un 19 novembre, jour de mon anniversaire et il m’a dit : « je t’offre la liberté« . Comme cadeau, c’était vraiment chouette !

C’était à Patna, le premier jour où je découvrais l’Inde avec sa foule, sa misère, sa chaleur, sa poussière.

Les morts qui passent dans la rue en cortèges, portés à bras d’hommes ; les gens étendus à même le sol dans la gare et qu’il faut enjamber ; les mendiants qui vous harcèlent autant que les mouches ; les moignons qui se tendent ; les infirmes qui se traînent sur les mains et les genoux ; les chauffeurs de rickshaw qui veulent vous installer de force dans leur véhicule et surtout les enfants aux grands yeux noirs suppliants qui s’accrochent à vous . En plus de tout cela, des milliers de paysans qui manifestaient leur mécontentement en défilant par rangées de six, hurlant, vociférant et brandissant des bâtons.

Un seul d’entre eux aurait suffi à me faire peur. Et j’étais « seule » au milieu de tous dans une chaleur torride avec mon gros sac à dos, lourd à porter. 

Essayant de fuir l’agitation de la rue, j’entrais dans le restaurant qui me semblait le plus acceptable. Il n’y avait que des hommes qui me regardaient avec curiosité alors que je tentais de décortiquer la maigre viande sur un os de poulet et d’avaler quelques grains de riz dont la sauce au curry me mettait la gorge en feu.

Je débarquais de nuit dans un petit village où un gamin me mena à un hôtel qui avait bien triste mine mais je n’avais pas le choix. Le cuisinier voulut, pour mon dîner, me faire goûter à différents plats de sa fabrication et je dus avaler sauces épicées, légumes douceâtres, chapatis par ci, chapatis par là, tout en ayant l’air réjoui de celui qui se régale. C’était offert de bon cœur et j’aurais été gênée de lui faire de la peine.

Ma chambre ressemblait à une cellule de prisonnier . Je bloquais ma porte qui ne fermait pas avec mon lit en fer et m’endormis exténuée et pas très rassurée. Je prenais un bus tôt le matin et je dus secouer l’hôtelier dans son lit (c’est très courant dans ce pays) pour qu’il m’ouvre la porte afin que je puisse partir, ce dernier pourtant pas très réveillé, quémandant un baiser pour adieu!…

Pensées de voyageurs

Classé dans : citations — 22 décembre, 2007 @ 11:17

Vallée de Chamonix

Celui qui n’est point tenté par les cimes est menacé par les abîmes.  Boileau

A-t-il bien vécu celui dont le regard n’a jamais dépassé la haie de son jardin ?      Alexandra David Neel

Aucune route n’est longue aux côtés d’un ami.  Proverbe japonais

Chaque fois que je gratte mes rêves d’enfant il fleurit un voyage.  Roger Callois

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.  Joachim du Bellay

Il en est du voyage comme du grand amour, il faut l’avoir rêvé pour en bien profiter. Victor Hugo

Le voyage s’invente à chaque pas.  Jean-Paul sartre

Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.  Guy de Maupassant

Même un chemin de mille lieues commence par un pas.  Proverbe japonais

Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.  Swami Vivekananda

Qui voyage ajoute à sa vie.  Proverbe berbère

Voyager c’est déranger ses pensées.  Jean Rostand

On peut voyager non pour se fuir, chose impossible  mais pour se trouver. Le voyage devient alors un moyen. Il est donc bien vrai que dans ces immenses solitudes que doit traverser un homme de la naissance à la mort, il existe quelques lieux, quelques moments privilégiés où la vue d’un pays agit sur nous, comme un grand musicien sur un instrument banal qu’il révèle, à proprement parler, à lui-même.  Jean Grenier « les îles »

Le meilleur qu’on puisse ramener de voyage, c’est soi-même, sain et sauf.                Sagesse persane

 

 

Chaque voyage est une aventure

Classé dans : a PRESENTATION — 21 décembre, 2007 @ 2:18

 

J’habite actuellement en Bretagne, tout près de la Pointe du Raz, un endroit magique que je vous invite à venir découvrir, un lieu où l’air iodé de l’océan est vivifiant et où la rudesse des paysages n’a d’égale que celle des marins affrontant les tempêtes de la mer d’Iroise, le bout du monde avant l’Amérique !

Fan d’Alexandra David Neel et de Théodore Monod, je me suis décidée à vous faire partager mes voyages qui ont été le grand bonheur de ma vie, voyages hors des sentiers battus s’étalant sur une trentaine d’années et restés authentiques loin des hordes de touristes.

Je vous raconterai mon parcours en Asie, seule et sac au dos, du pied de l’Everest jusqu’au Mont Aso au Japon, pendant plus d’une année et ma rencontre avec un grand lama tibétain et les plus connus des guérisseurs des Philippines. « Flamme du nirvana » est la traduction du nom tibétain que m’a donné le Rimpoche du Monastère d’Hémis au Ladakh lorsque j’ai pris refuge dans le Bouddha.

Nous traverserons le Sahara par plusieurs itinéraires, hors des pistes, du temps où l’arbre du Ténéré n’avait pas encore été transformé en arbre de métal. Nous irons vivre sur une île de pêcheurs des Maldives avec seulement 30$ pour passer onze jours et embarquerons sur un boutre au Yémen pour aller sur une île déserte plonger avec les requins !

Je vous parlerai des pistes d’Afghanistan sans les talibans, des Bouddhas de Bamiyan pas encore démolis et de la Guinée en mission humanitaire. Nous irons en Egypte, îles grecques, Seychelles, Polynésie etc … mais la France ne sera pas oubliée.

J’ai découvert une véritable humanité dans le contact avec toutes ces populations qui savent accueillir et partager.

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