Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'TAIWAN'

Taiwan – retour sur Taipei (5/5)

Posté : 3 février, 2009 @ 8:00 dans TAIWAN | 2 commentaires »

 De Taitung, je trouve la voiture d’un magistrat pour m’emmener à Hualien. Il m’invite à déjeuner. Parlant de son pays, je lui reproche de boire le sang des serpents et il me répond aussitôt que j’ai bien mangé à midi le sang du cochon sous la forme de boudin. Que répondre à cela ?

Sur la route, plantations de riz, de tabac, de maïs et de canne à sucre. Je marche jusqu’à ce qu’une voiture compatissante me mène à Taroko. Là l’hôtel est très cher et un commerçant du coin sort sa moto et me transporte jusqu’à un temple bouddhiste qui accueille une cinquantaine de petits orphelins.

On m’accepte (pauvre orpheline que je suis). Les jeunes enfants ne tardent pas à s’approcher de moi et à jouer avec moi. Ils regardent la télévision. Je suis vite adoptée. Un petit de trois ans me tire par la main pour « tcha tcha » c’est-à-dire manger. Et tout cela gratuitement. Je suis invitée, j’ai une chambre très propre. On me prête des chaussons et on allume un serpentin anti-moustiques. C’est un peu bruyant mais sympathique. Il y a la prière des enfants dans le temple qui est aussi leur salle de jeux. Les bébés sont installés aux premiers rangs dans leurs poussettes. Les enfants chantent et psalmodient, les mains jointes pieusement. Les petits frappent des cymbales, une fillette fait sonner une grosse cloche, un garçon monté sur un meuble tape sur le gong. Le lendemain le lever est à 5 h 30 au son de la cloche. Je les quitte après le petit déjeuner. La nonne n’accepte pas mon argent. Je suis touchée de leur gentillesse. Retour sur Taïpei.

Dans les jardins de la ville, tôt le matin, les femmes dansent, les hommes font de la gymnastique, pépés et mémés manient l’épée selon les règles du Kung Fu et aussi l’éventail qu’ils ouvrent, referment ou lancent en l’air sans toujours le rattraper. On commence gaiement sa journée en Chine. On apporte son oiseau chanteur en cage pour l’accrocher à une branche d’arbre dans le parc pour une journée de grand air.

opéra de Pekin

Soirée à l’opéra de Pékin où les acteurs ont d’éblouissants costumes avec des grandes manches pour essuyer les pleurs, des ailes de papillon accrochées dans le dos, des maquillages bariolés très expressifs. Dans les combats, le méchant est toujours tué.

Au Movie Center, je vois tourner deux films et au National Palace Museum, j’admire beaucoup d’œuvres d’art.

National Palace Museum

Achat du tampon avec mon nom en chinois. Ici c’est la mode, chacun signe, même ses chéquiers, avec son tampon trempé dans une encre rouge.


Taiwan – Orchid island, l’île aux orchidées (4/5) mon séjour

Posté : 30 janvier, 2009 @ 12:33 dans TAIWAN | 6 commentaires »

 

novembre 1980

pêcheur et sa barque décorée

Le bateau pour l’île est à la réparation. Il ne reste plus que le petit Cessna à 8 passagers. Nous sommes assis sans cérémonie derrière le pilote et l’avion prend son envol pour 25 minutes. Arrivée à l’île en survolant rochers noirs et monts verdoyants. Coucher dans l’école à côté de la catholic church, sur un parquet surélevé. J’écrase les cancrelats car je dors par terre et il y a aussi des crottes de rats. J’ai ma lampe électrique à portée de main … Sinon l’hôtel très cher est resplendissant mais d’un goût douteux, peint en jaune et bleu.

Les premiers aborigènes que je rencontre semblent d’un autre âge, à moitié nus, fesses à l’air avec juste un cordon qui passe au milieu et cache juste ce qu’il faut, la peau tannée par l’air, la mer le soleil, les doigts de pieds écartés, écrasés, aux grosses jointures aplaties à force de marcher nu pieds sur les cailloux. Les femmes ont la poitrine lourde et tombante. Les figures sont carrées, le nez retroussé, épaté, enfoncé dans le visage, les cheveux décolorés en roux par le soleil, la bouche édentée peinte en rouge par le bétel, les dents noirâtres. Enfin une race vraiment pas gâtée par la nature, ce qui n’empêche pas la gentillesse, l’hospitalité. Les apparences sont trompeuses.

mes notes

Taiwan – Orchid island, l’île aux orchidées (3/5) les Yami

Posté : 25 janvier, 2009 @ 2:30 dans TAIWAN | 3 commentaires »

Cette île se trouve sur la côte sud est de Taiwan, à 65 kms, dans le pacifique. Son nom provient des denses forêts sur ses pics qui abondent en orchidées sauvages. Joli nom. Elle est habitée par la tribu aborigène des Yami, trois mille personnes en six villages.

 Ils vivent de la pêche, de l’élevage des cochons, de la récolte des taros et patates douces. Ils manquent de légumes et de fruits. Ils ont une grande mortalité car une mauvaise hygiène. Ils prient à l’église. Ils habitent une hutte construite en profondeur dans la pente face à la mer, dont seul le dessus du toit sort de terre pour ne pas donner de prise aux typhons.

Les pêcheurs construisent eux-mêmes leurs barques joliment décorées en blanc, rouge et noir avec un œil, the sun eye. Ces embarcations sont si typiques que j’en retrouverai une dans le musée du bateau de Douarnenez ! La chose la plus importante dans la vie du pêcheur Yami est une hache, un arbre et un arbre spécial qui fournit du coton imperméable qui permet de calfeutrer les fentes de la barque.

les barques

Mais l’île change. En 1960, se construit un port où les bateaux de touristes commencent à venir; en 1970 de petits avions atterrissent et le premier hôtel est bâti. en 1973 une route autour de l’île est terminée, des restaurants sont ouverts. Les enfants vont travailler à Taiwan et reviennent avec de l’argent et de nouveaux désirs : bicyclettes, motos, transistors, habits modernes. Les vieux mendient, les jeunes boivent de l’alcool. Un jour viendra où les jolies barques disparaîtront car les jeunes ne sauront plus les construire.

les casques d'argent des yami

photo André Hoffmann

Les Yami font souvent des fêtes, surtout quand ils baptisent un nouveau bateau. Ils portent alors des casques d’argent qui leur descendent au-dessous des yeux car ils ont peur des esprits malins qui peuvent entrer par les yeux.

Taiwan – entre mer, montagne et lac (2/5)

Posté : 23 janvier, 2009 @ 12:26 dans TAIWAN | 6 commentaires »

Je choisis un train de luxe pour aller à Hualien. Quel confort, sièges inclinables, de la place pour étendre les jambes avec repose pieds, siège de velours bleu et thé gratuit. Mais quelle lenteur. J’ai payé le double de prix et mis le double de temps. J’arrive à temps pour voir la danse des aborigènes.

 

 

Les Gorges de Taroko sont une curiosité de l’île. Je quitte le bus dès que celles-ci commencent à devenir intéressantes pour marcher à pied le long du ravin. De très jolis tunnels percés s’ouvrent sur une vue du torrent avec au loin les monts embrumés comme dans les peintures chinoises. Deux lions de marbre sont postés en sentinelles devant une petite pagode . Une famille de chinois, me voyant passer lourdement chargée, m’invite à partager leur repas. Leur fils avec sa moto m’amène à Tienshang où je découvre un jardin de fleurs avec tonnelles et cascatelles. A trois kilomètres, en suivant le torrent, se trouve une petite piscine d’eau chaude sulfureuse où j’ai pu me baigner .

Après la visite de Sun Moon Lake au beau nom évocateur, je reprends le train pour Alishan, la station de montagne du centre de l’île, où j’arrive à 2774 m d’altitude après cinq heures de voyage pittoresque dans une végétation touffue. Tout est organisé à Kaoffeng Cottage. On vient vous chercher à la gare avec un drapeau. Deux demoiselles parlent anglais et donnent un petit topo du coin. Dortoir et bonne nourriture. Réveil à 4 h du matin pour monter à Chu Shan à quatre kilomètres par la route pour voir ou ne pas voir le lever du soleil au-dessus de montagnes de 3900 mètres (Jade Mountain). Après on n’a plus qu’à redescendre et acheter les cartes postales fort belles qui vous font rêver.

 

Alishan

 

Un couple sympa m’a offert yaourt, orange, riz et boisson. Je me promène avec eux pour découvrir les mares jumelles avec le pavillon se mirant dans l’eau, un vieil immense arbre datant de 3000 ans ainsi que trois générations d’arbres sur une seule et même souche. Les souches sont nommées « quatre sisters » quand quatre arbres nouveaux s’élancent depuis une vieille souche, « trois brothers » quand il n’y en a que trois, et « forever united in love » ou « nice couple » pour deux souches enlacées !

le petit train

Le couple chinois s’occupe de me réserver une nice place dans l’Alpine railway qui , depuis Alishan, traverse 50 tunnels et 80 ponts. L’attraction dans le noir des tunnels est mon bracelet , acheté dans un temple, dont les perles sont phosphorescentes et tout le monde dans le wagon s’en aperçoit, on ne voit que ça. Des jeunes filles s’en étonnent et pour mieux leur montrer je leur tends le bracelet. Je n’ai pas réfléchi, elles croient que c’est un cadeau et sont si contentes que je n’ose leur reprendre. Tout le wagon m’applaudit. Celle qui a pris le bracelet m’offre aussitôt en échange un pendentif qu’elle vient me mettre autour du cou en m’embrassant. On m’apporte des oranges.

 

le pendentif autour du cou

Quelle bonne idée d’aller au centre bouddhiste de Fokuangshan dans la montagne de lumière de Bouddha où je suis logée et nourrie gratuitement en tant que pèlerine bouddhiste ! J’hérite d’une magnifique chambre pour moi seule et quand je descends dans la salle à manger, cinq ou six assiettes pleines de nourriture végétarienne m’attendent.

Je veux me rendre à Fengshan. Impossible de me faire prendre en stop. A la station de bus, un brave homme veut me donner de l’argent. C’est un peu la honte et je refuse. Je paye le bus jusqu’à Tungkang et là un professeur d’école m’achète le billet pour aller à Fangliao. Puis un taxi me prend gratis. A Fengshan, c’est un ingénieur des ponts et chaussées qui m’amène tout près de la porte du Kenting Park. Il ne me reste plus qu’à marcher quatre miles avec le sac à dos. Quelle épopée.

Je visite le parc, jardin botanique, forêt très dense, nombreux arbres tropicaux, formations de corail, la mer ayant occupé cette région autrefois et grottes creusées par l’océan pacifique. Il y a une tour appelée »peak for viewing the sun »qui permet une vue sur toute l’extrémité sud de l’île et quelquefois jusqu’aux Philippines et Orchid Island. Petite balade jusqu’à Oluanpi à 9 km de là en moto avec le facteur. Je passe une nuit sur les tatamis du Catholic Youth Hostel très calme. Cette fois je suis … une pèlerine catholique !

Il existe dans l’île plusieurs vallées remplies de papillons tous plus beaux les uns que les autres. A Taiwan c’est une véritable industrie. Les papillons occupent dix mille personnes et c’est vingt millions de papillons qui sont utilisés et exportés chaque année en tant que tableaux en morceaux d’ailes découpés ou échantillons pour collectionneurs.

Taiwan – Taipei capitale de l’île (1/5)

Posté : 21 janvier, 2009 @ 10:50 dans TAIWAN | 5 commentaires »

Me voici à Taïpei sur Taiwan l’île de beauté plus lointaine que la Corse qui se nommait autrefois Formose.

petite chinoise

Ma première visite est pour le Dragon Temple, superbe avec ses toits pointus terminés par des dragons et ses sculptures sur les marbres des murs soutenus par d’énormes piliers. Des gens sont venus prier, enflammant leurs baguettes d’encens, apportant des offrandes qu’ils déposent sur l’autel décoré de bonsaïs et surmonté de bouddhas dorés.

Je veux goûter à une soupe de serpent qui se vend dans la rue du snake market. Cela ressemble à du poisson un peu sucré mais c’est plein d’arêtes et l’environnement n’est pas fait pour encourager l’appétit, bocaux remplis de serpents  dans du formol et bol d’une propreté douteuse. Les chinois sont cruels. Ils boivent le sang chaud du serpent comme aphrodisiaque et pour cela on accroche la pauvre bête par la tête au plafond, on déroule son corps qu’on découpe en deux, tout vivant ! Et pour les tortues c’est encore pire, on les cloue sur un socle en bois avec des sortes d’aiguilles à tricoter avant de les dépecer toutes vivantes .

sang de serpent dans les verres

Tous ceux de mon hôtel ont vendu leur sang à l’hôpital, un demi litre pour 50 $. Les chinois ne veulent pas donner leur propre sang car ils considèrent que cela fait partie de l’héritage de leurs ancêtres.

Le Mémorial Chiang Kai Shek, d’un blanc étincelant, est impressionnant avec sa porte ornée de toits bleus au bout d’une allée parée de drapeaux et de fleurs. Deux soldats sont figés dans une telle immobilité qu’on se demande s’ils sont vrais ou faux. Je me poste sous leur nez pour mieux les observer, ils ne bronchent pas.

Il ne faut surtout pas manquer de se rendre au New Park le matin entre six et huit heures pour voir les habitants faire leur taïchi, gymnastique matinale, entre fontaines et pagodes.

gymnastique dans les parcs

J’étais bien couchée confortablement à 10 h du soir lorsque les lits superposés se sont mis à s’agiter frénétiquement, les murs aussi, le plancher, les vitres. Cétait un tremblement de terre qui a secoué tout l’immeuble de briques par deux fois, de force 5 environ, et quand on est au troisième étage de ce vieux bâtiment, on n’est pas tellement fier. Nous ne savions que faire. Après nous avons passé une bonne soirée à dix personnes de nationalité différente en partageant une bouteille de liqueur de prunes et en s’amusant à écrire « je vous aime » dans chacune de nos langues.

 

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