Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

Bienvenue sur mon blog

Archive pour la catégorie 'spéléo'

Une nouvelle aventure souterraine

Posté : 9 février, 2011 @ 8:56 dans spéléo | 24 commentaires »

 

Aujourd’hui je vous raconter notre aventure dans une grotte de la région parisienne dont je ne donnerai pas le nom car elle était située sur une propriété privée, l’entrée cachée sous une grosse pierre ! Je l’avais découverte dans les annales de spéléologie et j’avais décidé d’y amener mes amis de mon club de plongée qui étaient toujours prêts à toutes sortes de découvertes du moment que c’était amusant et un partage en amitié !

La maison, je crois, sur ce terrain n’était pas habitée et nous avons profité d’une nuit sans lune pour nous y rendre sans faire de bruit ! Une fois la grosse pierre déplacée, il s’agissait de se faufiler dans un trou exigu juste de la largeur d’un homme et pour ce faire nous otions quelques vêtements afin d’être plus minces.

gr46.jpg

Plus bas on se trouvait devant un puits qui devait faire environ dans les sept mètres et nous n’avions qu’une échelle spéléo, vous savez ces petites échelles avec des barreaux bien espacés, où il faut passer les mains derrière pour se maintenir et qui se coincent avec le rocher, je disais donc une échelle de seulement cinq mètres de long ! Cela fit l’affaire et une fois le premier plus grand de nous descendu , les autres n’avaient plus qu’à être reçus dans ses bras !

gr43.jpg

 

Là il ne fallait pas trop lever la tête car au-dessus de nous d’énormes blocs semblaient relativement instables. Il n’aurait pas fallu un tremblement de terre à ce moment là. C’est alors que débutait la lente exploration de boyaux où nous rampions plus d’une heure durant, avec quelquefois un petit arrêt dans un endroit où l’on pouvait s’asseoir, et aussi le passage de trous où là il fallait non seulement se déshabiller mais commencer par passer le casque de l’autre côté.

gr18.jpg

Nous déroulions bien sûr un fil d’ariane et maintenant je n’arrive pas à vraiment comprendre comment cela pouvait nous passionner à ce point car il n’y avait pas grand chose à voir ! Maintenant que je souffre de claustrophobie, je comprends encore moins !!! Mais nous étions heureux et une fois l’exploration achevée, nous avions décidé de terminer la nuit en allant manger une soupe à l’oignon aux halles. Bien sûr il fallait se débarbouiller un peu et secouer la poussière de nos vêtements !

Spéléo – Les carrières de Caumont près de Rouen (2/2)

Posté : 6 février, 2011 @ 9:02 dans spéléo | 13 commentaires »

 

Pour la petite histoire, je vais vous avouer qu’étant spéléologue d’occasion, je n’avais pas la tenue adéquate et comme nous devions ramper assez souvent, je m’attachais des gants de toilettes à l’endroit des genoux pour faire un peu rembourrage ! J’avais quand même un casque sur lequel ma lampe frontale m’ éclairait par une petite flamme produite par l’eau qui tombait goutte à goutte sur le carbure dans un boîtier métallique très lourd porté à la ceinture !

003320x200.jpg

Nous ressortions de là couverts de boue mais ravis et moulus car il fallait ramper, monter, descendre, escalader de roche en roche, même faire de l’opposition entre deux murs pour ne pas se tremper dans le petit ruisseau qui courait à nos pieds et quelquefois se faire tout mince pour passer dans une sorte de laminoir. La grande récompense c’était l’arrivée dans la dernière salle  après avoir trouvé une sorte de boite à lettres cachée derrière un rocher que nous descendions comme un toboggan, me semble-t-il, où là un lac nous attendait reflétant les murs couverts de draperies, un lac à l’eau si transparente et si immobile que tout d’abord on ne la voyait pas !

004320x200.jpg

Une autre fois nous allions du côté de la rivière qui avait creusé son lit au cours des siècles. Au début le niveau était très bas et plus nous avancions plus le niveau de l’eau montait et plus la hauteur de plafond rétrécissait, si bien qu’après 500 mètres nous étions pliés en deux avec de l’eau froide jusqu’en haut du corps. La température extérieure était d’environ 13 degrés constante toute l’année.

002320x200.jpg

 Trempée je me réfugiais dans une salle adjacente en attendant que mes compagnons qui voulaient aller plus loin, reviennent. Je grelottais, j’éteignais ma lampe, me trouvais dans un noir peu réconfortant pendant que l’écho me renvoyait les voix de mes amis qui s’atténuaient peu à peu jusqu’à ce que je me trouve dans le silence presque complet et oppressant sauf à entendre des gouttes d’eau tomber du plafond. Quel bonheur un quart d’heure plus tard de voir des lueurs au loin et de les retrouver pour se diriger à nouveau vers la lumière du jour et le chaud soleil dehors !

Spéléo – Les carrières de Caumont près de Rouen (1/2)

Posté : 1 février, 2011 @ 9:00 dans spéléo | 27 commentaires »

 

Passionnée par toutes sortes d’aventures, je lisais les annales de spéléologie lorsque j’allais au Club Alpin français dont j’étais membre lorsque j’avais dans les 35 ans.

image63561090.jpg

C’est ainsi que j’ai connu ces carrières qui se trouvaient pas trop loin de chez moi, non loin de Rouen, en bord de Seine et qu’avec des amis nous nous y sommes aventurés. C’est un réseau qui s’étend probablement sur quinze ou vingt kilomètres et mieux valait ne point s’y perdre !

Ce massif crayeux  a été exploité depuis le XIVème siècle pour la construction d’églises et de monuments dont la cathédrale de Rouen. Les carrières ressemblent elles-mêmes à une cathédrale par la hauteur impressionnante de leur plafond. Une partie fut ensuite aménagée comme champignonnière.


Puis ce site servit de gigantesque bunker souterrain conçu par les allemands, en 1943/44 pour la fabrication de l’oxygène liquide comme carburant pour lancer la fusée V2, avec laquelle Hitler comptait détruire Londres et gagner la guerre ! Elle ne sera jamais terminée du fait du débarquement et de la progression des alliés.

001320x200.jpg

Mais évidemment le grand intérêt du site est qu’au cours du creusement des galeries, un réseau hydrologique fut découvert, permettant ainsi aux spéléologues d’assouvir leur passion de la découverte ! On trouve des kilomètres de réseau souterrain naturels parmi lesquels coule une rivière.

020.jpg
Je suis sur la photo
là où la lampe vous éblouit !!!

La grotte glacée Casteret

Posté : 8 juillet, 2008 @ 7:49 dans spéléo | 7 commentaires »

sur le lac gelé               iau pied de la colonne de glace
           ci-dessus photo Marc Lemonnier

 draperies de glace   

La grotte Casteret, à 2.700 mètres d’altitude, est considérée comme la plus haute grotte de glace fossile du monde et a été découverte en 1926 par Norbert Casteret

Elle est située du côté espagnol de la brèche de Roland, au-dessus du cirque de Gavarnie. Elle s’ouvre par un porche d’environ trente mètres de large et il faut traverser un lapiaz avant d’y parvenir. 

On y pénètre par un lac gelé avant de prendre pied sur un énorme fleuve de glace qui traverse la montagne de part en part et où les rayons solaires se reflètent baignant d’une étrange lueur bleuâtre les salles successives. Cette glace fossile vieille de 10.000 ans, dans laquelle on a retrouvé un oiseau conservé intact, est si pure que parfois on peut voir à travers elle la paroi distante de plusieurs mètres. 

Dès l’entrée, une splendide colonne de glace translucide joint le plancher à la voûte. On se croirait dans une immense cathédrale. Sur la gauche, un passage fort bas, sorte de laminoir entre roche et glace, mène à une salle souterraine, dix mètres plus bas, qui nous accueille avec ses orgues de glace aux sons cristallins. 

brèche de Roland côté français

J’y avais amené mes deux filles, encore petites. Des mules les avaient conduites à la moitié du chemin pour le refuge des Sarradets où nous avions dormi, avant de rejoindre la brèche de Roland..

 

Les pauvres n’avaient pas de crampons et je leur avais mis des chaussettes en laine par-dessus leurs chaussures pour ne pas glisser sur le lac gelé. Nous avions piolet, crampons,  cordes et échelles pour visiter la salle souterraine. Il fallait prendre garde que l’échelle ne s’incruste pas dans la glace nous empêchant de remonter !

Petite anecdote : revenue seule une autre fois dans ces lieux pour l’ascension du Casque du Marboré, j’ai « perdu » mes deux semelles de chaussures sur les pierres coupantes des moraines et j’ai  dû utiliser la tige de la chaussure comme semelle de remplacement, attachée avec des ficelles ! Poser le pied par terre était devenu un enfer et dans la descente, encore à 300 mètres au-dessus du refuge, j’ai demandé de l’aide afin de prévenir quelqu’un qui montait de me ramener mes tennis restés au dit refuge !!!

Cirque de Gavarnie

 

Switzerland to Ouagadougou |
Je me souviens |
Balade nordique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | luluaucostarica
| Marina Baie des Anges
| Mbour - Tuabbou, quatre moi...