Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'POLYNESIE'

Voyage en Polynésie (8/18) Rangiroa la passe de Tiputa

Posté : 22 juin, 2010 @ 7:49 dans POLYNESIE | 9 commentaires »

 

Mercredi 24 mai –

Sortie de deux heures dans la passe de Tiputa. Le courant est sortant et je ne peux faire la descente au tuba. C’est peut-être préférable car le courant est de 6 noeuds , presque 12 kilomètres /heure et il paraît que l’on croit s’envoler, alors que le fond défile à toute vitesse avec plein de poissons (mur de requins) qui sont emportés également.

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photo du web

 Accompagnée d’une monitrice du coin et avec un gilet de sauvetage,  je m’aventure sur le tombant vers le large,  dans le grand bleu,  avec le coeur qui  bat très fort m’attendant à des rencontres impressionnantes et je verrai barracudas et napoléons.

Puis en bateau, je termine l’exploration au tuba   dans un coin plus tranquille très poissonneux surnommé l’aquarium, à l’intérieur du lagon, là où le courant est moins fort. Dans le couple qui m’accompagne, l’homme dirige le bateau (très sécurisant) dans les grandes lames et la femme plonge avec nous.

 Je maintiens la tête hors de l’eau pour écouter ses explications.

Les poissons ont de telles curiosités, imaginez une lame de rasoir à la base de la queue des poissons chirurgiens, ou bien le dessin d’un oeil sur le dos pour faire peur aux prédateurs. Ici on voit des poissons pipe de la famille des hippocampes, de gros napoléons verts au front bosselé, des bénitiers qui semblent bleu d’un côté, vert de l’autre suivant les rayons du soleil , des balistes dangereux s’attaquant aux plongeurs,   des poissons bagnards qui broutent le corail en faisant grand bruit !

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Un voilier rentre dans la passe avec deux dauphins qui sautent à la proue. Un orage arrive.

Au retour nous déjeunons à « la grignote » petit snack pas cher à l’entrée de l’hôtel pension, de panini aux quatre fromages et coca. Puis sortie au village toujours en stop. Nous y prenons goût. Aller dans une superbe land-rover de la pharmacienne couverte de bijoux et retour recroquevillées dans le coffre d’une voiture toute rouillée sous une pluie tropicale, l’eau gouttant sur ma cousine trempée à l’arrivée !

Dîner : oeufs meurette avec sauce oignon vin rouge, poisson mahi-mahi, gâteau banane avec coulis. Nous apprécions un cocktail de jus de fruits avant le diner. La nuit, il pleut, il vente, l’orage gronde.

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Voyage en Polynésie (7/18) Rangiroa le lagon bleu

Posté : 18 juin, 2010 @ 7:17 dans POLYNESIE | 7 commentaires »

 

Mardi 23 mai –

Excursion au lagon bleu : le lagon dans le lagon.

Une pirogue à moteur de 300 CV nous y mène en une heure et en cours de route nous avons le plaisir de croiser deux raies manta. L’arrivée se distingue avec au loin une frange de cocotiers et l’eau prend des teintes de lapis lazulli.

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  Nous devons marcher sur le récif dans vingt centimètres d’eau pour atteindre le motu où l’on va déjeuner.

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 Mais avant cela, une visite est prévue dans l’île aux oiseaux que nous atteignons en petit canot. 

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 Des sternes blancs couvent des oeufs posés en équilibre sur une branche. Nous nous désaltérons du jus d’une noix de coco. A l’endroit où ces dernières tombent sur le sol, pousse un nouveau cocotier.

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  Retour au premier motu et c’est le plaisir d’une baignade dans l’eau de mer tiède avant le pique-nique.

Il est utile d’éloigner les nonos, dont la piqûre peut démanger pendant un mois entier,  par une grosse fumée. 

C’est la grande solitude en ce mois de mai où d’habitude il n’est pas rare de croiser ici une centaine de personnes ! Nous ne sommes seulement que douze visiteurs. Puis arrive un second bateau qui amène les touristes du bel hôtel Kia Ora, une dizaine de personnes  qui s’installent sur un autre îlot. C’est vraiment l’îlot de robinson.

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Après le repas toujours égal à lui-même : poisson, poulet, riz, nous donnons les restes aux requins. Etonnement, là où nous avons marché dans l’eau se trouvent des dizaines de petits requins pointe noire qui se sont donnés rendez-vous à deux pas de nos pieds. Dans ce lagon tranquille c’est leur nursery et ils peuvent évoluer et grandir loin des grands prédateurs. Les oiseaux sont aussi de la fête, se disputent les morceaux avec les requins, ou bien les attrapent en plein vol.

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Nous repartons à pied vers le bateau qui se trouve à environ 200 mètres et plus l’eau devient profonde, plus les requins qui nous entourent sont gros. Nicole ne regardant que ses pieds pour ne pas marcher sur les concombres de mer (holothuries appréciees comme mets par les japonais) n’a pas peur puisqu’elle ne les voit pas !

 Une fois sur le bateau, on leur lance une corde à laquelle est attaché un gros poisson et c’est la curée. On voit bien les rémoras qui s’accrochent à eux par leurs ventouses .puis le jeune tahitien de notre bateau en attrape un gros (on ne sait comment) qu’il jette dans le bateau alors qu’on se repousse vivement. Il s’agite, se cogne puis s’étouffant ne bouge plus. On prend la photo du ventre blanc et de la grande gueule et on le rejette à l’eau où il reprend vie aussitôt. Unr requin citron est familier du lieu.

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Au retour à l’hôtel nous faisons du stop pour aller au village. C’est un baptême pour Nicole qui n’a jamais fait de stop de sa vie. J’ai l’impression de l’amener à l’abattoir ! On nous prend aussitôt car ici dans l’atoll, une unique rue et pas de bus. Nous revenons dans le 4×4 du Raie Manta Club tandis que nous rencontrons la patronne de notre hôtel qui se promène chaque soir pour cueillir les fleurs pour orner les tables .

Voyage en Polynésie (6/18) les Tuamotu : Rangiroa

Posté : 15 juin, 2010 @ 4:26 dans POLYNESIE | 7 commentaires »

 

Dimanche 21 mai – Bora Bora

La matinée est consacrée à l’écriture des cartes postales pour les amis.
L’après-midi  nous allons visiter le lagonarium en pirogue sans oublier de passer chercher des touristes à l’hôtel Méridien. Cet hôtel est situé dans un cadre enchanteur avec tous ses bungalows sur pilotis à l’intérieur desquels une table transparente permet de voir les poissons du lagon tout en prenant l’apéritif !

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Nous nous mettons à l’eau dans les bassins du lagonarium, une sorte de réserve où cohabitent différents poissons, de grosses carangues, requins pointe noire, raies, tortue , poissons de récif et deux requins citrons moins rassurants car très agressifs habituellement mais ici très bien nourris.

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Un goûter nous est offert de fruits du pays, pastèques, papayes, cocos, bananes tandis qu’une démonstration de paréo est en cours ! Je dois avouer que nos européens semblent un peu ridicules et suscitent les rires de l’assistance tandis que sur les hommes du pays, costauds, bien bâtis à la peau hâlée et souvent tatouée, le résultat est très beau. 

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Lundi 22 mai – Rangiroa

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Lever 4 heures . Petit dej spécial par le gardien de nuit qui nous remet un collier de coquillages en guise d’adieu.
Nous partons pour l’archipel des Tuamotu, précisément à Rangiroa, à 400 kms de Tahiti. De Bora il faut repasser par Papeete, dont deux heures d’avion en tout. Il y a des nuages et nous sommes déçues de ne pas voir du ciel l’îlot magique de Marlon Brandon de Tetiaora.

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Nous avons un très joli bungalow près de la plage, au  Raira Lagoon.

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 C’est paradisiaque de se laisser bercer,  à l’ombre dans le hamac tendu entre deux arbres, par le bruit des vagues sur la plage . Le sable est très blanc, fait de débris de corail  et le vert de la végétation ressort en contraste.

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Je me baigne mais la barrière de corail est difficile à franchir avec les vagues qui me poussent sur les rochers . Quelque poissons m’entourent ausitôt et ne me quittent pas.

  Dîner le soir à 7 heures les pieds dans le sable . La cuisine est délicieuse, menu  poisson en gelée, spaghettis bolognaises au poisson, flan, et le jour suivant : espadon fumé, poisson grillé thon, tarte coco. Des petits lézards viennent jusque dans l’assiette . Les tables sont fleuries d’orchidées fraîches chaque jour !

Voyage en Polynésie (5/18) Bora Bora

Posté : 13 juin, 2010 @ 7:05 dans POLYNESIE | 9 commentaires »

Samedi 20 mai –
Tour de l’île en pirogue à balancier.

L’attraction d’aujourd’hui est d’assister dans l’eau au repas des requins. Il faut dire que nourrir les poissons est une pratique très contestée car l’on modifie leur mode de comportement dans la mer au lieu de laisser faire la nature, mais les écolos sont bien peu entendus face à l’argent que procure ce divertissement ! Donc, pardonnez-moi mais j’ai voulu voir et j’ai vu.

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 Les requins d’un bon mètre passent et repassent.

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 J’en vois qui ouvrent toute grande  leur gueule pour avaler des poissons et aussi ceux qui font un rapide détour vers nous pour attraper le morceau tendu à la main par notre accompagnateur.  Brrr ça fait un peu froid dans le dos, surtout quand je vois leur oeil rond, insensible, glacial qui nous fixe un instant. Des raies grises d’un mètre et des nuées de poissons papillons jaunes, noirs et blancs les entourent. Je suis accrochée à une corde car si les fonds sont de 2 mètres environ, il y a du courant. Je suis enthousiasmée par le spectacle malgré les petits coups d’adrénaline qui me parcourent et me font frissonner, délicieusement curieusement !

  Une fois tout le monde remonté sur le bateau nous partons vers un motu pour un pique-nique. Le chef de bord demande qui veut suivre la pirogue à la nage,  je suis la seule volontaire et je me retrouve à palmer au-dessus d’un jardin de corail. Le bateau s’éloigne de moi et je me sens quand même un peu seule !!! 

Je finis par les rejoindre sur le motu où un barbecue est installé. Au menu,  riz, poisson cru à la tahitienne, poisson grillé, poulet grillé, aux sons du youkoulélé accompagnés  de chants très rigolos un peu osés. On nous apprend à danser le tamouré puis il y a concours pour ouvrir une noix de coco sur un morceau de bois pointu.

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 Le signal du retour sonne, nous réintégrons la pirogue sous la pluie qui se met à tomber drue, souvent en fin d’après-midi quand les nuages ont fini de s’amonceler sur les pics montagneux. Nous sommes aussi trempées par les projections d’eau tant la pirogue fonce. 

Nouvel arrêt pour la baignade avec les raies.

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 Nous restons debout dans 1mètre50 d’eau et les raies qui sont habituées à être nourries viennent jusqu’à notre visage. On les tient dans la main, les habitués leur font un baiser, on les caresse comme des chiens. Leur peau est comme du velours mais gare à l’aiguillon de la queue dangereux et venimeux. Il y en a des dizaines, très grosses. Je crois, par mégarde, avoir mis le doigt dans l’oeil de l’une d’entre elles , la pauvre !

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Voyage en Polynésie (4/18) Bora Bora

Posté : 9 juin, 2010 @ 7:41 dans POLYNESIE | 8 commentaires »

Vendredi 19 mai –

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Nous nous levons tôt pour prendre l’avion pour Bora-Bora.
Vues extraordinaires depuis le ciel sur les iles entourées de lagons turquoises. L’aéroport est sur un motu (îlot). Nous devons embarquer dans un bateau  jusqu’au yacht club de Bora. La transparence et la couleur de l’eau sont indescriptibles avec un dégradé du jade au bleu en passant par les turquoises.

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  Très bon accueil à l’hôtel Maïtai Polynesia avec un cocktail offert. La chambre n’est pas prête . On nous expédie avec une serviette sur un îlot en face où nous pique- niquerons avec les croissants du petit déjeuner. Baignade, tuba.

Retour 14 heures. La chambre est pleine de fleurs partout comme si nous étions de jeunes mariés.Elle est grande, impeccable avec un lit de deux mètres de large et trois oreillers. Qui allons-nous pouvoir inviter ?  Il y a un étang avec des nénuphars sous notre terrasse.
Nous en profitons pour faire une petite sieste, puis promenade jusqu’aux petits marchés voisins. Une seule route pas très bien entretenue et beaucoup de voitures. C’est la seule route qui fait le tour de l’île. Achat de cartes postales.

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 Les repas sont chers à l’hôtel. Nous ne prenons qu’un plat. Nicole, un poisson nommé saumon des dieux qui s’avisera être du thon  et moi un t.bone de 300 grammes, excellent. Le lendemain : quiche crevettes et heureusement du pain beurre à volonté pour combler notre grande faim.

Voyage en Polynésie (3/18) Tahiti Papeete

Posté : 6 juin, 2010 @ 6:54 dans POLYNESIE | 12 commentaires »

Jeudi 18 mai –

Enfin reposées, nous sommes. Nous profitons d’un bon petit déjeuner avec crêpes au sirop d’érable et fruits frais exotiques.

Puis nous partons faire le tour de l’île en minibus avec un guide sympa.

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Petit arrêt à la cascade de  Faarumai si haute que nous paraissons toute minuscules à son pied, au milieu d’une végétation luxuriante.

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 Puis direction le jardin botanique en bord de mer et ses plantes exotiques

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avant de visiter le musée Gaughin dédié au peintre.  C’est plus un mémorial sur la vie de l’artiste, les oeuvres originales étant absentes, dispersées dans le monde entier. Sa maison « du jouir » y est reconstituée. Des statues,  de gigantesques tikis  ramenés des îles australes, en décorent le jardin.  

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Les polynésiens ont beaucoup d’enfants car ils sont très religieux. Ils n’élèvent pas toujours leurs propres enfants et les échangent quelquefois s’ils ont trop de filles ou de garçons.

Il y a une prolifération de chats et chiens, on ne les stérilise pas et quelquefois malheureusement comme encore dans beaucoup de pays d’Asie, ils servent de rôti pour les humains !

On trouve sur le bord des routes des fruits ou du poisson sans aucun vendeur à côté. C’est à chacun de mettre l’argent dans une boîte. Celui qui ne mettra pas l’argent recevra des malédictions (c’est écrit). Le curé fait la tournée des jardins chaque semaine et celui qui n’a pas tondu sa pelouse est mis à l’index le dimanche au sermon de l’église ! Le denier du culte est annoncé également devant tout le monde. Le curé a vraiment une bonne place ici !

La vie semble facile, les paresseux peuvent vivre rien qu’avec les fruits et légumes offerts par la nature.

Au retour, le bus passe par le Tahiti Beach Comber, le plus bel hôtel de Tahiti et nous profitons de la vue éblouissante sur les lagons aménagés. Nous dînons d’un poisson délicieux au nom de mahi-mahi (la dorade coryphène) agrémenté d’ une curieuse sauce à la vanille.

On a changé les draps de notre chambre et la chemise de nuit de Nicole a disparu avec !

Le voyage en Polynésie (2/18) Tahiti Papeete

Posté : 3 juin, 2010 @ 7:44 dans POLYNESIE | 8 commentaires »

 

Mercredi 17 mai -

A l’arrivée vers 7 heures du matin, après avoir sommeillé un peu, nous admirons par le hublot les montagnes de Mooréa qui se découpent sur un ciel pur. Je suis émotionnée.
Les portes de l’avion s’ouvrent et un parfum de fleurs envahit l’air chaud et humide qui nous enveloppe aussitôt.

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L’aéroport de Faaa  semble en fête. Musique et colliers de fleurs. Fleur de tiaré à mettre sur l’oreille. L’air embaume. Tahiti Nui Travel nous prend en charge pour l’Hôtel Tahiti Country Club que nous avons retenu. Il se trouve à sept kilomètres de l’aéroport et loin de la ville, sur une colline en haut d’une côte raide dont nous nous souviendrons, ayant dû la monter à pied plusieurs fois sous un chaud soleil. Nous prenons possession de notre chambre où nous nous douchons avant d’aller dans l’exotique salle à manger pour un second petit déjeuner.

 Il ne faut surtout pas dormir et c’est très dur ! Imaginez en France c’est la nuit et ici c’est le jour ! Et puis nous nous admirons avec le collier de fleurs autour du cou que l’on nous a offert à l’aéroport !

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Ma cousine, veut trouver la poste pour acheter une carte téléphonique, donc nous partons à pied sous le soleil très chaud jusqu’à Continent à ½ heure de là en passant par l’Hôtel Sofitel pour s’inscrire pour le tour de l’île le lendemain. Un délicieux cocktail de jus de fruits frais nous ranime un peu pendant que nous épongeons la sueur qui nous coule du front.

Nous décidons d’aller visiter le lagonarium en arrêtant un vieil autobus de couleur verte, tout en bois, banquettes en bois et pas de vitres aux fenêtres. Au lagonarium, nous avons de la chance, c’est l’heure où l’on donne à manger aux poissons, requins et raies. Nous avançons sur un ponton jusqu’à l’entrée qui n’est autre qu’une mâchoire de requin, puis nous descendons quelques marches pour se retrouver dans un observatoire sous-marin qui permet d’observer requins, murènes et autres poissons.

Retour à l’hôtel par le truck puis côte à pied. Petit repos autour de la piscine avant une balade vers la côte pour approcher le Beach Club de Bora, hôtel qui nous éblouit par les couleurs irréelles de l’eau de la mer et ses harmonieux bungalows, un vrai décor de carte postale..

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Retour à notre hôtel plus modeste et n’y tenant plus nous nous permettons une toute petite sieste. Il est 18 heures et nous nous endormons sans avoir besoin d’être bercées ! A 19 heures c’est l’heure du dîner (nous avons mis le réveil) nous nous levons en titubant . Le repas est très appétissant mais nous ne pouvons rien avaler ni l’une, ni l’autre !

Voyage en Polynésie (1/18 ) Tahiti, Moorea, Bora Bora – les Tuamotu, Rangiroa et Tikehau

Posté : 31 mai, 2010 @ 7:58 dans POLYNESIE | 9 commentaires »

 

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petit clic sur l’image pour agrandir

19 jours en Polynésie en mai – juin 2000


Point n’est besoin de vous présenter la Polynésie, chacun a devant les yeux les lagons turquoises, les plages de sable blanc et les cocotiers dont les palmes bruissent au doux vent des alizés !

Sous ses dehors de paradis, la Polynésie est un authentique eden pour les amoureux de la mer et notamment pour les plongeurs qui peuvent y découvrir au gré des récifs innombrables toutes les merveilles qu’a su tisser le monde sous-marin.

A trois jours du départ de ce voyage convoité depuis plus de vingt ans, ma tension monte avec l’angoisse de ne pouvoir partir à cause de maux de cou aigus . Mon compagnon est effrayé par la longueur du trajet en avion. Il considère qu’il faut multiplier par trois le temps de vol tant il y a d’attentes et de retards dans les aéroports, et selon lui : 20 heures d’avion = 60 heures de voyage !
Je pars donc avec ma cousine  et une minerve autour du cou !
Bora Bora, nous arrivons !

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Mardi 16 mai -

Départ prévu à 19h40 d’Orly. L’avion pourtant prêt à décoller, retourne au parking pour une petite réparation qui durera deux heures. Je pouffe de rire en expliquant cela à ma cousine qui n’a pas bien entendu l’annonce. Ça commence bien. Heureusement que les sièges d’AOM sont larges et laissent de la place pour les genoux. Un jeune homme charmant est à nos côtés qui nous appelle déjà « les mamies ».

Nous mettrons 25 heures pour arriver à Tahiti se décomposant comme suit : 3 heures d’attente à Orly, 2 heures de retard assises dans l’avion, 10 heures ½ de vol pour Los Angeles, transit d’1 heure ½ pour se dégourdir les jambes, 8 heures de vol pour Papeete. Là je dois avouer que lorsque vous avez déjà fait 11 heures de vol et qu’il vous en reste encore 8, même si on a changé d’avion, ça paraît long long ! Heureusement le film « la veuve de St Pierre » nous distrait un moment.

Un été sur les plages de rêve (3/5) Polynésie

Posté : 13 juillet, 2009 @ 8:08 dans POLYNESIE | 15 commentaires »

 Les Tipaniers à Moorea

La Polynésie c’est bien sûr Papeete et ses îles voisines comme Mooréa et la très célèbre Bora Bora, dernier refuge de Paul Emile Victor, mais je vous montrerai  aujourd’hui plutôt quelques images des Tuamotu, archipel qui se situe à 400 kms au nord de la capitale.

A Rangiroa et à Tikehau, c’est plus sauvage et  rendu encore plus magnifique par l’isolement.  Il y a des passes qui permettent d’accéder aux îles. Celle de Rangi comme on l’appelle est très réputée et des plongeurs y viennent du monde entier. Il vaut mieux s’y engager par courant rentrant que ce soit en surface avec palmes masque et tuba ou bien en plongée avec bouteilles. Vous avancerez dans un courant de quelquefois douze noeuds, en même temps que tous les poissons. On parle ici de murs de requins, quelquefois deux-cents requins en même temps et aussi les requins marteaux impressionnants  ainsi que les dauphins,  les napoléons et toutes sortes d’espèces. C’est un must de la plongée ! Et ça se termine dans un endroit  qu’on appelle l’aquarium où l’on se balade plus paisiblement !

sous la mer

La promenade magique, c’est d’emprunter un ancien trimaran ayant appartenu à Eric Tabarly et de traverser le lagon pour aller dans un endroit qu’on appelle les sables roses.

le trimaran

 L’atoll, reste d’un ancien volcan immergé, est composé d’îlots coralliens qui forment un cercle à l’intérieur duquel se trouve le lagon  et à  l’extérieur se trouve l’océan qui vient battre les plages de ses vagues puissantes.

Entre les ilôts, il existe des sortes de petites rivières qui joignent l’intérieur du lagon à l’océan. on les appelle des hoas. C’est ce que vous voyez sur la photo où je suis. On peut très bien traverser  ses bras d’eau avec de l’eau jusqu’aux épaules, pour rejoindre l’île en face, avec une petite crainte car des requins s’y promènent également mais en principe ils sont inoffensifs.

les hoas

clic sur cette photo pour l’agrandir

 

Un barbecue s’impose avec les poissons pêchés et pendant qu’ils grillent 

lestahitiens jouent un air de musique sur leur yukulélé !

 Le ciel est pur, la mer turquoise , il fait chaud et un petit repos dans le hamac s’impose.

le hamac

Si loin du monde, l’histoire de Tavae

Posté : 15 avril, 2009 @ 8:50 dans livres de voyages, POLYNESIE | 7 commentaires »

 

De l’histoire de Tavae, un livre en est sorti en 2003, dont le titre est :

 « si loin du monde »
avec une citation de Jack London :
« les plus belles histoires commencent toujours par des naufrages »

par Tavae , récit recueilli par Lionel Duroy aux éditions Oh.

Tavae

Tavea est donc parti le 15 mars 2002 pour une journée de pêche ordinaire au mahi mahi, la dorade coryphène qu’il a l’habitude d’attraper au harpon. Le vent est bon, la mer est calme, lorsque soudain le moteur de la petite embarcation tombe en panne. Impossible de réparer, impossible de regagner la côte.

Tout d’abord il dérive et ne s’inquiète pas trop pensant que quelques bateaux vont croiser son chemin. Hélas. Les jours passent, il se nourrira des poissons qu’il pêche, découpant leur chair en de fines lamelles qu’il fera sécher au soleil.

« J’ignorais où m’emportait le courant et j’eus soudain le sentiment vertigineux d’être entré dans le vide infini du monde » Il s’endort sur cette pensée. « Garde tes forces pour toi, pour résister et te sauver. » Il prie le seigneur de lui envoyer un signe. Il croit avoir eu la visite de ses ancêtres. Les après-midi s’écoulent et pas un avion ne traverse le ciel, pas un bateau ne fend l’horizon. Il fait des encoches sur sa boite de fusées pour compter les jours. Puis finalement il perd la notion du temps, ne sait plus s’il est vivant ou mort.

Des algues flottent sous son bateau et il découvre des petits poissons qui fraient dans son ombre. Il prend un seau et arrive à en recueillir quelques uns qu’il caresse et à qui il parle pour se sentir moins seul. « Je ne vais pas vous manger, je vous envie de voyager en famille, je suis tout seul perdu loins des miens »

Puis voilà qu’il aperçoit un chalutier qui semble décrire de larges cercles sur l’océan mais qui finalement ne le verra pas. Il est si désespéré ce jour là qu’il n’a pas l’énergie de pêcher et pourtant il lui faut survivre. Sa ration d’eau s’épuise. « La soif m’effrayant, cela m’avait amené à me rationner jusqu’à ne plus boire que deux gorgées le matin et deux gorgées le soir. M’en tenir à ce régime après une dizaine d’heures de soleil, me réclamait chaque fois un sursaut de volonté. J’étais maintenant assis au fond de mon bateau, incapable de penser qu’à mon désir de boire. Je n’avais pas absorbé une goutte d’eau depuis trente-six heures et ma langue avait la consistance rêche du carton. Le feu m’embrasait jusqu’au fond de la gorge et je n’avais plus une goutte de salive pour l’apaiser. » Une grêle assourdissante le tira de sa torpeur et il put remplir d’eau ses glacières et tout ce qu’il était possible de remplir.

Une autre fois, il dut surmonter sa peur, son canot devenu épave à la merci du vent et des déferlantes. « Je suis certain que sans la prière, sans l’aide de Dieu, je n’aurais pas survécu aux heures qui suivirent. Je voyais mon bateau dévaler des murs d’eau de six à sept mètres de haut. »

Et puis, un matin radieux, des oiseaux apparurent et peu de temps après, une terre à l’horizon où le ressac l’a jeté sur une plage des îles Cook  à 1.200 kms de son point de départ, après 118 jours de mer, où il fut recueilli et devint un héros national. Une fin heureuse.

image de Polynésie

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