Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'citations'

Pablo Neruda « Il meurt lentement »

Posté : 10 février, 2010 @ 8:56 dans citations | 15 commentaires »

 

 

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,

ne se risque jamais à changer la couleurde ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions,
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

 

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

 

Citations de Claude Levi-Strauss (1906 – 2009)

Posté : 5 novembre, 2009 @ 1:17 dans citations | 7 commentaires »

oeuvres

Peu de savants se sont aventurés aussi loin que Claude Lévy-Strauss dans l’exploration des mécanismes cachés de la culture. Par des voies diverses et convergentes, il s’est efforcé de comprendre cette grande machine symbolique qui rassemble tous les plans de la vie humaine, de la famille aux croyances religieuses, des oeuvres d’art aux manières de table. Le paradoxe des très grandes oeuvres, celles qui sont vraiment décisives et novatrices, est de pouvoir se caractériser en peu de mots. Ainsi pourrait-on dire qu’il déchiffra le solfège de l’esprit. A tout le moins, il s’en approcha, et de fort près, à force de rigueur et d’invention conceptuelle.
Source :  Le Monde

Voici quelques unes de ses citations :

Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses, c’est celui qui pose les vraies questions.

Le monde a commencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui.

L’anthropologie est une discipline dont le but premier sinon le seul, est d’analyser et d’interpréter les différences.

Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres avant l’amour-propre.

Il faut beaucoup de naïveté ou de mauvaise foi pour penser que les hommes choisissent leurs croyances indépendamment de leur condition.

Les blancs proclamaient que les Indiens étaient des bêtes, les seconds se contentaient de soupçonner les premiers d’être des dieux. A ignorance égale, le dernier procédé était certes plus digne d’hommes.

L’humanité s’installe dans la mono-culture, elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.

Un voyage s’inscrit simultanément dans l’espace, dans le temps et dans la hiérarchie sociale.

Un conte chinois à méditer

Posté : 21 février, 2009 @ 8:43 dans citations | 11 commentaires »

Un mandarin partit un jour dans l’au-delà.

Il arriva d’abord en enfer.
Il y vit une multitude d’hommes attablés devant des plats de riz mais tous mourraient de faim car ils avaient des baguettes longues de deux mètres et ne pouvaient s’en servir pour se nourrir.

Puis il alla au ciel.
Là aussi il vit une multitude d’hommes attablés devant des plats de riz et tous étaient heureux et en bonne santé, car eux aussi avaient des baguettes longues de deux mètres, mais chacun s’en servait pour nourrir celui qui était assis en face de lui.

Poème tibétain « au seuil de la mort » par Shabkar

Posté : 6 février, 2009 @ 4:09 dans citations | 9 commentaires »

Kalou Rimpoche

Kalou Rimpoche
grand Lama tibétain aujourd’hui disparu

  » Aurions-nous des provisions
pour cent ou mille ans,
Au seuil de la mort,
nous devrons tout abandonner.
Aurions-nous une garde-robe suffisante
pour nous vêtir cent ou mille ans,
Au seuil de la mort nous serons nus.
Posséderions-nous cent
ou mille pièces d’or ou d’argent,
Au seuil de la mort,
nous aurons les mains vides.
Serions-nous entourés de cent
ou mille parents et amis,
Au seuil de la mort nous serons seuls.
Ainsi en est-il ! »

 

Hommage à Soeur Emmanuelle – citations

Posté : 20 octobre, 2008 @ 6:54 dans citations | 8 commentaires »

soeur Emmanuelle

 photo Glorieux/Ciric

Voici, en hommage à Soeur Emmanuelle qui vient de nous quitter à l’aube de ses cent ans, quelques unes de ses paroles de sagesse pour nous inciter à l’amour du prochain comme elle nous en a donné l’exemple tout au long de sa vie.

« Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l’espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles. »

« On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas « souris au monde et le monde te sourira. »

« Acharnons-nous pour que l’Homme soit partout respecté ».

« Sache-le : la force est en toi, dans ton coeur et dans ton corps. Crois en toi, crois en les autres ! »

L’urgence d’aimer

« Voici mon extraordinaire expérience : en 1993, après 22 ans passés dans les bidonvilles du Caire où la joie de vivre court de cabane en cabane,  je rentre en France.

Choc terrible : la morosité court de demeure en demeure, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas. Pendant ce temps, la joie chante là où l’on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne.

Bonheur, où loges-tu ?
Dans l’abondance des biens ou dans la relation,  la fraîcheur du coeur à coeur ? ».

Texte sur les déserts

Posté : 5 août, 2008 @ 3:06 dans citations | 2 commentaires »

Je vous propose d’aller découvrir le magnifique texte sur les déserts chez Ariaga (http://ariaga.hautetfort.com) qui nous invite sur son banc de l’imaginaire si proche de la réalité avec une richesse des mots et un grand talent. 

En voici quelques extraits :

« La première nuit, dans une lumière de lune magique, où chaque grain de sable était une étoile du sol sous l’écharpe grésillante de la Voie Lactée, la magicienne du zénith, il sut qu’il avait trouvé son banc intime.

.  Les lieux sont durs : qui veut connaître jusqu’à la moelle quiconque n’a qu’à l’emmener au désert. Au bout de peu de temps, il est nu comme au sortir du ventre de sa mère .

Il y a fait d’autres voyages, toujours scientifiques ou humanitaires, parmi ces gens improbables, surgissant au milieu de rien, donnant tout quand ils n’ont rien .

    Fachi, mine aux salines de sang, où les caravanes chargeaient des pains de sel moulés, était le bout du bout du monde, et l’abolition du temps .

. Et derrière la dune, il peut y avoir un père de Foucault disant sa messe, entre les bras d’or de la barkhane endormie.

Mais l’harmattan est doux à l’aube, le ciel indigo s’empourprant à l’Est – arrivée magique de Râ sur notre planète avant la calcination – brise fraîche et tendre comme un baiser d’enfant . »

                                                                                             écrit par Ephême

L’aventure est un chemin qui a du coeur – citation de Jéromine Pasteur

Posté : 13 juillet, 2008 @ 6:42 dans citations | 9 commentaires »

« L’aventure, c’est ce que chacun d’entre nous devrait tenter au moins une fois dans sa vie pour repousser les limites de l’horizon et apprendre des hommes et des évènements, afin de ne jamais se croire arrivé en ayant tout compris. C’est un silence intérieur, qui, lorsque sont en jeux la vie et la mort, laisse la place à l’action spontanée dont la justesse décidera de l’existence d’un homme. 

C’est un frisson passionné, une détermination exaltante qui nous apporte la communion avec notre univers, permettant une évolution permanente et un bonheur instantané. »

Marcher aide à penser

Posté : 29 mai, 2008 @ 12:32 dans citations | 9 commentaires »

Monalisa

sur son blog nous parle de la technique de relaxation du Dr Vittoz concernant la marche consciente. 

Elle consiste à marcher en prenant conscience d’abord du pied droit, puis du pied gauche, appuyés sur le sol, recevant la sensation du sol puis du corps tout entier qu’accompagne un mouvement harmonieux des bras. Quelques minutes de cette marche permet de retrouver le calme après une émotion, la sensation a ramené la pensée en équilibre. Elle défatigue. Les problèmes s’évaporent au fil des pas. André Velter poète et voyageur nous dit : « en marchant, j’ai l’impression que mon corps parle ».

Dans le livre « marcher, méditer » de Michel Jourdan et Jacques Vigne, on peut lire :

« La véritable marche en montagne dépouille l’individu jusqu’à ce qu’il vive dans l’essentiel du paysage qui, à mesure que l’on monte en altitude, se dépouille lui aussi pour devenir un univers où ne poussent que quelques saxifrages et où ne vivent que quelques choucas. La montagne libère la vérité qui est en chaque homme. » J’ajouterai que les grands espaces comme le désert, aussi.

Christophe Lamoure, philosophe, explique :

« Marcher, c’est passer d’un pied sur l’autre, et penser, c’est envisager une idée puis une autre. La pensée est toujours en instabilité, inquiète, en mouvement, comme la marche est un déséquilibre sans cesse rattrapé.

Dans les deux cas, il s’agit d’une recherche permanente d’un équilibre entre deux positions. Il y a donc une conformité et une coïncidence entre le mouvement du corps et celui de la pensée. »

Montaigne dit même que son « esprit ne va si les jambes ne l’agitent » et qu’il a le sentiment que ses pensées dorment s’il s’assied ! 

Paroles du Dalaï Lama

Posté : 21 mai, 2008 @ 12:11 dans citations | 5 commentaires »

Lettre de Tsundue / Marche de Retour au TIBET (traduction révisée) 

Dalaï Lama

« Quelle que soit votre vénération pour les maitres tibétains
et votre amour pour le peuple tibétain,
ne dites jamais de mal des Chinois.
Le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour
et, si le feu de la haine ne s’éteint pas,
c’est que l’amour n’est pas encore assez fort. »

                                   Sa Sainteté le XIVème Dalai Lama
 

Partir, une poésie d’Aimé Césaire dédiée aux opprimés

Posté : 21 avril, 2008 @ 3:40 dans citations | 2 commentaires »

« Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères,
 je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas,
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme torture

on pouvait à n’importe quel moment le saisir, le rouer de coups, 
le tuer - parfaitement le tuer -
sans avoir de compte à rendre à personne
sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?  »
                                                    

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