Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'NIGER DIVERS'

Touaregs … abandonnés de tous et sans patrie

Posté : 12 août, 2008 @ 7:19 dans NIGER DIVERS | 5 commentaires »

 

Touareg en Libye

L’emprisonnement puis la libération de deux journalistes, par le gouvernement nigérien qui les accusait de complicité avec les rebelles touaregs, a jeté un coup de projecteur – vite éteint – sur la cause de ce peuple menacé dans son existence et sa culture.

Journaliste à FR3, Jean-Claude Honnorat rencontre chaque année depuis 1988 ces « drogués de désert, de vent et d’étoiles ».

 Dans cette vidéo-interview :

www.dailymotion.com/video/x47lrr_touaregs-abandonnes-de-dieu-et-des_politics

 il témoigne des conditions de vie ou plutôt de survie des Touaregs qui luttent actuellement pour ne pas tomber dans l’oubli, pauvres parmi les plus pauvres sur une terre riche de ce pétrole et de cet uranium que se disputent les grandes nations.

 

Amitié franco touarègue

Posté : 20 février, 2008 @ 8:37 dans NIGER DIVERS | 3 commentaires »

   sourires

  Sourires d’habitants d’Agadez en 1969

Au cours de mes voyages dans le Sahara, j’ai toujours beaucoup apprécié le contact avec le peuple touareg, ce peuple fier qu’on veut sédentariser et qui ne demande qu’à garder ses traditions caravanières.

Les touareg sont très accueillants, chaleureux, gais, prévenants, s’inquiétant de vous à tout instant : « ça va la santé » « ça va  le voyage » « ça va la fatigue » « ça va le vent » et l’on a vite fait de faire  partie de la famille ! 

 Si je devais traduire mon amitié franco touarègue par une  chanson, je choisirais … celle de « l’amitié » de Françoise Hardy (texte de Jean Max Rivière) …  c’est tout à fait ce que je ressens pour eux.    

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages

Avec soleil et pluie comme simples bagages

Ils ont fait la saison des amitiés sincères

La plus belle saison des quatre de la terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages

Et la fidélité des oiseaux de passage

Dans leurs cours est gravée une infinie tendresse

Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse

 

Alors, ils viennent se chauffer chez moi

Et toi aussi tu viendras

 

Izul petit prince du désert

Posté : 18 février, 2008 @ 9:19 dans NIGER DIVERS | 10 commentaires »

Izul ... un amour

 Une amie du sahara m’a confié ce texte splendide dans sa simplicité et très émouvant ainsi que le portrait d’Izul,  résultats de sa rencontre avec un petit prince du désert . Une véritable histoire d’amour que je suis heureuse de partager avec vous. Je la remercie de tout coeur.

 « Je n’ai  pas grand-chose à  raconter sur ma rencontre avec Izul …

Mon histoire est une  histoire sans paroles !!! 

Sauf… que si je savais déjà que les grandes douleurs étaient   muettes … 

je ne savais pas que les grandes rencontres pouvaient l’être aussi !! 

Conviée a boire le « chaï » (thé en tamacheck) chez des amis touareg ,  je  suis entrée dans leur maison…enfin dans ce « boyau » de maison, qui menait à plein de dédales infinis …  sombres  à souhait.. 

Totalement désorientée par le contraste de la luminosité et la fougue  du vent de sable de l’extérieur … me retrouvant  soudain dans des « ténèbres profondes » ….  j’ai commencé, devinant une présence sur ma droite, par dire  « bonjour »… à des chèvres.. !! 

 Puis dans  une autre pièce … je me suis assise à quelques  millimètres d’un bébé qui dormait , j’ai vraiment  failli m’asseoir dessus !!! Quand mes yeux ont pu s’habituer  à cette pénombre épaisse … 

un autre petit  bonhomme était là … assis par terre ….en face de moi  il ne  cessait de m’inonder de son merveilleux sourire… 

éblouissant dans toute cette obscurité…  plein d’admiration, tout en se grattant les pieds… 

et je l’ai aimé tout de suite …  Puis  de labyrinthes en labyrinthes … chez la voisine, la cousine…

 il était toujours là… assis en face de moi à me sourire …  Je n’ai même pas entendu le son de sa voix … 

Quand j’ai fini par me retrouver à la lumière crue de l’extérieur   sans avoir compris le sens de mon périple 

 il m’a tout simplement  tendu la main pour partir avec moi…   toujours avec son sourire lumineux ….  Mais  je suis partie … sans me retourner …  parce que j’avais du « vague à l’âme » … et que je comprenais que cela faisait partie de ma découverte de l’Afrique…

Mon Petit Prince à moi n’a pas les cheveux blonds comme les blés …

Je ne sais pas si son rire rappelle le son des clochettes … 

Je sais juste qu’il a la peau noire, des yeux de braise,

un sourire merveilleux …        

 qu’il habite sur la planète Afrique…

  et qu’il s’appelle Izul… 

alors si vous le rencontrez …

donnez moi des nouvelles et dites lui que je reviendrai bientôt ! »

                                                                                             A voir le commentaire de « Lion du Désert »

                                                                           

L’oasis de Bilma et Agadez 3/3

Posté : 14 février, 2008 @ 8:59 dans NIGER DIVERS | 3 commentaires »

touareg                                                                    

   

rencontre

la voiture est vite entourée   mosquée d'Agadez

 C’est enfin l’arrivée à Bilma qui est un véritable îlot de verdure dans cet océan de sable. C’est une des plus belle oasis de l’est du Niger où les champs de céréales et les jardins s’étendent sous les palmiers. Habitée par les toubous, elle est une étape du commerce transsaharien depuis des années grâce à ses salines. Les touareg venus de Tombouctou et d’Agadez avec leurs caravanes de chameaux, apportent des produits du sud, tissus et mil en échange du sel et des dattes . D’Agadez il faut 25 jours de marche pour traverser les dunes du Ténéré.

Nous visitons le village, l’école coranique, la maison du marabout et les salines ainsi que la piscine où nous piquons une tête. Sergent Toto est là pour nous offrir un couscous. Bilma est complètement isolée, que du sable à 600 km à la ronde. C’est pourquoi le gardien de la case de passage qui nous fait la cuisine, est un prisonnier, en liberté ici, puisqu’il lui est impossible de s’échapper !

Après Bilma, nous entamons la traversée du Ténéré avec un guide qu’on nous impose pour ne point nous perdre. Nous quittons la palmeraie pour nous enfoncer dans les sables à l’infini, royaume des mirages. Les dunes commencent au puits d’Acchegour. En mai 1968 quinze hommes sont morts de soif à 500 mètres de ce puits, les deux survivants retrouvés finissant par mourir aussi, ayant bu leur urine. Je dors au creux d’une dune et je sais que dans la nuit il ne faut pas s’éloigner du campement car le vent efface les traces et l’on peut se retrouver perdu très facilement.

A l’arbre du Ténéré, nous avons parcouru 1619 kilomètres depuis Sebha, vu deux gazelles, trois autruches et des carcasses de chameaux dont les os ont blanchi au soleil. La piste à l’approche d’Agadez est bordée de nombreux épineux.

A Agadez la ville nous accueille avec ses murs soudanais rouges et sa mosquée qui domine les maisons décorées.  Cette mosquée date de 1515, célèbre par son minaret de 27 mètres de haut  hérissé de pieux en bois consolidant cette construction en banco. Ici nous retrouvons la vie et un marché très animé.

Nous sommes invités par le préfet, un homme noir, élégant et racé, avec les notabilités du village, dans un jardin décoré de lampions éclairés. On vient nous chercher avec deux Mercedes blanches immaculées.C’est un dîner à l’anglaise. Les serviteurs nous apportent des pigeonneaux aux petits pois dans des assiettes en porcelaine avant le méchoui. Il fait un vent frais, la soirée est délicieuse, l’ambiance se détend. Coup de téléphone. « Encore une invention des blancs » dit avec humour Monsieur le Préfet. Puis nous nous risquons à poser la question : « combien avez-vous d’enfants, Monsieur le Préfet ?  « je ne les compte plus ! » nous répond il en souriant, heureux semble t-il d’avoir plusieurs épouses mais qui resteront à l’écart pendant notre visite comme le veut la coutume.

Nous arriverons bien jusqu’à Cotonou où nous camperons sur la plage après avoir sacrifié un pauvre poulet à un crocodile sacré, grâce à un marabout du Bénin, pour remercier les esprits de nous avoir protégés dans cette traversée périlleuse.

Difficultés de la piste 2/3

Posté : 11 février, 2008 @ 4:45 dans NIGER DIVERS | 6 commentaires »

Seguedinearrêt au milieu de nulle partle sable est mou il faut pousser     

 

 

 

 

 

  C’est à plat ventre qu’il faut dégager avec les mains le sable des roues enfoncées jusqu’au moyeu, mettre les échelles ou des branchages quand il y en a, pousser la voiture et monter en marche. Et si la tempête de sable arrive, on est comme dans un brouillard avec des grains de sable plein la bouche malgré le chèche qui nous couvre la figure. De toutes façons, on est couvert de sable des pieds à la tête et il ne faut pas gâcher l’eau si précieuse pour la toilette. Pour la dune de Toummo, nous l’avons passée très tôt le matin afin de profiter du sable durci par le froid de la nuit.

A un moment nous nous sommes perdus. Après nous être dirigés avec la boussole (pas de GPS) vers le sud toute la matinée, celle-ci indique maintenant le nord et nous ne savons pas qui est fou de la boussole ou de nous-mêmes ! Grâce au soleil et à l’ombre de la voiture et après quelques émois, nous retrouvons la piste.

A Seguedine, nous grimpons au fort en ruine fait de murs de sel. Les habitants peu nombreux sont démunis de tout et veulent absolument nous offrir une poule qu’on emmènera vivante. Nous leur donnons tout ce que nous pouvons. La poule s’habituera à nous et nous la laisserons à l’étape suivante en demandant à ce qu’elle ne soit pas mangée tout de suite !

Les enfants courent après les voitures dans les villages traversés et nous devons soigner quelques bobos avec notre pharmacie de fortune.

Et puis à un moment donné la piste est monotone. Nous roulons depuis des heures dans une chaleur étouffante. Le conducteur se réveille et s’aperçoit que ses passagers sommeillent ! Rien ici n’arrête le regard. Tout est immobile, silencieux et dans l’immensité de cette étendue sans borne, on se sent devenir tout petit .

 

De Sebha à Agadez 1/3

Posté : 10 février, 2008 @ 10:31 dans NIGER DIVERS | 1 commentaire »

ensablementpréparatifs du départ          

   

 

 

 

 Je ne faisais pas partie du premier voyage, heureusement car le camion Bedford, spécialement aménagé pour cette grande traversée du désert, a rendu l’âme dans la montée ininterrompue sur trente kilomètres de la dune de Toummo. Le camion a dû être abandonné loin de tout et pourtant deux jours après, il ne restait plus que la carcasse, tout le reste ayant disparu comme par enchantement ! 

Cinq mois plus tard, six coéquipiers et moi-même nous engageons dans l’aventure. Avec une 404 Peugeot et une Land-Rover, nous désirons rallier Sebha en Libye à Cotonou au Bénin, en traversant le Niger et son redoutable désert du Ténéré. C’était en avril 1969. 

Nous emmenons 500 litres d’essence, de quoi tenir en principe jusqu’à Bilma (ce sera juste et nous ne pourrons effectuer le détour jusqu’à Djado), des provisions et 150 litres d’eau. Une guerba, outre en peau de chèvre, est accrochée à l’extérieur de la land et maintient l’eau fraîche qui aura le goût prononcé de bouc ! On a aussi avec nous des bombes d’eau de la Bourboule pour s’arroser la figure et ce sera un pur délice.

Pour notre sécurité, les postes de police sont avertis de notre passage. Les militaires qui sont là ont peu de distractions. Ils voudraient nous garder longtemps et nous offrent des boissons. Ils ne voient jamais de femme pendant des mois, aussi mieux vaut ne point s’attarder.

Comme tout voyage au Sahara, nous ne compterons pas le nombre de fois où l’un ou l’autre des véhicules, ou les deux à la fois, se sont ensablés, le nombre de fois où il a fallu dégonfler les pneus pour les passages de sable mou (fech fech), les regonfler quelques minutes plus tard sur le reg, ou changer les pneus crevés. Les nombreux camions transforment la piste en tôle ondulée sur laquelle on est obligé de rouler à 80 km/heure sinon tout tremble et se dévisse et c’est difficile d’éviter les cailloux coupants.

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