Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'NEPAL'

But ultime Kalapattar à 5.600 mètres (2/4)

Posté : 23 juin, 2008 @ 6:47 dans montagne, NEPAL | 5 commentaires »

arrivée à Thyangboche  

           Monastère de Thyangboche

bébé et sa mère vivant à 4.200m

 

Nous sommes récompensés en franchissant la porte décorée qui est la porte d’entrée de Thyangboche, suivie d’un chorten au toit doré.

Le monastère célèbre est là. . Je m’approche de la grande porte en haut des marches, entendant prières et gongs. Les moines sortent un à un, ils ont de bonnes têtes rasées et je les salue d’un namasté respectueux. Dans la grande salle, les murs, décorés de fresques, sont remplis de petites cases contenant de précieux manuscrits.  

 Les montagnes sont à nouveau cachées et les quelques maisons sont réparties sur un large plateau d’herbe rase. Dans la maison où je loge, il y a un feu dans la cuisine. Ici le feu et le soleil, c’est la vie. La nuit est glaciale, le ciel très étoilé.

Les yacks ont de la glace dans la barbiche au petit matin. A 4200 m un bébé vit auprès de sa mère qui lui donne la becquée, c’est-à-dire qu’elle lui mâche la nourriture avant de lui enfourner dans la bouche. La nourriture en pays sherpa consiste principalement en patates cuites à l’eau accompagnées de chang (bière) et de raki chaud (alcool de riz distillé) qui réconforte. Et puis il y a aussi les rations de survie des expéditions à l’Everest.

Nous traversons une maigre forêt où les rhododendrons rabougris et gelés ont triste mine et arrivons à Pheriche vers trois heures de l’après-midi dans une lodge .Toujours le même menu, riz ou patates. C’est lassant. Quelle vie rude mais quelle vue sur les sommets enneigés ! Ca se mérite. Je transforme le proverbe : « tant qu’il y a une volonté, il y a un chemin » en « tant qu’il y a un chemin, il faut une volonté pour le suivre » ! Soirée près du feu. Ici nous sommes à la hauteur du refuge Vallot et il y a des alpages avec des yacks .La nuit semble bien longue, malgré les chants des sherpas qui se réchauffent les mains en les tapant entre elles et en buvant du raki.

Il est conseillé de passer deux nuits consécutives à Pheriche, à 4000 m d’altitude pour s’habituer au manque d’oxygène et éviter le mal des montagnes (œdème pulmonaire qui peut conduire à la mort). A 5000 m il n’y a plus que 40 % d’oxygène et chaque pas est un effort, mais quelle récompense à l’arrivée au sommet.

Il en faut des forces pour affronter les dénivelées du chemin dues aux nombreux torrents qui coupent la montagne et qui emportent les ponts pendant les crues de mousson, les toilettes succinctes dans les glaçons des ruisseaux, les ampoules aux pieds, le froid vif et le vent sur les dernières pentes qui m’auraient presque fait abandonner la victoire à 200 mètres près, les doigts de la main gauche gelés, me faisant souffrir atrocement, si je n’avais pas découvert à mes pieds à ce moment précis, oh miracle, un seul gant de laine de yack pour la main gauche, m’allant évidemment comme un gant !

Seule avec mon sherpa dans l’Himalaya (1/4)

Posté : 20 juin, 2008 @ 6:46 dans montagne, NEPAL | 7 commentaires »

des nouvelles de Katmandou

chaine de l'himalaya

l'avion à Lukla        sherpa traversant un pont

 

Kalapattar,  à 5600 mètres, est une petite colline verte d’où l’on a une vue imprenable sur l’Everest. Au choix 25 jours de marche depuis Katmandu ou 10 jours pour l’aller retour depuis Lukla à 2750 m, (7 jours de montée pour 3 jours de descente).

L’avion pour Lukla n’atterrit pas les jours de mauvais temps, la piste d’atterrissage est extrêmement courte, le petit avion est obligé de frôler les collines environnantes et c’est le frisson assuré.

Ma première préoccupation est de trouver un sherpa qui portera mon sac qui pèse une dizaine de kilos. Il est jeune, souriant et sera tout dévoué. Dans la première maison où nous nous arrêtons pour la nuit, on m’installe près du feu  et la fumée me pique horriblement les yeux. Des patates cuisent à l’eau dans une énorme marmite et mon guide, qui prend soin de moi, me les épluche avec ses ongles disons pas trop propres !

La première étape est le village sherpa de Namche Bazar. Dans la cabane il fait très froid. Le village est dans les  nuages. Vers 17 h on m’apporte enfin du bois pour allumer le calorifère au milieu de la chambrée. Je demande un broc d’eau chaude pour faire un bouillon de poule. Je mange à la lueur d’une bougie. Le lendemain matin, les montagnes se découvrent et je peux admirer au fond de l’horizon, l’Everest, le Lhotse et l’Ama Dablan.

De 3400 m à Namche, nous descendons jusqu’à 3250 m pour remonter à Thyangboche à 3850 m, plus haut que le refuge de l’aiguille du goûter à Chamonix. Nous rencontrons sur le chemin des  hommes et des femmes portant de lourdes charges et je ne peux me plaindre, moi qui ne porte rien.

Des hippies et des temples

Posté : 14 janvier, 2008 @ 4:34 dans NEPAL | 2 commentaires »

enfants entourant une divinité Temple    Nyatapola          

  Jour après jour le chant du coq me réveille et je me balade dans et autour de Katmandou. J’évite les hippies qui ne pensent qu’à se procurer de l’argent pour acheter de la drogue. Elle n’est pourtant pas chère ici et l’on vous en propose de toutes les sortes à chaque coin de rue. Quand on ne sniffe pas de la coke, on fume du hash dans toutes les tea shops le soir, sous les lampes tamisées dans une ambiance fraternelle. Les joints circulent, les jeunes semblent hébétés et je tousse ! La musique bat son plein dans les oreilles plus réceptives. Il y a des dessins psychédéliques sur les murs et les regards s’y noient.. Je verrai, un matin, quelques jours plus tard un pauvre garçon arriver tout tremblant, grelottant, pâle comme un mort, sous sa couverture. Je croyais qu’il allait y passer et personne ne s’occupait de lui. 

A environ trois kilomètres de Katmandou, le temple de Swayambunath, bâti sur une colline, veille sur la cité. Un escalier de trois cents marches mène sur une grande terrasse où se dresse un stupa à la coupole blanche, aux toits dorés parés de drapeaux de prières qui flottent au vent. Mais ce qui frappe, ce sont les yeux énigmatiques du Bouddha qui voit tout, inscrits sur chaque face. Les singes malicieux et chapardeurs vous accompagnent dans la montée .

Tout en décrivant des circonvolutions dans le sens des aiguilles d’une montre, les népalais font tourner les moulins à prière. A l’intérieur de ces derniers, on trouve la prière des tibétains « Om mani padme hum » qui signifie « le joyau est dans le lotus », répétée plusieurs fois. Chaque tour de roue équivaut à dire plusieurs fois cette prière. C’est facile et quand le moulin a pris des proportions gigantesques et qu’il est installé dans le courant d’un torrent, il tourne seul, nuit et jour. On est alors presque sûr d’avoir au moins sa renaissance dans la meilleure partie de la roue de la vie. 

En bus, je visite Patan et Bhaktapur, les deux anciennes cités royales au charme médiéval avec un nombre incalculable de temples. Pour Patan, je citerai le Mahabouddha couvert de 9000 statues de Bouddha, une sur chaque brique de la construction, et pour Bhaktapur, je parlerai du Nyatapola aux cinq toits superposés, le plus haut du Népal, avec des statues le long de l’escalier, représentant en bas deux lutteurs, puis deux éléphants, deux lions, deux griffons et enfin deux déesses, chacun étant dix fois plus fort que ceux de l’étage inférieur.

 

Promenade dans Katmandou

Posté : 14 janvier, 2008 @ 4:23 dans NEPAL | 2 commentaires »

      namaste    

    Il y a un nombre incalculable de petits restaurants pas chers. C’est dans la rue des cochons que je vais le plus souvent. Cette rue est bien nommée car terreuse et boueuse à souhait. Les cochons s’y complaisent d’autant plus qu’on y égorge les buffles. Ils circulent librement autour d’un stupa, tout au bout sur une place juste avant la rivière. On se croirait à Angkor car les vieilles pierres sont interpénétrées par les racines d’un arbre banyan.

 Chaque restaurant est comme un grand couloir où les places sont exiguës et la musique si tonitruante qu’on l’entend de la rue. On y est servi par des garçonnets diligents, souriants et moqueurs, qui travaillent de 7 h du matin jusque  2 h dans la nuit, sans un jour de repos. Ils ont neuf ou dix ans et savent qu’au moindre manquement ils seront remplacés. Dans la cuisine obscure, tout se confectionne au niveau du sol, sur un ciment noir de crasse et de fumée. Il y a un grand choix dans le menu, mais on peut s’y arrêter pour juste un thé, une citronnade chaude, un yaourt banane, une crêpe ou même un « french toast ».

Freak street est la rue des hippies. Elle est pleine de boutiques qui vendent des souvenirs, des habits brodés ou tissés, des tapis fabriqués par les tibétains réfugiés, des statuettes, des bagues en argent avec des pierres précieuses , des marionnettes et aussi des thankas, peintures religieuses sur tissus.

Le soir, je n’ose me risquer à sortir seule. Vers 16 h je rentre à l’hôtel pour me reposer un peu. Dans le hall, le hasard me fait rencontrer un australien qui voyage, lui aussi seul, et l’affaire est vite conclue : nous irons dîner ensemble ! A l’heure du rendez-vous, je l’attends dans un coin du vestibule et lui dans un autre coin. Mieux vêtus, nous ne nous reconnaissons pas et trouvons cela très drôle. Le dîner à l’hôtel Crystal fût bon et cher, mais quel délicieux poulet tandori accompagné de sauce curry. Je paye ma part ne voulant rien devoir à mon nouveau compagnon qui se prénomme Barry, son nom me faisant penser au chien loup des romans de mon enfance .

 

En route pour le Népal

Posté : 14 janvier, 2008 @ 4:10 dans NEPAL | 3 commentaires »

     Temple de Kala Bhairava    la chaîne himalayenne

 Le vol sur la capitale du Népal est un enchantement. J’ai un siège sur la gauche de l’appareil. Mon regard s’attarde sur la chaîne himalayenne aux nombreux pics enneigés. Le ciel est clair et l’air semble d’une extraordinaire pureté.

L’arrivée à Katmandou est impressionnante. La ville, qui est pourtant à 1400 mètres d’altitude, se trouve dans une cuvette entourée de collines vertes que nous frôlons dangereusement. Le soleil est de plomb. Dès la sortie de l’aéroport, je suis submergée par la foule de gamins rabatteurs pour les taxis et hébétée par les cris, les coups de klaxon et les moteurs pétaradants.  

Je pars explorer Durbar Square, jette un coup d’œil attendri sur Shiva et Parvati à leur fenêtre de bois finement sculpté et aperçois des poulets qui se promènent au milieu des temples.

J’expérimente le « rickshaw » petite calèche attelée à une bicyclette et j’ai de la peine pour le pauvre diable qui pédale. Ces carrioles sont décorées, enrubannées et rafistolées de bric et de broc. Elles sont très solides, il faut voir les charges transportées, quelquefois un bœuf entier découpé en quartiers, encore dégoulinants de sang avec les mouches dessus !

La ville est sympathique. Les népalais sont heureux de vivre, les enfants sont joyeux et aimés. Les clochettes tintinnabulent à l’entrée des temples. Les femmes portent de lourdes jarres en cuivre rutilant pour aller chercher de l’eau aux fontaines. Les rues sont hautes en couleurs mais aussi en odeurs. Les eaux usées s’écoulent en flaques au pied des maisons. Une senteur fade se dégage des nombreuses divinités placées dans les rues, à l’entrée des temples et  qui sont recouvertes de poudres colorées, de pétales de fleurs, d’offrandes de toutes sortes telles que des grains de riz ou des giclées de lait.

 

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