Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'montagne'

Chamonix et sa vallée (9/17) gastronomie

Posté : 18 février, 2013 @ 8:53 dans FRANCE, montagne | 17 commentaires »

A l’heure actuelle, je fréquente plus les restaurants que les cimes hélas !

Chamonix et sa vallée (9/17) gastronomie dans FRANCE 2-12

 je ne sais si le restaurant « la calèche » existait à l’époque.

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Il offre  un cadre somptueux à ceux qui aiment les vieux souvenirs montagnards, ours, marmottes, têtes de cerfs, vieux tableaux de chamouni , et puis des spécialités savoyardes, raclettes, fondues, charcuteries, un vrai régal .

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D’accord c’est pas très bon marché,
c’est comme le chocolat que j’ai pris en temps de neige dans une brasserie et qui m’a bien réchauffée mais quand même 4 euros, si nous parlions encore en francs cela nous aurait épouvantés. J’imagine une famille avec beaucoup d’enfants, eh bien ils ont intérêt à emmener une bouteille thermos !!!

Enfin les magasins sont bien achalandés et fromages et saucissons restent bien tentants !

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Chamonix et sa vallée (8/17) mon ascension du Mont Blanc

Posté : 15 février, 2013 @ 8:40 dans FRANCE, montagne | 19 commentaires »

 

Chamonix et sa vallée (8/17) mon ascension du Mont Blanc dans FRANCE 2-30

Je mourrais d’envie de faire le Mont Blanc, j’avais dans les trente ans et j’étais une passionnée de montagne.
Ce sommet m’attirait. J’avais envisagé pendant un moment de faire comme Rébuffat, d’y construire un igloo afin d’y passer une nuit !

Mes désirs étant un peu fous , je me résignais sagement à prendre un guide pour en effectuer l’ascension en traversée. Du coup ce ne sera pas un seul sommet que je vaincrais mais trois à la suite !

Je devais partager l’ascension avec un compagnon et le guide sera un Charlet dont je ne me souviens plus du prénom, un vieux guide d’une lignée bien connue dans Chamonix.

J’avais choisi d’aller au refuge de Tête Rousse à 3.167 m d’altitude l’attendre le jour précédent.

 

 

Il devait me prendre au passage pour attaquer la face du dôme du Goûter,

aig-gouter dans montagne

photo Clarisse Cordée

 très tôt le matin afin que les pierres soient encore piégées dans la glace au lieu de nous tomber sur la tête pendant une certaine traversée très pentue de seulement 80 mètres mais oh combien dangereuse.

 

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Nous arrivâmes au refuge du Goûter à 3.817 m pour y passer une nuit très courte !
Lever 2 h du matin, départ 3h à la lampe frontale.
Depuis un nouveau refuge a vu le jour. Il est très moderne et il peut accueillir plus de monde.

 

 

Nous formions une longue file indienne agitant nos feux follets sur la neige.

Je mis, je crois, cinq heures pour atteindre le sommet non sans mal.  1.000 mètres de dénivelées.
Sur l’arête des bosses,

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photo du net

 vous dire combien j’ai souffert ! J’avais les doigts vraiment gelés, il faisait moins 15 degrés et grand vent, mon souffle était court, chaque pas était un effort encouragé par mes deux compagnons dont le guide qui se faisait un peu sévère ! Heureusement celui qui grimpait avec moi me prit en pitié et m’offrit quelques sucres à croquer !

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Le spectacle là-haut était féerique. J’étais tellement crevée que je n’ai même pas eu l’idée de demander à ce qu’on me prenne en photo ! 

J’aurais bien aimé  voir le refuge Vallot au cours de la montée. Je n’ai rien vu, peut-être était-il dans la brume mais ce que je sais, c’est sûr, c’est que quand je marche je ne lève pas les yeux ! Au début ce n’était qu’une petite cabane qui a été reconstruite plusieurs fois après sa destruction dans les intempéries.

Joseph Vallot, en 1898, a adjoint à son laboratoire scientifique, un salon pour recevoir des visiteurs de haut rangs, jusqu’à 27 personnes, capables de monter à 4.350 m. Imaginez un salon chinois sur le toit de l’Europe meublé d’un canapé incrusté de nacre, de coussins de velours, de tapis brodés, de meubles laqués, de bibelots précieux et porcelaines fines au milieu de la neige et des tempêtes ! 

 

 

Et puis finalement la joie d’avoir atteint le sommet m’a redonné des ailes !

Après quelque repos, nous poursuivîmes l’ascension par les montées successives du Mont Maudit puis du Mont Blanc du Tacul avant de parvenir à l’Aiguille du Midi où une benne nous redescendit à Chamonix.

J’étais de retour à 13 heures dans la vallée.

J’étais reconnaissante à mon guide et je le remerciais.
J’étais heureuse, je pouvais lever la tête vers le sommet des dieux, je savais comment c’était là-haut, un panorama que jamais je n’oublierai !

Chamonix et sa vallée (7/17)

Posté : 12 février, 2013 @ 8:47 dans FRANCE, montagne | 15 commentaires »

Le glacier des Bossons dont la langue descendait presque jusque dans la vallée, est le plus blanc, le plus impressionnant avec ses séracs aux ombres bleues.

Chamonix et sa vallée (7/17) dans FRANCE 2-27

 

Maintenant malheureusement il s’est beaucoup rétréci et c’est dommage. Il était si beau !

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photo Clarisse Cordée

 On y accède par la montagne de la côte jusqu’au chalet des Pyramides et on peut aller jusqu’à l’endroit appelé la jonction.
J’avais pris un guide pour y faire de l’école de glace avec les crampons et je me souviens du principe imagé se rapportant à une horloge, pour descendre il fallait mettre les pieds à la 10 heures 10 !

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Une petite photo du glacier d’Argentière et de ses séracs impressionnants dont il est facile d’atteindre la base depuis le téléphérique des Grands Montets, en une heure environ.

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Je n’aurais raté pour rien au monde la fête des guides le 15 août où ces derniers se réunissaient devant la falaise des Gaillands pour faire des démonstrations d’escalade.

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Le Mont Blanc se reflétait dans le lac et mon envie de gravir les cimes se faisait de plus en plus forte.

 

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 Ma première ascension fut l’aiguille du Moine avec un guide, sommet facile depuis le refuge du Couvercle, qui ne fut que le début d’une longue série !

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Chamonix et sa vallée (6/17) tour du Mont Blanc

Posté : 9 février, 2013 @ 8:28 dans FRANCE, montagne | 22 commentaires »

Ma première approche du mont blanc fut d’en faire le tour avec mes filles qui avaient alors 10 et 12 ans.

 Elles portèrent vaillamment un petit sac à dos qui contenait leur veste et nous avions Daniel et moi des sacs pesant respectivement 14 et 23 kilos.
Ils contenaient tout ce qui était nécessaire pour survivre pendant sept jours, une tente, un réchaud et des provisions car il y a 40 ans il n’y avait pas encore de refuges accessibles sur le tour comme maintenant.

 Chamonix et sa vallée (6/17) tour du Mont Blanc dans FRANCE l-63

Je vous ferai grâce du récit de notre randonnée, mais je vous raconterai seulement le début qui fut épique lorsque quittant les Contamines, nous atteignîmes le col du Four entièrement sous la neige, même plus une trace de sentier. C’est là que nous fîmes étape en plantant notre tente rapidement car le ciel se couvrait et l’orage arrivait. Nous n’avions pas oublié de mettre une pomme de terre en haut du piquet pour éviter la foudre.

Une pluie cinglante s’abattit, les filles avaient très peur.

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Nous fîmes chauffer une soupe pour nous réchauffer en prenant garde de ne pas mettre le feu à la tente, le réchaud bien calé par les chaussures de montagne, puis nous nous étendîmes bien serrés dans des positions pas très confortables afin d’éviter les gouttes de pluie qui tombaient en minces filets dans la tente aux endroits où les enfants avaient touché la toile !
Envie de pipi dans la nuit, impossible de sortir. Ce fut dans la casserole !!!

 

Chamonix et sa vallée (5/17) Marie Paradis et Henriette d’Angeville sur le Mont Blanc

Posté : 5 février, 2013 @ 8:31 dans FRANCE, montagne | 18 commentaires »

Les femmes aussi veulent s’afficher dans ces ascensions. Pour elles ce n’est pas aussi facile que pour les hommes, car grimper en robe n’est pas vraiment aisé et porter un pantalon est une indignité !

Chamonix et sa vallée (5/17) Marie Paradis et Henriette d'Angeville sur le Mont Blanc dans FRANCE 33

 

Ce n’est qu’entre 1808 et 1810 (on ne connaît pas la date exacte) sauf que c’était un 14 juillet , que Marie Paradis, une paysanne de Chamonix parviendra au sommet avec ses amis guides.

marieparadis dans montagne

La surprise est grande lorsqu’en 1838 Henriette d’Angeville déclare vouloir gravir le Mont Blanc. On la surnommera « la fiancée du Mont Blanc » .

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  «  Le jour baissait, le thermomètre n’était plus qu’à 10 degrés.

J’avais repris le boa, le tartan, la capote et commençais à trouver que ces vêtements étaient bien légers à 10,000 pieds de hauteur. Je songeais à endosser l’habit auquel étaient destinés les honneurs de la cime mais j’étais dans un fort embarras… Je demandais assistance aux guides ; ils eurent lestement fabriqué avec un drap placé perpendiculairement une espèce de petite chambre où il me fut loisible de quitter ma robe, de mettre mes grands pantalons, de me chausser, de passer ma blouse. »

« Il me tardait de célébrer mes fiançailles avec le Mont Blanc, dira-t-elle plus tard, de l’épouser par le plus radieux soleil et de m’enivrer des grands et puissants souvenirs que je rapporterai de ces jours de cette heure délicieuse pendant laquelle je reposai sur son sommet ».

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 photos du net

Une fois au sommet , elle se fait porter par les guides pour être encore plus haut que le Mont Blanc ! Puis elle accepte que son guide l’embrasse avant de lâcher un pigeon chargé d’un message annonçant son succès. Enfin elle s’installe pour écrire à ses amis !

Chamonix et sa vallée (4/17) De Saussure sur le Mont Blanc

Posté : 2 février, 2013 @ 8:19 dans FRANCE, montagne | 14 commentaires »

La caravane sera composée de 18 guides et porteurs et même de son fidèle valet de chambre.
Ils emmènent avec eux du matériel scientifique, des provisions, du bois de chauffage et du charbon pour avoir de l’eau à boire en faisant fondre la neige.
Ils demeureront 4 h ½ au sommet pour des expériences qui paraîtront interminables à tous les guides.

 

Chamonix et sa vallée (4/17) De Saussure sur le Mont Blanc dans FRANCE 300px-mont_blanc_wocher

 

Mais Mr de Saussure est un savant authentique qui n’accepte de redescendre qu’après avoir mené à bien le programme prévu.
Il observe, étudie, recueille des échantillons de neige, mesure l’humidité de l’air avec un appareil de son invention l’hygromètre à cheveu, compare son pouls à celui d’un guide, détermine la température d’ébullition de l’eau, mesure la pression de l’air et calcule l’altitude (il trouvera 4.775 mètres soit 32 m de moins que la hauteur exacte ).

 

Chamonix et sa vallée (3/17) les premières ascensions du Mont Blanc avec Balmat et le Dr Paccard

Posté : 30 janvier, 2013 @ 8:22 dans FRANCE, montagne | 15 commentaires »

Parlons un peu des premières ascensions du Mont Blanc nommé autrefois « la montagne maudite » !
Elles sont restées gravées dans la mémoire chamoniarde comme des épisodes épiques.

Dès 1760, le scientifique Horace Bénédict de Saussure se met dans la tête de vouloir le gravir et propose une forte récompense au premier qui en atteindra le sommet.

 

Chamonix et sa vallée (3/17) les premières ascensions du Mont Blanc avec Balmat et le Dr Paccard dans FRANCE balm

 Balmat montre à de Saussure le Mont Blanc

 Le 8 août 1786  Balmat et le Dr Paccard mettent leurs pas sur le toit de l’Europe. Balmat ira à Genève toucher sa récompense mais se fera voler par deux escrocs sur le chemin du retour, ce qui le rendra à moitié fou.

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 statue du Dr Paccard

 Quant à de Saussure, le mauvais temps l’obligera à attendre une année avant de se lancer dans l’aventure.
C’est le 2 août 1787 qu’il réalisera son rêve après plus de vingt années d’attente.

 

Chamonix et sa vallée (2/17) l’hiver

Posté : 27 janvier, 2013 @ 8:56 dans FRANCE, montagne | 25 commentaires »

Chamonix et sa vallée (2/17) l'hiver dans FRANCE 8-18

 

Voici quelques images de Chamonix l’hiver, sous la neige.

En ce début décembre 2012, je suis retournée à Chamonix.

Il venait de tomber 1m30 de neige et les toits de la ville avaient un beau manteau tout blanc, même que de Saussure et Balmat disparaissaient presque. On ne voyait plus que le bras tendu vers le Mont Blanc qui, lui aussi avait disparu !

Des glaçons pendaient de toutes parts et des enfants jouaient dans des tas de neige accumulés dans les rues.

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 Les gens marchaient d’un bon pas pour se réchauffer, cachés sous de gros bonnets de laine de toutes couleurs, certains leurs skis sur le dos, . Le photographe Tairraz affichait toujours ses cartes postales et les marchands de souvenirs leurs ours et marmottes, leurs chaussons fourrés, leurs clarines, leurs cannes décorées d’un chamois, leurs boules où tombe la neige et tant d’objets pour tenter le touriste.

 

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Bon j’ai les pieds gelés, j’ai hâte de rentrer au chaud !

Chamonix et sa vallée (1/17) l’été

Posté : 24 janvier, 2013 @ 8:23 dans FRANCE, montagne | 17 commentaires »

Aujourd’hui et pendant plusieurs articles je vais vous raconter quelques anecdotes autour de Chamonix où je me suis rendue beaucoup de fois.

 Chamonix et sa vallée (1/17) l'été dans FRANCE 2-26

Chamonix, située dans les Alpes à 1035 m d’altitude, est le paradis de l’alpinisme. C’est surtout le point de départ de l’ascension du Mont Blanc qui domine la vallée du haut de ses 4807 m, quelquefois 4810 m lorsqu’il est tombé beaucoup de neige.

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Lorsque je venais là autrefois, je levais la tête avec anxiété pour voir le temps qu’il allait faire car la météo n’était pas toujours bonne et le succès de l’ascension prévue en découlait. Maintenant je lève la tête avec nostalgie en me remémorant telle ou telle course, et je me contente de suivre le vol des parapentes et d’admirer les couchers de soleil.

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Je regarde avec envie ceux qui parcourent la rue avec la tête toute brûlée par les coups de soleil, les gros godillots aux pieds, la démarche fatiguée mais l’œil brillant d’horizons infinis.

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J’espère que vous apprécierez ces quelques images de Chamonix l’été.

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La Bérarde, village montagnard (3/3)

Posté : 5 mars, 2011 @ 8:54 dans montagne | 21 commentaires »

 

De retour à la Bérarde, il règne dans le petit village, calme d’ordinaire, une animation intense vers les trois, quatre heures de l’après-midi, moment pathétique du départ vers les refuges. On vérifie une dernière fois son sac dans la rue, pour y ajouter le paquet de raisins secs ou le saucisson achetés au dernier moment. On installe par-dessus la corde pliée en écheveau. On renoue un lacet desserré.


Décor de théâtre grandiose où les figurants s’agitent derrière le rideau avant de participer à une véritable action sous les feux du ciel, orchestrée par le souffle du vent , le roulement du torrent ou les éclats de l’orage et l’écho de ses accords. Les fauteuils d’orchestre se payent cher, meilleures places réservées aux vainqueurs, à ceux qui ont lutté avec le plus de force.

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Au coeur du village, des affiches apposées sur le mur de « la maison du campeur » indiquent le programme, résumé de courses à faire :

Refuge Temple-Ecrins, 2410 mètres, 2h 30, 80 places ;
Refuge de la Pilatte, 2580 mètres, 3h 30, 80 places, « le plus beau refuge des Alpes » ;
Refuge du Châtelleret, 2225 mètres, au pied de la Meije, 2 h, 30 places ;
Refuge du Promontoire, 3093 m, 5 h, 16 places, non gardé.

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De là, chacun part dans la direction qu’il a choisie. Les caravanes s’allongent sur le sentier du Plan du Carrelet. On peut les suivre longtemps des yeux.


Un autre grand moment de la journée se situe vers les onze heures et demie, heure d’arrivée du car venant de Grenoble, apportant le courrier, les journaux, le ravitaillement et débarquant son chargement de touristes et de varappeurs. Comme l’heure du déjeuner n’est plus loin, tout le monde se retrouve tassé et entassé tant bien que mal dans les deux seules boutiques étroites. On vend de tout à la Bérarde. Des lames de rasoir ou des crèmes solaires voisinent avec les paquets de bonbons, le fil à coude et les confitures avec les livres de technique alpine, les grappes de raisin avec les chaussettes et les cordes de nylon. On peut même acheter un charmant petit chalet inoccupé pour un prix dérisoire avec pour prime les cimes zébrées de blanc, les vallons déserts, les murailles fauves, les clartés du ciel ! Les touristes se jettent sur les souvenirs, les campeurs viennent chercher leur viande ou leur pain retenus à l’avance. C’est l’affolement, la bousculade. De gros souliers écrasent des orteils sensibles dans une bonne humeur générale (pas toujours).


L’épicerie à l’autre bout du village, est un peu moins fréquentée. Elle est tenue par la veuve d’un grand guide bien connu, petite vieille rabougrie par les dures années, les heures d’attente, les inquiétudes, une vie de labeur obscur. Je la vois nous dire de sa voix chevrotante : « mon mari, c’était un bien brave homme, un bon guide, bien prudent, vous savez. C’est triste de rester seule ». Ses mains tremblent en me tendant le pain d’épices. Elle recompte l’addition à voix haute en hésitant un peu.


Au bureau des guides, qui n’a pas dû changer depuis que nos arrière-grands-pères chassaient le chamois, un gros personnage vend des journaux. J’espère que ce ne sera pas lui qui nous mènera sur les cimes ! La vue des feuilles noircies d’écriture nous remet en mémoire bien des choses que nous nous hâtons d’oublier. Travail, clients, soucis de chaque jour, ne venez pas troubler notre douce quiétude.


Le pot d’edelweiss aux trois-quarts vide, déposé sur le sol devant la chapelle, et la sébile remplie de pièces de un nouveau franc, témoignent de l’ardeur des visiteurs à s’emparer de ces fleurs symboliques. Rien ne vaut pourtant celles que l’on a cueillies soi-même.

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Quelle joie de les découvrir pour la première fois, nichées au creux de la roche, ou sur des escarpements inaccessibles. Près du glacier du Chardon, j’ai longé la base des barres rocheuses dans les herbes glissantes et les cônes d’éboulis. J’allais abandonner mes recherches lorsque j’ai aperçu un pied – huit fleurs penchées sur le vide – d’une grandeur extraordinaire, loin de ma portée. Je me suis hissée le long d’une dalle verticale en me tenant aux touffes d’herbes et à genoux sur un petit replat, les ai cueillies précieusement, brin par brin pour ne point en arracher la racine. Elles sont là parmi tous les souvenirs que j’aime, mais rien ne pourra remplacer la vision de ces fleurs fraîches épanouies, se balançant sur un fond de ciel bleu.


J’espère que ces quelques lignes vous convaincront des merveilles de l’Oisans et que l’année prochaine vous irez tous à la Bérarde.

Ah non ! Pitié pour les nuits dans les refuges. Pour accéder au bat-flanc supérieur et y trouver place, cela deviendrait bien du VI sup …

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La montagne c’est bien beau, mais j’ai quand même failli y laisser ma vie !
Voir ces liens :
http://danae.unblog.fr/tag/montagne/
http://danae.unblog.fr/tag/montagne/page/2/

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