Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'montagne'

Refuge de la Charpoua – je pouvais mourir, je ne souffrais pas, c’était déjà le paradis (2/2)

Posté : 20 mars, 2013 @ 7:50 dans montagne | 27 commentaires »

 l'alouette 3 de la gendarmerie

 

Une pluie diluvienne se met à tomber avec la nuit venant et traverse nos impers. De l’eau glacée dégouline dans mon cou et trempe peu à peu tous mes vêtements. Je grelotte, je crois que je vais mourir, la nuit est éternelle. Au petit matin je suis tout étonnée d’être encore vivante. On se fait chauffer une demie tasse de café avant de repartir. Tout compte fait nous décidons de retourner au col pour descendre la paroi que nous connaissons. Des grêlons nous cinglent les joues comme autant de petites épingles. Je n’arrive plus à parler tant mes lèvres sont gelées.

 Mauvaise surprise, la paroi est verglacée. Nous nous disputons pour un rien et commençons à descendre sans être encordés,  jusqu’à ce que l’un de nous tombe et s’ouvre le genou.

Nous nous encordons. Après un rappel de 40 mètres  la corde reste bloquée et il faut remonter pour la décoincer. Au bout de la journée nous ne sommes qu’à mi-chemin du refuge, nous n’avons descendu que 300 m de paroi.

 Il nous faut bivouaquer une seconde fois. dans nos vêtements trempés, assis sur les cordes, les pieds dans le vide, éclaboussés de flocons de neige poussés par le vent.

 La nuit est très longue sans rien dans le ventre, sans dormir, nuit passée à remuer les orteils, à essayer de réchauffer les mains sous les aisselles et à élaborer quelque prière vers le ciel pour qu’il ne nous abandonne pas. Là je me suis dit, puisque je ne suis pas morte la nuit dernière, je vais bien tenir encore pour celle-ci ! Le petit matin arrive enfin mais toujours pas de soleil pour nous réchauffer.

Grâce à notre réchaud, nous faisons fondre de la neige pour boire quelques gouttes de nescafé avant de repartir. Nous nous assurons à tour de rôle, nous dormons debout et il faut faire très attention à cause de la glace sur le rocher dont la difficulté est passée de 3 à 4 ou 5.

Pour atteindre la rimaye qu’il faut traverser, on fait un rappel de 25 m. Je ne peux plus plier mes doigts dont les extrémités sont déjà bleuies, la peau est décollée par endroits et je ne peux plus parler.( J’aurai les doigts gelés au deuxième degré, au troisième on coupe).

Dans la soirée, nous arrivons au refuge où il n’y a plus personne puisqu’il fait mauvais temps depuis deux jours. Nous nous étendons chaudement sous les couvertures, mes doigts entourés de coton trouvé dans la pharmacie. Aucune provision à part deux sucres découverts sur une table. Pour boire, on fait fondre de la neige.

Le lendemain, donc le quatrième jour, celui de nous en meilleure forme se décide à tenter la descente jusqu’à Chamonix pour prévenir les secours, notre vie en dépend. Il n’y avait pas de téléphone portable en ce temps là.

J’étais si épuisée et en même temps j’étais si bien allongée, plus aucun besoin, plus aucune souffrance, j’étais presque déjà au paradis et j’aurais pu mourir là, bienheureuse, je suis sûre. Etranges sensations. 

Mais la vie m’a retenue, surtout quand vers 17 heures j’ai entendu l’hélicoptère, l’alouette 3 de la gendarmerie qui venait nous chercher avec ses sauveteurs si dévoués  et à qui va toute ma reconnaissance. Mes compagnons, plus robustes sans doute, s’en sont sortis presque indemnes.

Après cette malheureuse expérience, j’ai fait de grandes et belles courses, toujours réussies avec des guides, comme la traversée du Mont Blanc et de la Meije.

 

 

 

 

Chamonix – des boules de feu tombent du ciel (1/2)

Posté : 17 mars, 2013 @ 7:10 dans montagne | 20 commentaires »

Il s'en est fallu de peu que ce soit ma dernière photo !

Il s’en est fallu de peu que ce ne  soit ma dernière photo

 

Sur le journal le parisien en ces derniers jours d’août 1963, on pouvait lire : » des alpinistes pris par le mauvais temps dans le massif des Drus, redescendus en hélicoptère jusqu’à l’hôpital de Chamonix ».

Ma mère, dans la région parisienne,  étant justement sortie pour faire quelques courses, rencontre une amie qui venait de lire le journal et lui demande de mes nouvelles.  La pauvre fut aux cent coups et je m’en veux encore de lui avoir fait cette émotion.

Si je décris cette histoire, c’est pour insister sur le fait que la montagne ne pardonne aucune erreur et à l’âge de 28 ans, j’ai eu bien de la chance de m’en sortir.

Nous sommes partis à six sans guide, sans vraiment nous connaître et j’étais la seule femme. La météo était bonne pour les deux jours prévus.  Parmi nous il y avait de vrais grands costauds qui avaient quelques notions d’alpinisme. Pour ma part j’avais fait ma première ascension avec un guide à l’aiguille du Moine, ascension réputée facile.

Nous devions du refuge de la Charpoua atteindre le refuge du Couvercle en passant par un col situé sur l’arête ecclésiastique non loin du Cardinal.

(Je vais employer le présent pour mieux situer l’action.)

Nous sommes bien équipés, cordes, piolets, crampons, réchaud et vestes de duvet. La traversée de la mer de glace se passe bien mais pour trouver le départ du semblant de sentier sur l’autre versant (ce n’est pas comme actuellement où un grand rond blanc signale l’endroit des échelles) nous nous perdons plusieurs fois et remontons des moraines en déclenchant sur nous-mêmes des avalanches de cailloux.

 Enfin nous atteignons le gros rognon rocheux et cinq heures après le vieux refuge en bois non gardé à cette époque. Il est bondé et après une mauvaise nuit, c’est un tel brouhaha le matin  que nous attendons le départ des cordées pour nous préparer à notre tour. Ce n’est que trop tardivement vers huit heures que nous commençons l’ascension du glacier  puis l’escalade de la paroi de 600 mètres relativement facile qui nous attend.

L’ascension sans se presser nous ayant pris pas mal de temps, nous arrivons au col en fin d’après-midi. Pas de problème, le refuge du Couvercle est en vue en bas de barres rocheuses, mais comment faire pour l’atteindre ? Une large plateforme s’offre à nous et nous décidons de bivouaquer là, nous avons quelques provisions. Nous chercherons demain la voie la meilleure, le refuge n’est pas loin.

Nous sommes à 3.500 mètres face à un immense cirque grandiose. Voila que subitement le ciel se couvre, l’orage arrive avec une vitesse foudroyante, des éclairs zèbrent les nues et stupéfaits nous voyons tomber des boules de feu autour de nous. Heureusement nous avions éloigné les piolets.

 

Chamonix et sa vallée (17/17) Col des Montets – lac vert

Posté : 14 mars, 2013 @ 8:46 dans FRANCE, montagne | 23 commentaires »

Chamonix et sa vallée (17/17) Col des Montets -  lac vert dans FRANCE g-6Le col des Montets

Il ne faut pas manquer d’aller au col des Montets visiter le chalet des aiguilles rouges qui est tenu par une association pour la protection de la flore et de la faune.

Il y a plusieurs salles avec des vidéos projetées, des animaux naturalisés, un laboratoire où l’on peut se croire chercheur avec des microscopes à dispo .

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 Un sentier de découverte d’environ un kilomètre part auprès et on vous prête une brochure avec tous les noms des plantes à découvrir.

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 L’endroit est très joli et bien sûr les plantes sont différentes selon la saison. Une belle balade !

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Le lac vert

Il se situe pas loin de Plaine Joux. Il est agréable d’en faire le tour. L’eau est d’un vert profond et s’y reflètent pierres blanches, sapins et montagnes pendant que des libellules bleues volettent au-dessus.

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Ainsi se termine ce petit tour d’horizon, certes incomplet,  autour d’un endroit qui reste dans mon coeur, la vallée de Chamonix !
J’espère que vous aurez aimé vous aussi !

 Dans les prochains jours, vous aurez encore deux articles qui vont parler de mon imprudence sur les cimes .
 Hélas tout ne peut être toujours réussi, la montagne est dangereuse et combien y ont perdu leur vie…

Chamonix et sa vallée (16/17) le lac blanc

Posté : 11 mars, 2013 @ 8:36 dans FRANCE, montagne | 22 commentaires »

Chamonix et sa vallée (16/17) le lac blanc dans FRANCE f-104-copierLe lac blanc

C’est une balade côté des aiguilles rouges qui permet d’avoir la vue sur toute la chaîne du Mont Blanc quand elle n’est pas dans les nuages !

 

 

Il faut prendre le premier téléférique du matin pour monter à la Flégère, et continuer par le télésiège de l’Index .

 De là un panneau indique 1h15 de parcours mais comme je ne vais pas vite, je mettrai 1h 3/4.


Il faut suivre les points rouges sur les rochers et traverser pas mal de caillasses mais cela en vaut la peine.

 L’arrivée est magnifique avec la vue que l’on découvre au dernier moment sur le premier lac (car il y en a un second par derrière qu’il faut aller voir aussi). Les photos parlent d’elles-mêmes.

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Un petit chalet se trouve là à point pour y déguster une tarte aux myrtilles.

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Pour le retour, on peut reprendre le chemin de l’index mais il y a pas mal de montées. On peut aussi choisir de descendre directement sur la Flégère (500 mètres de dénivelés) cela change de l’aller et la vue est plus belle !

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Chamonix et sa vallée (15/17) le parc Merlet

Posté : 8 mars, 2013 @ 8:37 dans FRANCE, montagne | 28 commentaires »

Le Parc animalier Merlet

Chamonix et sa vallée (15/17) le parc  Merlet dans FRANCE d-1

 

Sur les hauteurs des Houches, dans un cadre somptueux, à 1.500 mètres d’altitude face à la chaîne du Mont-Blanc, se situe le parc animalier Merlet.
Pour l’atteindre on doit s’arrêter à un parking assez loin de l’entrée et ensuite il faut grimper la route pentue, c’est un peu comme un chemin de croix, on peut s’arrêter aux stations où des panneaux donnent des explications sur l’environnement !

 

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 ces deux photos sont de mon amie Clarisse Cordée que je remercie

 

 On y rencontre des animaux de montagne en semi liberté, bouquetins, cerfs, chamois, daims, lamas de la Cordillère des Andes , marmottes et mouflons.

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On peut se promener et découvrir les animaux de près car ils sont peu farouches.

 

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 Les bouquetins font même un peu peur avec leurs cornes dont celles du mâle peuvent atteindre un mètre

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Les marmottes sont rigolotes (tiens ça rime) quand elles ne dorment pas

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et le lama est un être à part, cracheur et connu pour son sale caractère. Il adore se promener entre les tables et plonger le nez dans les assiettes,

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car je ne vous ai pas dit, mais il y a une petite auberge où l’on peut se reposer et boire un verre face au splendide panorama.

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Chamonix et sa vallée (14/17) le Signal Forbes

Posté : 5 mars, 2013 @ 8:42 dans FRANCE, montagne | 18 commentaires »

Le signal Forbes

Pour aller au Signal Forbes, il faut emprunter au départ du Montenvers le sentier qui part après l’hôtel ,
surplombe la mer de glace et monte progressivement dans une jolie forêt de bouleaux et de mélèzes.

 Chamonix et sa vallée (14/17) le Signal Forbes dans FRANCE b-14

 La montée se poursuit assez raide par des marches de pierres avec de jolies échappées .

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Forbes était un physicien écossais  qui s’est intéressé à la glaciologie et à la sismologie.

 Le sommet atteint à 2.204 mètres, on est surpris par tous ces cairns qui le recouvrent. Des pierres amoncelées, des flèches, des piques posées ça et là.

 

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Ici est un spot magnifique avec vue à 360 degrés. Que la montagne est belle et qu’il fait bon s’arrêter pour un pique-nique bien mérité au soleil.

 On peut repartir par le balcon sud de Chamonix jusqu’au Plan de l’Aiguille où une benne vous redescend.

 

Chamonix et sa vallée (13/17) le Montenvers

Posté : 2 mars, 2013 @ 8:55 dans FRANCE, montagne | 23 commentaires »

Le petit train rouge du Montenvers débarque sa cargaison de touristes et de grimpeurs .

Chamonix et sa vallée (13/17) le Montenvers dans FRANCE cham-1-135

 On peut aller voir la grotte en glace qui est creusée chaque année à un endroit différent car le glacier recule.

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La vue est superbe sur la mer de glace, les aiguilles de Chamonix, avec au fond les Grandes Jorasses et là tout près l’aiguille du Dru qui semble nous défier, s’élançant vers le ciel d’une seule portée.

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« Ciel sans nuages. 30 juin 1982. 13 heures.
Christophe Profit, 21 ans, entreprend une ascension qui va marquer l’histoire de l’alpinisme : la face ouest des Drus.
1.100 mètres de paroi verticale en solo et en libre, soit sans crampons, sans corde d’assurage et sans étriers.

img_0394photo du net

 

16h 10. Christophe est au sommet.

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photo du net

Trois heures dix de montée, une vitesse moyenne de 300m/h. Une grande première, un exploit spectaculaire »
(A la conquête du Mont-Blanc – Yves Ballu)

 

Chamonix et sa vallée (12/17) au village du Tour

Posté : 27 février, 2013 @ 8:39 dans FRANCE, montagne | 18 commentaires »

Les vaches au village du Tour

Un jour de beau temps, nous sommes parties ma fille, une amie et moi, avec l’idée de photographier les vaches et leurs clarines dans les alpages de la vallée.

 Pas de chance, depuis la route, point de vaches à l’horizon !

 Un petit arrêt à Vallorcine fut le bienvenu à l’auberge des trois ours très sympa pour déguster une tartine fromagère.
Puis c’était évident qu’ une petite sieste après le repas serait bien agréable,

et nous choisissons de nous installer dans une prairie du village du Tour auprès d’un ruisseau qui court chantonnant sur les galets.

Chamonix et sa vallée (12/17) au village du Tour dans FRANCE f-108

 

Au bout d’un moment, alors que nous étions étendues nonchalamment dans l’herbe au milieu des pâquerettes,

BRANLE BAS DE COMBAT, nous nous levons précipitamment, rassemblant nos affaires éparses,

c’est qu’un troupeau de vaches et de magnifiques et impressionnants taureaux,
dans une cacophonie de clarines,
ont envahi le pré se dirigeant vers  nous et la rivière pour s’abreuver.

 

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 Après la peur de l’instant, nous avons pu profiter du petit miracle de voir et photographier de près ces superbes animaux.

En repartant nous nous attardons à admirer les maisons fleuries et la jolie fontaine.

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Chamonix et sa vallée (11/17) le téléphérique de l’Aiguille du Midi

Posté : 24 février, 2013 @ 8:26 dans FRANCE, montagne | 17 commentaires »

Le téléphérique de l’aiguille du midi

Chamonix et sa vallée (11/17) le téléphérique de l'Aiguille du Midi dans FRANCE 0554

 

 représente un exploit technique qui vous mène à 3.842 mètres d’altitude.

Là- haut il fait froid, le dénivelé trop rapide vous fait bourdonner les oreilles mais le spectacle est le plus beau qu’on puisse imaginer quand, suspendus aux minuscules nacelles, vous allez jusqu’à la pte Helbronner en survolant les glaciers striés de crevasses dans lesquelles on n’aimerait pas tomber.

 Ici les touristes ont la chance de pouvoir contempler le spectacle réservé habituellement aux seuls alpinistes et skieurs de la vallée blanche.

funivia_ghiacciai_vallee_blanche-copier dans montagne

photos du net

C’est de là que l’on part pour le refuge des Cosmiques, ou bien pour le Mont Blanc.

Au départ la descente se fait sur une crête de neige si étroite et pentue que si l’un tombe, l’autre encordé doit aussitôt sauter de l’autre côté (dans le vide !).
J’ai emprunté un jour cette arête midi-plan pour atteindre l’aiguille du Plan ! C’est très impressionnant.

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 photo perso

Chamonix et sa vallée (10/17) au refuge du Couvercle

Posté : 21 février, 2013 @ 8:35 dans FRANCE, montagne | 19 commentaires »

En parlant de refuge du couvercle,

Chamonix et sa vallée (10/17) au refuge du Couvercle dans FRANCE anc_couv

 

 j’avais voulu y emmener mon dentiste alors âgé de 70 ans et sa jeune femme. Mes enfants étaient de la partie.

Ce refuge est à quelques heures de marche du Montenvers, il faut remonter la mer de glace et grimper les échelles des Egralets.
 L’ancien abri se trouve sous une énorme pierre, d’où son nom. 

Tout s’était bien passé alors qu’au retour sur le glacier, mon ami a fait une chute dans une crevasse remplie d’eau glacée.
Il avait cru voir le sol car quelques gravillons surnageaient.
Son chapeau tyrolien tout beau avec une plume surnageait lui aussi.
Sa femme resta figée alors que notre pauvre homme se démenait pour attraper le piolet qu’aussitôt nous lui avons tendu.

 Aussi étonnant que cela puisse paraître, de le voir sorti de l’eau, s’ébrouant comme un chien, après l’émotion du moment, le rire nous prît . Le pauvre pris d’une envie pressante, n’arrivait plus à ouvrir la fermeture éclair de sa veste engluée de boue.

Enfin l’histoire se terminât  à l’hôtel du Montenvers pas trop loin heureusement, bien au chaud devant la cuisinière au-dessus de laquelle vêtements, billets de banque et chaussettes ont séché en une nuit . Je ne crois pas me rappeler qu’il ait attrapé un rhume !

 

 

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