Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'MALI'

Le groupe Tadalat du Mali en concerts

Posté : 27 août, 2013 @ 7:38 dans MALI | 10 commentaires »

Ils sont cinq musiciens originaires du Mali, plus précisément du village d’Aguel’hoc.
Ils jouent un rock blues envoûtant, une musique qui transcende les épreuves.

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Je les ai rencontrés lors du festival mondial folk de Plozévet dans le pays bigouden.
 J’ai beaucoup aimé leur musique qui me rappelle d’intenses moments au Sahara autrefois lors de fêtes touarègues.

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Ils ont eu beaucoup de succès pendant leurs concerts, dont les plus jeunes étaient les plus fervents admirateurs comme vous pouvez le constater.

 Ils ont fait danser la foule venue pour les voir et en fermant les yeux on aurait pu entrer en transe !

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J’ai eu droit au petit verre de thé traditionnel offert avec un beau sourire !

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Un forgeron, venu d’un camp de réfugiés maliens en Mauritanie, transformait sous nos yeux des couverts en argent  pour en faire de jolis bijoux.

 

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 .

Eux les berbères du Sahara préfèrent qu’on les appelle « tamasheq » terme qui désigne leur langue et aussi leur alphabet dit « tifinagh », plutôt que touareg, mot arabe signifiant « abandonnés des dieux » .

Souhaitons-leur tout le succès qu’ils méritent et un bon retour dans leur pays !

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Voir mon premier article sur Les Tadalat à ce lien :
http://danae.unblog.fr/2013/04/12/mali-ma-traversee-du-nord-au-sud-5bis-un-groupe-de-musique-originaire-daguelhoc/

Pour écouter leurs clips : http://www.jukebox.fr/tadalat/

Mali, ma traversée du nord au sud (12/12) départ vers Ansongo

Posté : 4 mai, 2013 @ 7:33 dans MALI | 19 commentaires »

Le fleuve par endroit est large d’au moins cinq cents mètres. Les pirogues circulent au milieu d’îles verdoyantes.

 Les noirs sortent des cases aux murs et aux toits de paille tressée, agitant vigoureusement leurs bras pour saluer ces voyageurs blancs qui passent.

 C’est au Mali que nous avons reçu le meilleur accueil et nous en sommes émus. Nous avons l’impression d’être pour le moins Président de la République tant nous devons serrer de mains tendues et répondre aux sourires à chaque arrêt.

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Région riche en girafes parait-il. Nous cherchons mais sans succès à voir un long cou dépasser de la tête d’un arbre.

 En fin d’après-midi nous nous heurtons à une grosse difficulté du parcours : une rivière qui coupe la piste sur quatre mètres de large. A pied nous traversons le gué pour juger de sa profondeur, une cinquantaine de cms. Gabriel passe la première voiture pendant qu’angoissés nous suivons l’opération des yeux. La nuit commence à tomber. Je me poste derrière un mimosa sauvage, prête à photographier l’exploit renouvelé avant que le rond du soleil qui se reflète dans l’eau au travers de branchages morts, ne se noie complètement. Malheureusement nos compagnons n’arrivent pas et les moustiques font de sérieux piqués sur nos mollets nus, ce qui nous oblige à une danse folklorique d’assez curieux effet.

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La voiture de Michel fonce entre deux gerbes d’eau qui inondent l’intérieur (à l’étape, un léger coup de marteau donné sur le dessous de l’auto le perforera et permettra l’écoulement de l’eau). Dans la nuit noire et fiers de notre expérience, nous continuons à patauger sur une piste transformée en lac.

Il est temps de trouver un emplacement de bivouac. Des yeux de chats sauvages brillent à la lueur des phares. Au hasard nous obliquons dans la brousse. Installation du camp. Ceux de la voiture de Monique sont encore sous le coup de l’émotion d’avoir vu trois girafes à moins de six mètres. Nous sommes désespérés d’avoir raté le spectacle mais le lendemain nous en verrons un troupeau tout entier courant dans la savane d’une démarche semblable à un ballet. Il est interdit de les chasser même pour la queue qui est un trophée.

Nous sommes la proie d’une myriade de moustiques malgré le phtalate de méthyle dont nous nous aspergeons. Dîner rapide et fuite vers les tentes.

En conclusion de nos petites aventures sans importance,
j’apporte le dernier point de la situation dramatique de ce pays en ce début 2013,
écrit par Yves Belleville dans la revue de l’amicale saharienne « la rahla » : 

« La famine fait rage, les criquets pèlerins se développent, la sécheresse est intense, les approvisionnements de base ne sont plus assurés et des centaines de milliers de maliens ayant fui les zones de combat sont dans la nature : on parle de 160.000 déplacés au Mali même et de 180.000 dans les camps situés dans les pays riverains. »

Et que dire de la désolation de voir des monuments sacrés, des livres précieux, conservés depuis des siècles, détruits comme à Tombouctou, la ville mythique où pénétra René Caillié en 1828 !

Souhaitons que ces gens retrouvent leurs lieux de vie et leur pays en paix !

Demain nous entrerons au Niger…

Mali, ma traversée du nord au sud (11/12) arrivée à Gao

Posté : 1 mai, 2013 @ 7:34 dans MALI | 19 commentaires »

 

Une bonne heure plus tard, nous pénétrons dans une ville grouillante, Gao capitale du Mali.

Arrêt obligatoire au poste de contrôle de police, remplissage laborieux en double exemplaire des fiches de renseignements et garde à tour de rôle des voitures.

Des enfants déchiffrent péniblement les noms des pays écrits sur les 404. Certains portent sur la tête des plateaux contenant des fruits ou légumes qu’ils nous proposent. Les marches du poste sont envahies par une multitude de noirs assis à l’ombre d’une véranda. En face, c’est la librairie qui ne vend presque uniquement que les œuvres de Mao et les pensées marxistes.

Nous traversons le marché et  nous égaillons dans la ville chaude, si chaude, que je me mets la tête carrément sous un robinet public 

 Un spectacle est très coloré, celui des bords du fleuve où les pagnes lavés s’étendent en larges taches multicolores.

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photo du net

 Des flamboyants ornent les façades blanches des rares habitations de style européen.

 Nous nous affalons dans d’immenses fauteuils à l’ombre reposante du salon du restaurant devant de grands verres de jus de mangues sans arriver à être désaltérés. Effort méritoire de remplir quelques cartes postales (qui arriveront dix jours plus tard que celles envoyées de Niamey trois jours après ). On se met à table devant une nappe blanche, luxe inusité. Poulet, couscous et capitaine, ce délicieux poisson à la chair fine et savoureuse, qui peut atteindre la taille d’un homme.

 Au sortir de ce bon repas, nous pensons que la chaleur a doublé surtout quand il faut pénétrer dans les voitures fermées qui ont mijoté en plein soleil.

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Nos avons bien mérité ce magnifique coucher de soleil sur le fleuve !

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Mali, ma traversée du nord au sud (10/12) en route pour Gao

Posté : 28 avril, 2013 @ 7:42 dans MALI | 19 commentaires »

Vers dix heures du matin, nous partons, grâce à Gabriel qui a rechargé les voitures à son idée ce qui fait que nous ne retrouverons plus rien.

Adieux touchants au gardien qui demande qu’on lui envoie des médicaments.

 A peine le seuil du fort franchi, une nuée d’enfants accompagne les voitures en agitant les mains, courant jusqu’à n’en plus pouvoir, c’est du délire. Il faut le vivre pour comprendre combien c’est émouvant. Nous leur lançons des poignées de bonbons.

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photo du net

La piste longe d’un côté le Niger et de l’autre des dunes de sable d’où émergent quelquefois un chamelier ou des cavaliers coiffés de curieux chapeaux chinois montant de fougueux petits chevaux marrons.

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la caravane de sel de Taoudeni
arrivée au port de Bamba

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 Elle coupe en son milieu un marigot bleu encadré d’herbe verte. Campé sur un roseau, un oiseau pique bœuf se tient immobile, d’une blancheur immaculée.
Cris d’admiration suivis d’exclamations dépitées. Gabriel refuse tout arrêt prétextant que nous en verrons d’autres. Hélas nous n’en reverrons plus.

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 La route sablonneuse est bordée par instants de palmiers roniers d’où s’échappent à notre passage des nuées de cigognes vers le ciel bleu pâle.

Mali, ma traversée du nord au sud (9/12) les bords du Niger

Posté : 25 avril, 2013 @ 9:12 dans MALI | 16 commentaires »

Une heure pour dire adieu à Bourem. Nous parcourons une dernière fois le sable de ses ruelles, croisant des écoliers ou quelque cavalier matinal, des femmes chargées d’enfant sur le dos, de cuvettes fleuries sur la tête et de marmites métalliques à bout de bras.

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 Nous longeons les rives du Niger jusqu’à un endroit solitaire où les falaises roses plongent en pente douce vers le fleuve, animées par des chèvres ou quelques oiseaux.

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photo du net

 Montant sur ces collines, nous dominons les constructions de style soudanais et jetons des regards indiscrets à l’intérieur des cours où les femmes s’affairent.

 Des hommes vont à l’abattoir et nous retrouvons une partie de ces dames, devinez où : à l’école où elles se rendent avec ardeur trois fois par semaine pour apprendre à lire.

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Un grand garçon sympathique de seize ans nous escorte. C’est lui qui dirigeait les chœurs hier soir, il a revêtu une djellaba bien propre vert pâle et ornée de broderies blanches. Il me dit : «  Moi, je suis tellement content de te voir, je t’aime trop,  je voudrais que tu me donnes une montre ! ». Touchée malgré tout par sa gentillesse un peu intéressée, je lui ai envoyé deux mois plus tard un billet de 5 francs dans une lettre pour qu’il le change à la poste et achète des timbres pour m’écrire et me dire le cadeau qu’il aimerait. Je n’ai jamais reçu de réponse.  Par contre plusieurs de ses camarades m’ont écrit espérant pareille aubaine.

 Une jolie petite touarègue nous séduit par son sourire. Nous n’avons qu’un chewing-gum à lui offrir.

Mali, ma traversée du nord au sud (8/12) nuit au fort de Bourem

Posté : 22 avril, 2013 @ 7:36 dans MALI | 25 commentaires »

Nous visitons le village, d’abord les rives du fleuve où glissent des pirogues, puis le marché modeste où les marchands se tiennent assis à l’ombre d’une peau de bête tendue sur des bâtons.

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Les enfants reviennent de l’école, leurs cahiers sur la tête. Ils veulent bien chanter pour nous, mais oui, frère Jacques et aussi l’hymne du Mali. Nous enregistrons et jouons au sorcier qui fait sortir les voix de la petite boîte. Ils en sont médusés.

Dans une épicerie nous achetons de la bière venue de Pologne à un prix horrifiant, mais nous avons si soif.

 Nous extériorisons notre admiration devant une femme noire pour ses vêtements de couleurs si harmoniques et elle nous répond en me regardant (moi qui suis en short) « Oh non ce n’est pas bien, toi tu as la belle tenue » avec un air d’envie.

 Aux abords de la ville et tout autour du fort, les nomades ont établi leurs tentes en peau de chèvres. Profitant des derniers rayons du jours, les femmes pilent le mil. Au fort, les jeunes noires lavent notre vaisselle et préparent notre dîner. Celui-ci sera copieux avec toutes les conserves dont il faut s’alléger, cassoulet, ragoût de chèvre, fruits au sirop .

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Chacun choisit selon ses goûts l’endroit où il va s’endormir. J’élis domicile sur la terrasse supérieure.
Demain matin, nous serons en place pour le lever du soleil. Il fait chaud et nous dormons en maillot de bain. La nuit nous semble douce, caressée par la brise, bercée par les tam-tams.

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Mali, ma traversée du nord au sud (7/12) Bourem baignade dans le Niger

Posté : 19 avril, 2013 @ 7:21 dans MALI | 22 commentaires »

Vers les trois heures de l’après-midi, nous arrivons en vue de Bourem et d’un immense fleuve, le Niger.
C’est plus émotionnant qu’une arrivée au bord de la mer. Nous pleurons de joie de revoir l’eau et la verdure, et le soir un beau coucher de soleil.

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photo du net

Bourem n’est qu’à 300 kms de Tombouctou, c’est une ville étonnante bordée d’un côté par le Niger et de l’autre par les sables du désert.

photo du net

 Le gîte d’étape, c’est le fort dans lequel nous débarquons et où, au milieu des poules, nous serons à l’abri des intrus.

 

Nous vidons les voitures entièrement. On se croirait au marché aux puces.

Gabriel apporte un cadeau à la fille du gardien, une belle et jeune noire, à laquelle il avait promis lors d’un voyage précédent, un soutien gorge ! Je me demande s’il va lui essayer ! Le fort est pris d’assaut par les enfants curieux mais le gardien veille et les chasse.

Gabriel nous propose une baignade dans le Niger et nous acquiesçons sauf les docteurs qui, avec probablement juste raison, craignent la bilharziose et autres maladies.

 Nous enfilons nos tenues de bain. Bien nous en prend. Nous pensions trouver un petit coin idyllique où nous serions seuls et au lieu de cela quel est notre étonnement de voir que le bain proposé a lieu en plein milieu de la ville avec la population entière pour nous regarder.

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 Six têtes blanches qui sortent d’une eau douteuse où flottent parfois quelques crottes, c’est un spectacle amusant pour les noirs qui rient franchement en montrant leurs jolies dents blanches . Nous avons à peine la place de nous tenir debout pour nous rhabiller. Ils nous encerclent souvent perchés sur des sacs de sorgho pour mieux nous voir et nous admirer !

Mali, ma traversée du nord au sud (6/12) Aguelhoc Kidal Bourem

Posté : 16 avril, 2013 @ 7:40 dans MALI | 15 commentaires »

Le lendemain matin, nous avons des spectateurs pour notre toilette et notre petit déjeuner.

Mali, ma traversée du nord au sud (6/12) Aguelhoc Kidal Bourem dans MALI aguelhoc1

D’un côté les hommes avec leurs chèches qui déteignent en bleu sur leurs visages, leur grande robe serrée à la taille et leurs spartiates, assis par terre nous regardant muets et dignes,

 de l’autre les femmes vêtues de voiles noirs accotées aux voitures et tenant dans leur bras des bébés nus.

 Yolande sort de sa tente en petite tenue devant les touareg impassibles ! Des enfants chapardeurs nous approchent de trop près et un homme âgé court après eux un bâton à la main. Nous ouvrons l’œil sur nos couverts.Mon chèche a disparu et a réapparu.

 Les chèvres grimpent dans les arbustes pour manger les feuilles.

 Avant le départ, je fais la distribution de bonbons et d’épingles de nourrice. Avec une poignée énergique, ils m’arrachent tout des mains sans s’occuper s’ils se piquent ou pas les doigts. Je vais être couverte de bleus. Il faut prendre garde de ne pas les exciter car ils se déchaînent facilement dans une hystérie collective.

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 Cependant, ils sont charmants, souriants, ils nous aiment … trop ! 

Nous reprenons la piste après des adieux touchants.

Faisant un petit détour par Kidal, nous découvrons avec stupéfaction un curieux prisonnier.
Un habitant a un crocodile dans sa maison depuis 1945
et à l’entrée on peut découvrir une petite affiche quémandant une aumône pour la visite !

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clic pour agrandir 

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Retour à la piste. 

Rencontre d’un camion, le moteur démonté, en panne depuis huit jours, ses conducteurs attendant patiemment une aide problématique.

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 A un poste de police, nous distribuons des médicaments contre le palu et les amibes. Un pauvre diable nous consulte au sujet du mal qu’il ressent dans la poitrine quand il est constipé !

 Il fait très chaud, et pour déjeuner nous cherchons l’ombre d’un arbre pouvant abriter quatorze personnes. Nous sommes si assoifés que nous allons jusqu’à boire le jus des boîtes de haricots !  Nous cherchons le pain, en vain, il est resté chez les touareg, mélangé par mégarde aux cadeaux qu’on leur destinait. Consolation, il n’est pas perdu pour tout le monde, et nous avons des biscottes.

Mali, ma traversée du nord au sud (5bis) un groupe de musique touarègue originaire d’Aguelhoc « TADALAT »

Posté : 12 avril, 2013 @ 7:17 dans MALI | 30 commentaires »

Pensez à prendre des nouvelles de TADALAT en suivant leur actu sur leur facebook, nous sommes de plus en plus nombreux à saluer leur talent. Ils sont en train d’enregistrer leur nouvel album, à PONTIVY? en Bretagne, et enchainent concert sur concert, grâce à leur 1ère tournée européenne.
Magnifique aventure humaine à partager autour de vous !    

 

Vive la musique pour la Paix et contre l’amalgame et l’oubli !

 

TADALAT (Verdure-Pâturages-Espoir en tamasheq), est un groupe touareg
créé par deux amis d’enfance originaires d’‘Aguel’Hoc/Kidal: Oumar Badi et Aboubacrine ag Mohamed.

Enfants, ils se partageaient à tour de rôle la seule guitare de la Maison des jeunes du village.

Mali, ma traversée du  nord au sud  (5bis) un groupe de musique touarègue originaire d'Aguelhoc

petit clic pour agrandir

Au cours des années, les deux amis se séparèrent à la recherche de leur rêve: Jouer la guitare.

Les deux jeunes travaillent avec divers groupes régionaux pour acquérir une expérience leur permettant de réaliser leur rêve. En 2008 ils se retrouvent pour reprendre l’histoire de leur groupe.

Encouragés et aidés par leur fan-club, les TADALAT ont accueilli de nouveaux passionnés de guitare et percussion.

Héritiers de la ‘’Révolution des guitares’’ des Tinariwen et issus de la florissante pépinière régionale de Kidal (Nord-Mali) ils sont les ambassadeurs de l’identité touarègue malienne en véhiculant des messages de paix et de l’unité.

Leur musique, inspirée de leurs aînés régionaux, s’inscrit dans une mouvance métissée enrichie par les échanges et l’ouverture au monde moderne.

Elle porte l’empreinte forte du désert, celle qui marque ses habitants.

Nourris par une culture très enracinée, entre tradition et modernité elle évoque leur société et puise sa singularité dans les réalités de la vie quotidienne des sahariens. Leur poésie s’inspire largement des musiques et chants traditionnels venus des temps reculés et du fin fond du Sahara.

Très sensibles aux origines de cette musique, ils la font revivre en la revisitant, en apportant des sonorités et arrangements plus modernes. Chantant en français et en tamasheq, leur langue maternelle, véritable marque identitaire de tout leur Peuple, les TADALAT veulent s’ouvrir au monde en lui faisant découvrir et partager leur Culture saharienne et musicale.

Véritable passerelle entre l’occident et le monde touareg nostalgique de ses grands espaces de liberté, leur musique oscille entre blues, rock du désert et les rythmes frénétiques des soirées sahariennes étoilées.

« Prix de la Révélation 2012 du Festival Au Désert », les TADALAT mènent le combat à travers leur musique pour soutenir toute leur communauté qui se trouve aujourd’hui en difficulté suite aux conflits armés déclenchés au Mali en début 2012.

Ce groupe musical talentueux doit venir en France et espère animer différents festivals.
Si vous êtes intéressés et prêts à les encourager, vous pouvez leur écrire à l’adresse sur l’affiche. 

Pour écouter leur musique, c’est à ce lien : http://fr.myspace.com/groupetadalat

 

Pour ceux qui aiment leur poésie…            et leur musique.
En attendant de les rencontrer…

 

Traduction de la chanson « Ténéré »

Le désert est assoiffé, l’eau manque
On y vit une situation douloureuse qui fait mal au cœur
On suit les traces des animaux sauvages
Qui ne restent plus / vivent plus sous les arbres
Comme les biches dans leurs vallées
La soif, la faim, et l’envie de retourner dans sa vallée
Le désert est comme un être cher
Qui t’aime d’un amour douteux / faux / hypocrite

Traduction de la chanson Talgha (confusion)

Je suis dans une confusion sans issue
Sans remède, qui me plonge dans des pensées sans fond
Guidée par cette jeune fille au beau teint
A-t-elle jamais existé ? Où est-elle ?
Je suis perdu dans ces pensées depuis des jours
L’amour se mélange à tant de pensées
Vas lui dire que nous devons en sortir !
Elle a laissé des traces dans mon cœur
pour lesquelles il n’y a pas de remède.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mali, ma traversée du nord au sud (5/12) au campement touareg suite

Posté : 10 avril, 2013 @ 7:14 dans MALI | 18 commentaires »

 Gabriel, de retour, les calme en leur expliquant dans leur langue que nous voulons être tranquilles pour installer nos tentes et dîner et que nous irons les voir dans la soirée pour leur distribuer des cadeaux.

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je m’étais amusée à faire un petit croquis

 

 A titre de bienvenue ils veulent nous offrir un chevreau, mais nos âmes sensibles se refusent à voir sacrifier le gentil animal. Nous choisissons un mouton à l’air un peu bête et donnons quelque argent en échange. Puis ils nous l’ont cuisiné !

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photo du net

 Un jeune garçon nous apporte des jattes de lait de chamelles et reste sagement accroupi à nous regarder.

Après dîner, une délégation vient nous rendre visite et veut nous vendre épée, peaux de chèvres décorées, chasse-mouches et bijoux.

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Blonde et grassouillette, j’ai mon petit succès auprès des touareg. Je vaux quatre ou cinq chameaux.
J’ai un mari qui a le sens des affaires, il s’est trouvé une fiancée pour deux chameaux. Elle a de grands anneaux dans les oreilles et une clé travaillée en argent qui lui pend dans le dos. Le seul langage commun est le rire.

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 Nous nous amusons à les faire souffler sur nos lampes électriques pour les éteindre. C’est un tableau touchant de naïveté.

 Je décide de dormir à la belle étoile.

 

Belafia : au revoir. Tou fat : demain matin

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