Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'livres de voyages'

Extraits de « Paisible était le chant des dunes »

Posté : 24 octobre, 2014 @ 7:13 dans aa PAISIBLE ETAIT LE CHANT DES DUNES, livres de voyages | 22 commentaires »

Au Tassili n’Ajjer 

Nous atteignons enfin le haut du plateau et parcourons une interminable étendue plate recouverte de cailloux noirs, le reg, avant de découvrir au loin une forêt de colonnes et de petites tentes blanches auprès, oh surprise, d’un cyprès millénaire.

Au camp de Tamrit, à mille sept cents mètres d’altitude, le vieux Djébrine âgé de près de quatre- vingts ans nous salue amicalement en inclinant son corps de deux mètres de haut et touchant le bout de nos doigts en disant « labès ». Il a la peau blanche, le poil roux, l’œil d’un vieux renard, la réputation d’avoir été dans son jeune temps le plus grand coureur de jupons du Tassili. C’est un marcheur infatigable connaissant par cœur tous les recoins de son pays ayant servi de guide à toutes les expéditions.

 Sur des centaines de kilomètres carrés le plateau de Tamrit n’est qu’un vaste chaos d’aiguilles qui plantent leurs pointes au vif de la chair du ciel. Un monde minéral est là, sculpté par on ne sait quelle main délirante. Tapie dans l’ombre des grands rochers fauves, une guelta reflète le ciel bleu et l’ocre des pierres. La roche patinée par des siècles de soleil prend la couleur de l’or à cette heure crépusculaire.

 Nous longeons le fond d’un canyon encore dans l’ombre, défilé inquiétant évoquant le terrible coupe-gorge où furent massacrés les membres de la mission Flatters. De hautes colonne de quatre-vingts à cent mètres de haut font penser aux ruines d’une cité médiévale avec ses donjons, ses flèches d’églises, ses porches de cathédrales. Le soleil surgit au-dessus de l’horizon et dessine sur le sable des ombres d’un bleu transparent. Le vent chante dans les cannelures d’étranges orgues de pierre et agite les touffes vert tendre du drinn. Nous flânons merveilleusement contournant de gros bouquets d’herbes piquantes aux délicates fleurs violettes au nom savant d’artémisia judaïca et que je nomme l’herbe à chameaux, suçant un brin de fenouil sauvage ou humant certaines plantes odoriférantes. Il suffirait d’un peu de pluie pour que des milliers de fleurs surgissent en l’espace de quelques heures, miracle de la vie dans le désert.

Perdus dans le ciel d’Afrique 

Le DC 3 affrété spécialement pour notre groupe, après une escale à Sebha en territoire libyen, se dirige sur Bardaï au nord du Tchad. 

La monotonie des immensités sablonneuses et l’atmosphère surchauffée nous rendent un peu somnolents jusqu’au moment où nous sommes tirés de notre assoupissement par la voix des pilotes appelant à l’aide notre chef d’expédition. L’avion survole alors une zone montagneuse au relief tourmenté. De tous ces pics, quel est donc le Toussidé, l’unique point de repère pour situer l’oasis ? Suspense éprouvant. Nos pilotes le font durer vingt bonnes minutes, envisageant même d’atterrir dans un oued le temps de réfléchir … 

Enfin avec bonheur, nous apercevons la coulée verte de l’oasis de Bardaï, baissons d’altitude, frôlons de l’aile une montagne et atterrissons dans l’insoutenable luminosité du Tibesti, à l’heure où le soleil à l’aplomb darde ses rayons les plus chauds.

 

Photos de mon ouvrage « Paisible était le chant des dunes »

Posté : 21 octobre, 2014 @ 6:45 dans aa PAISIBLE ETAIT LE CHANT DES DUNES, livres de voyages | 25 commentaires »

 arbre ténéré 1969 (Copier)   Je suis sur l’arbre du Ténéré en 1969

 

à djabbaren au Tassili (Copier)

peintures rupestres au Tassili n’Ajjer

 

Bivouac à Takouinet (Copier)

bivouac à Takouinet en Libye

 

dans la pente (Copier)

Au col d’Anai en Libye

 

au Mali (Copier)

Au nord Mali avec les touaregs

 

au milieu de nulle part (Copier)

Au milieu de nulle part

 

dans le Ténéré (Copier)

dans le Ténéré

 

en piste pour le Tanezrouft (Copier)

en route pour le Tanezrouft

 

fabrication de la kessera (Copier)

préparation de la kessera

 

fillettes à Djanet (Copier)

fillettes à Djanet

 

flèches taillées (Copier)

flèches taillées de la préhistoire

 

Gabriel au puits (Copier)

Gabriel au puits

 

la sebiba à Djanet (Copier)

la sébiba à Djanet

 

le vieux Djebrine (Copier)

le vieux Djébrine au Tassili n’Ajjer

 

moussa (Copier)

Moussa sert le thé

 

petit matin au nord Mali (Copier)

petit matin au nord Mali

 

en piste pour Djanet (Copier)

sur la piste de Djanet avec la 404

 

vers Soborum (Copier)

à pied vers Soborum au Tibesti

 

Retour de Soborum (Copier)

je monte le chameau blanc du chef

dune en Libye (Copier)

Les dunes orangées de la Tadrart en Libye

Sortie de mon nouveau livre : « Paisible était le chant des dunes »

Posté : 1 septembre, 2014 @ 1:10 dans a PRESENTATION, aa PAISIBLE ETAIT LE CHANT DES DUNES, livres de voyages | 15 commentaires »

 

Je suis heureuse de vous informer de la parution de mon nouveau livre :

« Paisible était le chant des dunes ».

 Il parle du Sahara il y a 50 ans lorsqu’on pouvait s’y promener en toute quiétude.
J’ai eu la chance de participer à de nombreuses expéditions hors des pistes aussi bien en Algérie , qu’au Mali, au Niger et au Tchad
et ceci est un témoignage sur l’existence des touaregs dont la vie est bien menacée de nos jours .

Tristes prises d’otages qui empêchent tout  tourisme, ce qui était pour eux un moyen de survie alors que le Sahara se réchauffe de plus en plus et que les camions ont remplacé les caravanes.

Vous pourrez lire la présentation au dos de la jaquette ci-dessous.

 

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 Petit clic sur l’image pour l’agrandir et pouvoir lire

 

Vous pouvez vous le procurer chez mon éditeur Edilivre ou le commander chez Amazon.

Ceux qui m’ont déjà acheté « Mon tour d’Asie » et qui l’avaient beaucoup apprécié, ne seront pas déçus avec ce nouvel ouvrage.

Voici le lien pour accéder aux photos se rapportant à mon ouvrage :

ICI

Pour en lire un extrait c’est ici : 

ICI

 

Dans les forêts de Sibérie par Sylvain Tesson

Posté : 28 octobre, 2011 @ 7:38 dans grands voyageurs, livres de voyages | 19 commentaires »

Lire une vie de Casanova près d’un poêle à bois quand on est tout seul dans une cabane en rondins de trois mètres sur trois, en pleine taïga sibérienne, à six jours de marche du premier village : Sylvain Tesson a le goût de l’aventure et le sens de l’humour.

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C’est ce qui donne tant de charme à ses récits, nourris de ses expériences aux quatre coins de la planète. Cette fois, il revient d’une sorte de camping en Sibérie : un séjour de six mois dans une isba au bord du lac Baïkal. Il y a vécu dans une solitude totale, sans autres compagnons que deux chiens, une mésange, des livres et de la vodka. Il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude et du froid. Il raconte sa vie de robinson, mêlée de bonheur et de nostalgie.

Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver…

C’est un roman lyrique, souvent très drôle, sous la forme d’un journal de voyage. Être baroudeur et écrivain, un rêve de plus. Et pour Sylvain Tesson, un pari tenu.

« L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. »

« L’imprévu de l’ermite sont ses pensées. Elles seules rompent le cours des heures identiques. Il faut rêver pour se surprendre. »

Afghanistan – les Bouddhas de Bamiyan – Mille soleils splendides de Khaled Hasseini

Posté : 3 novembre, 2010 @ 8:06 dans AFGHANISTAN, livres de voyages | 15 commentaires »

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Je vous ai déjà parlé des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan. Sculptés dans une falaise au Vème siècle, le plus grand des deux mesurait 53 mètres et le second 37. Je viens de découvrir une description fabuleuse de cet endroit exactement comme je l’avais ressenti lors de mon voyage en 1976.

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Je vous recommande chaleureusement de lire : « Mille soleils splendides » de Khaled Hasseini dont voici l’extrait se rapportant à Bamiyan.

« Elle n’oublierait jamais un spectacle aussi magnifique. Les deux bouddhas étaient gigantesques. Taillés dans une falaise écrasée de soleil, ils les toisaient, de même qu’ils avaient dû toiser les caravanes qui traversaient la vallée deux mille ans plus tôt, en suivant la route de la soie. De chaque côté, une myriade de grottes trouaient la paroi rocheuse.

La montée fut difficile pour Tariq, qui dut s’accrocher à Laila et à Babi afin de gravir les marches étroites et mal éclairées menant au sommet. Au passage, ils aperçurent des cavernes plongées dans la pénombre et des tunnels qui partaient dans tous les sens. A certains endroits, l’escalier donnait sur le vide.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Babi leur expliqua que Bamiyan avait été un centre bouddhiste prospère jusqu’au IXème siècle, époque où la région était tombée sous le joug arabe. Les falaises de grès abritaient alors des moines. C’étaient eux qui avaient creusé toutes ces grottes et peint les magnifiques fresques à l’intérieur. Ils les utilisaient comme habitations ou comme sanctuaires pour les pèlerins fatigués. Ils étaient cinq mille à vivre ici en ermites, à une époque.

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Tariq était à bout de souffle lorsqu’ils arivèrent en haut des marches. Babi haletait lui aussi, mais ses yeux brillaient d’excitation.
Nous sommes sur la tête du bouddha, dit-il en s’essuyant le front avec un mouchoir. Il y a un endroit par là-bas où on a un beau panorama.

Ils s’avancèrent avec précaution et, côte à côte, ils contemplèrent la vallée.

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La vallée de Bamiyan s’étendait à leurs pieds,, tapissée de champs de blé vert, de luzerne et de pommes de terre. Les parcelles étaient entourées de peupliers et traversées de cours d’eau et de canaux d’irrigation au bord desquels de minuscules silhouettes accroupies lavaient le linge. Babi leur montra les rizières et les champs d’orge qui recouvraient les monts alentour. C’était l’automne, et les habitants vêtus de tuniques aux couleurs vives mettaient leur récolte à sécher sur le toit des maisons. La route principale qui traversait Bamiyan était bordée de peupliers elle aussi. De chaque côté s’alignaient des échoppes, des salons de thé et des coiffeurs pour hommes. Plus loin, au-delà de la ville, se dressaient des contreforts montagneux, arides et d’un brun poussiéreux, et plus loin encore, les sommets enneigés de l’Hindu Kuch.

Le ciel était d’un bleu immaculé. Tout est si calme, souffla Laila. Elle distinguait bien des moutons et des chevaux dans la vallée, mais leurs bêlements et leurs hénissements ne parvenaient pas jusqu’à eux.

C’est toujours le premier souvenir qui me vient à l’esprit quand je pense à cet endroit, dit Babi. Le silence, la paix. Je voulais que vous connaissiez cela, vous aussi. Mais surtout, je voulais vous faire prendre conscience du fabuleux héritage culturel de votre pays. »

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photo du net

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photo du net  


Un héritage fabuleux qui a été détruit en 2001 par les Talibans sous le couvert que ces statues faisaient insulte à l’islam., ! Et l’Unesco aura beau récupérer les morceaux, rien ne pourra les faire revivre hélas.


Cambodge – Un pèlerin d’Angkor par Pierre Loti (2/2)

Posté : 1 août, 2010 @ 5:10 dans CAMBODGE, livres de voyages | 9 commentaires »

 

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« Vers le neuvième siècle, ce sanctuaire plus énorme et plus rude, était dans toute sa gloire. Pour se représenter ce que fut sa magnificence terrible, il faut d’abord, par la pensée, le déblayer de la forêt, supprimer l’inextricable enlacement de ces racines qui sont les tentacules du figuier des ruines. Il faut redresser les tours à quatre visages, les replacer d’aplomb sur leur monstrueux piédestal d’Angkor-Vat. Et du haut de l’air, ces quatre visages, qu’elles avaient chacune, regardaient aux quatre points cardinaux, regardaient partout, entre les paupières baissées, avec la même expression d’ironique pitié, le même sourire ; ils affirmaient d’une façon obsédante l’omniprésence du dieu d’Angkor.  »

Puis Loti poursuit son voyage le long du Mékong.

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« Après le repas de midi nous nous endormons étendus sur des nattes, dans une sorte de paix monacale très particulière, entendant le bruit du ruisseau voisin qui donne une illusion de fraîcheur.

En entendant venir nos éléphants, des bonzes vêtus de jaune-citron et drapés de jaune-orange, ouvrent les portes, puis s’arrêtent en groupes étagés sur les marches du seuil. C’est une vision intacte des vieux âges de l’Asie, qui nous attendait dans le silence de ce lieu perdu et dans le rayonnement rouge du soir.  »

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Les photos sont de Chris-Tian Vidal, voyageur à Angkor des temps modernes

Cambodge – Un pèlerin d’Angkor par Pierre Loti (1/2)

Posté : 29 juillet, 2010 @ 6:26 dans CAMBODGE, livres de voyages | 9 commentaires »

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Un pèlerin d’Angkor par Pierre Loti, éditions de l’aube

Lorsqu’il fait le voyage d’Angkor en 1901, Pierre Loti exauce enfin l’un de ses rêves d’enfant. Puissamment évocateur, le magnifique récit de Pierre Loti nous plonge dans les splendeurs de la cité mythique des rois khmers, mais il peut se lire aussi comme la parabole intime du crépuscule d’une vie de marin, de grand voyageur et d’écrivain.

C’est à charrette à boeufs que Loti approche du site !

«  Une demi-heure de marche dans cette forêt semée de débris, qui est le linceul d’une ville et où chaque pierre porte la trace d’une antique sculpture, où des cailloux que l’on ramasse dans l’herbe représentent un masque humain… Ces rochers furent érigés jadis par la main des hommes ; ils sont les restes de l’un des plus prodigieux temples du monde.

La destruction en est stupéfiante ; comment ces masses ont-elles pu se déjeter ainsi, se pencher, crouler, se confondre en chaos ? Il y a des tours qui semblent avoir glissé d’un seul bloc ; tout d’une pièce, elles sont descendues de leurs soubassements. Et le sol a monté alentour ; l’humus, au cours des siècles, a commencé d’escalader les larges escaliers pour essayer de les engloutir.

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Les grandes figures de Brahma … je les retrouve là partout au-dessus de ma tête, avec ces sourires qui tombent sur moi, d’entre les fougères et les racines.   »    

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Les photos sont de Chris-Tian Vidal, voyageur à Angkor des temps modernes !

Citation sur le voyage – extrait de « cher amour » de Bernard Giraudeau

Posté : 18 juillet, 2010 @ 6:30 dans citations, livres de voyages | 21 commentaires »

aube en Mongolie

Aube en Mongolie
photo Chris-Tian Vidal

C’est avec tristesse que je salue ici tout le talent de Bernard Giraudeau qui vient de nous quitter et par la citation de son livre, j’espère le faire revivre quelque peu dans vos coeurs.

J’aime beaucoup la description du voyage qu’en fait l’auteur qui écrit à une femme imaginaire pour lui dire qu’il l’aime en lui racontant ses aventures de par le monde. Je vous l’offre en partage.

« Je ne vous écris pas ces voyages par nostalgie de l’exotisme, d’un ailleurs rédempteur, mais pour retenir des instants, des visages, des circonstances humaines et géographiques parce que là où le soleil se lève les hommes ont le même souci de vivre, de comprendre, de sourire à l’autre, d’effacer la souffrance et de donner un sens à leur existence. Les voir, les observer, les entendre est une richesse inouïe que nul ne conteste. Pourtant ce cavalier mongol en haut de la montagne, qui regarde le soleil se lever sur la vallée sans frontières, sait que le monde est là où il pose son regard et nulle part ailleurs. Il n’y a pas d’autres territoires que celui où tu poses ton regard, où la lumière, d’un doigt, te montre le chemin.

Le voyage est une aube qui n’en finit pas. Comme Jim Harrisson, je trouve que c’est beau , l’aube, les aubes du monde, à Saint-Pétersbourg, au Kenya, au Mexique, partout, que ce soit avec l’éléphant qui boit, les usines qui fument, les Andes poudrées, Paris la brume derrière Belleville. C’est l’aube qui est belle parce qu’elle embellit. C’est l’annonce de l’éblouissement, la naissance de la vie incompréhensible. Tu regardes l’aube, mon amour, non, tu la vis, tu es en elle, tu t’abîmes pour renaître. Le bonheur du voyage, c’est de faire tout pour la première fois.

Vous riez parce que je vous devine, provocatrice, me proposant le voyage immobile, celui des guides touristiques, de la carte géographique, du livre proposé et qui devient alors le grand voyage, sans frontières des formes, libre de l’espace et du temps. Ce que l’imaginaire propose est plus libre, dites-vous, plus déraisonnable. Il peut prolonger la naissance du jour comme le coucher du soleil, c’est si bref la réalité, si éphémère. Comment retenir les regards et ce que le regard boit avidemment. Celui qui visualise peut voyager de l’Arctique aux pentes du Kilimandjaro dans la seconde et tout ainsi, sans opacité, sans peur, sans départ ni retour glauque, tiède, avec un goût de nostalgie. Se déplacer dans le monde avec le monde en soi. »

Chine – Carnet d’Asies de Chris-Tian Vidal

Posté : 10 juin, 2010 @ 9:33 dans CHINE, livres de voyages | 7 commentaires »

 Du voyage en Chine de Chris-Tian Vidal, mon ami-voyageur, il reste ce petit livre : un carnet de peintures en idéogrammes chinois.

le livre

Sous le couvert d’un récit de voyage avec des flashes sur la vie des chinois où l’essentiel est dit, on y trouve une introspection assez poussée de l’auteur en quête de lui-même. Un voyage initiatique et salvateur pour cet enfant des vignobles et de la terre qui, avec sa Duras dans le cœur, prend enfin son envol pour ce lointain continent l’Asie, son Asie.

On imagine le grouillement des foules, la multitude des vélos et l’impassibilité des visages asiatiques que l’auteur découvre avec ses yeux d’étranger. Il nous fait part de ses sensations, de ses émotions. On pleure avec lui sur la place Tian’anmen.

C’est enfin à son retour l’absolue nécessité d’écrire les terres foulées et les ciels traversés.
Entrez dans le rêve et l’espace, le temps d’une lecture !

Ce livre vous pourrez le trouver soit chez l’éditeur Publibook, sur le site de la Fnac ou d’Amazon mais avec des délais assez longs.

Le regard d’Alain Marc sur « Mon Tour d’Asie »

Posté : 17 mai, 2010 @ 7:17 dans aa MON TOUR D'ASIE, livres de voyages | 10 commentaires »

Je remercie ici Alain Marc, peintre voyageur, qui m’a offert là un très joli retour de lecture, ça manque un peu de modestie je sais  et j’espère que vous me pardonnerez  et que vous serez tentés de lire mon récit  !!!
Je vous invite à aller voir son blog où il propose des stages d’aquarelles en cliquant sur ce lien :  
http://www.aquarelle-en-voyage.com

LE FABULEUX TOUR D’ASIE DE DANAE 

« Je n’en dis pas plus aujourd’hui car vous êtes déjà en route avec moi vers l’Asie d’une autre façon puisque c’est par un magnifique voyage, celui de Michèle Bec (alias Danae) que nous allons nous y rendre.

Danae : voilà une formidable personne dont je voulais vous parler depuis longtemps. Il me fallait une bonne raison à la hauteur de sa personnalité et de son talent, de sa gentillesse et de sa sensibilité, de son écoute du monde surtout, pour vous plonger dans son « Tour d’Asie » avec un voyage fascinant réalisé il y a trente ans dont elle a tiré un beau carnet de route, qui a pour moi la teneur et la qualité de celui d’Alexandra David Neel, à travers « son Tibet ».

Si vous avez aimé Alexandra, vous aimerez Danae, car même si le décalage par rapport à notre monde actuel est considérable pour le voyage d’Alexandra, il l’est presque tout autant pour celui de Danae puisque le monde change à toute vitesse et que ce qu’elles ont vu et vécu toutes les deux, chacune à leur époque, ne peut plus être perçu de la même façon aujourd’hui.

Cela donne au livre de Danae une teneur particulière, une véritable saveur de voyage, de découverte, de dépaysement, d’émerveillement même qui en fait un authentique carnet de voyage, un carnet qui pourrait être le vôtre si vous aviez eu sa chance, son sens de l’initiative et dans lequel vous vous plongerez avec ravissement car dès la première page vous y serez, vous ne verrez plus le temps passer !

Danae a vécu au cours de son « Tour d’Asie » des moments forts dans des lieux mythiques (et des haut-lieux mystiques) une véritable quête d’authenticité, de vérité, de spiritualité, c’est pour cela que je n’hésite pas à établir un parallèle avec le voyage d’Alexandra David Neel …

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Ici des moines tibétains soufflant dans les trompes nous rappellent que son voyage était aussi un voyage initiatique.

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Avec cette fumerie d’opium, elle nous fait basculer dans un tout autre univers où des mondes opposés se côtoient dans un extraordinaie paradoxe … Cependant ce n’est qu’un cliché parmi tant d’autres, poignants, émouvants, insolites, étranges, surprenants : son voyage est une suite de moments très intenses qui vous passionneront. Aux Maldives, avec 30 dollars en poche pour passer 11 jours, sa rencontre avec les guérisseurs des Philippines, son parcours du Japon en stop avec des cadeaux tous les jours et jusqu’au pied de l’Everest à 5600 mètres avec un sherpa qu’elle avait pris pour elle toute seule…

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Mais le retour à l’authenticité dans son étrange questionnement nous ouvre sans cesse les yeux sur d’autres réalités tout au long de son périple : si le voyage ne cesse de nous divertir, il nous renvoie à nos plus existentielles questions ! Le « comment » des choses ne nous apporte pas toujours les réponses du « pourquoi », mais nous ouvre d’autres pistes sur les « d’où venons-nous » et « où allons-nous »…

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Partez avec Danae à la découverte d’une Asie comme vous ne le verrez plus : cet ouvrage nous conte l’histoire extraordinaire mais vraie de l’auteur qui, par soif d’aventure et de découverte a tout quitté pour parcourir l’Asie. Etonnant et émouvant voyage qui plus que la réalisation d’un rêve est la plus grande expérience de sa vie… Plongez-vous y vite ! »

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