Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'INDE DIVERS'

Trek du Sanctuaire de l’Annapurna (8/9)

Posté : 12 août, 2014 @ 7:22 dans INDE DIVERS, NEPAL | 20 commentaires »

20 avril 1980 – 8ème jour LANDRUNG – DHUMPUS

 

Mon genou me fait encore souffrir. Sur le chemin, je trouve un jeune garçon qui portera mon sac. A un moment, il disparaîtra de nos yeux et il y aura un souffle de panique en se demandant s’il n’était pas parti avec ! mais non. Le chemin monte. 

Nous serons à Dhumpus vers 15 h. Les nouilles et la soupe sont immangeables car le cuisinier ne lave jamais ses casseroles et ça sent le brûlé. Il n’y a que le pain tibétain à peu près potable surtout avec notre bonne confiture d’oranges.

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photo du net 

Nous rencontrons un couple de français qui voyage depuis quatre ans et qui a passé une semaine auprès de Mother Teresa en Inde. Elle, traduisait les notices de médicaments, pendant qu’il aidait dans le mouroir des hommes. On est vieux à 40 ans en Inde. Un jour, il y a eu neuf disparus pendant la nuit. Le but n’est pas de chercher à tous prix à les sauver de la mort, mais seulement d’ adoucir celle-ci en leur rendant une certaine dignité. On les lave, on leur donne à manger, on leur dit une parole gentille. Certains essayent de dire merci, d’autres font les caprices qu’ils n’ont pas pu faire pendant leur vie !

Là où le Bouddha eut l’illumination (4/4)

Posté : 27 mai, 2014 @ 6:34 dans INDE DIVERS | 23 commentaires »

Ma montée à moi dans le train n’était rien comparée aux autres montées où le flot descendant se rencontre avec le flot montant dans une bousculade inimaginable, où les lourdes malles de métal sont suspendues au-dessus des têtes, où certains escaladent d’autres pour arriver à leur fin, où des mères tentent de protéger leur progéniture, dans un bruit de cris et de pleurs. Je ne croyais pas que tant de gens pouvaient tenir dans un wagon. Il n’y a plus un centimètre carré de libre.

Heureusement, j’assiste à ces remous du haut de ma précieuse retraite et à l’abri, ce qui n’empêche pas l’eau de me couler du front sans faire le moindre mouvement . C’est vraiment la folie. En plus, rien à manger ce premier jour.

C’est vraiment un voyage économique car il coûte (en 1980) 35 FF pour faire 1500 kms en 38 h, mais comme je passe deux nuits dans le train, ça fait 10 FF d’économies et en plus je suis pratiquement nourrie si l’on peut dire par les voyageurs qui m’offrent quatre oranges, trois boules sucrées , plusieurs thés au lait et deux œufs durs. Je complète par l’achat de deux concombres et de petites graines. Pour deux jours, ce n’est pas trop !

Il s’agit encore une fois de survivre, c’est-à-dire boire suffisamment ce qui est difficile car l’approvisionnement se faisant par la porte de sortie, cette dernière est souvent bloquée et la visite aux toilettes (avec mes sacs à dos) nécessite de réelles acrobaties !  Une mère se contente d’envelopper davantage son bébé rempli de caca et le pauvre gosse pleure pendant que l’effluve envahit l’atmosphère.

 

 

Là où le Bouddha eut l’illumination (3/4)

Posté : 24 mai, 2014 @ 7:36 dans INDE DIVERS | 22 commentaires »

A partir du coucher du soleil, la terre renvoie la chaleur absorbée dans la journée et c’est encore pire que le jour. J’ai 46° dans ma chambre à l’ombre ! Infernal, terrible, insupportable ! L’enfer quoi ! Hier j’ai bu douze cocas dans la journée et je n’arrive plus à manger, sauf un biscuit à 7 h du matin. Aujourd’hui il faut que je m’échappe. D’abord aller à la banque de toute urgence (il me reste 2 Rs) 

Puis rickshaw direction la gare où s’asseoir par terre sur le carrelage sous les ventilateurs est un bonheur suprême. Tornade de poussière, ciel tout gris et jaune, pluie bienfaitrice = fraîcheur. 35 heures de train pour Jammu et pas de réservation.  (après ce sera 12 heures de bus pour le Cachemire).

Toujours des gens pour m’aider ou discuter et me faire passer le temps. On parle du niveau des salaires, du prix de l’avion pour venir en Inde, du prix des parfums en France, de la politique avec De Gaulle, des acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Marilyn Monroe et aussi de la Tour Eiffel qu’on croyait penchée en la confondant avec la Tour de Pise.

 

9 h du soir. J’attends anxieusement l’arrivée du train Jammu Tawi Express car sans réservation je vais tenter de monter dans un compartiment couchettes.

C’est la panique. Les portes sont fermées de l’intérieur par des gens pour qu’on ne puisse monter. J’arrive juste à temps, une seconde, avant que l’une d’elles ne soit fermée. On me tire en arrière mais je fonce furieusement avec toute ma force. Je m’accroche de ma main libre. Mes deux sacs à dos pendent, l’un devant, l’autre derrière et j’arrive sans cesser de combattre, tout essoufflée, dans un coin de porte où je m’installe par terre sur un plastique car le wagon est déjà bondé.

Je resterai donc six heures entre la porte des water et la porte sur la sortie et serai dérangée dans mon précieux sommeil un nombre incalculable de fois. Je suis si encombrante avec mes bagages qu’on finit par me donner une couchette (planche réservée aux bagages).

Mais pendant les 32 heures suivantes (en tout 38 h de voyage car le train aura 6 heures de retard) je devrai me contenter du tiers de cette couchette, à partager avec une autre femme et beaucoup de bagages.

 

Là où le Bouddha eut l’illumination (2/4)

Posté : 20 mai, 2014 @ 5:55 dans INDE DIVERS | 13 commentaires »

Je n’ai plus d’argent et les banques ferment le dimanche. On est aujourd’hui dimanche. J’ai pourtant besoin d’acheter à boire. J’arrive à échanger cinq dollars contre 35 Rs alors qu’un dollar vaut 8 Rs. Enfin ! Je prends une omelette comme petit déjeuner et pars en bus pour Bodgaya.

Les gens combattent pour monter dans le bus . On me donne une bonne place. Je suis venue là tout exprès pour voir le temple qui a été élevé à l’endroit même où le Bouddha eut l’illumination. Il est superbe et surtout il y a de nombreux tuyaux d’eau pour arroser le jardin fleuri qui l’entoure

. J’en profite pour m’arroser les pieds qui, nus sur le sol brûlant, m’obligent à courir.

Le plaisir tant attendu de m’asseoir à mon tour sous l’arbre de la bodhi fut de courte durée.

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photos du net

 

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Un rickshaw m’emmène voir les autres temples, thaïlandais, chinois, japonais, tibétains, dans des styles différents que je regarde de loin sans même descendre de mon véhicule

. J’ai hâte de retourner dans ma chambre d’hôtel. Il me prend une très mauvaise idée, celle de faire le retour en charrette à cheval, le toit est en tôle et ça chauffe. De plus je ne veux pas qu’on batte la pauvre bête pour la faire aller plus vite et nous mettrons deux heures jusqu’à Gaya avec arrêt thé et arrosages.

Le petit gars me demande ma montre que je lui prête pour le temps du parcours. A l’arrivée je lui fais cadeau d’une vieille que j’ai apportée avec moi. Il était si content que je n’ai pas eu à payer ni les thés, ni le  prix convenu du voyage. J’aurai bu sept coca cola dans la matinée ! Repos dans ma chambre. J’ai hâte d’échapper à cet enfer. Rien que de traverser une place au soleil, il y a de quoi mourir  !

 

 

Là où le Boudha eut l’illumination (1/4)

Posté : 18 mai, 2014 @ 6:34 dans INDE DIVERS | 23 commentaires »

Je retrouve la plaine en Inde et il y fait si chaud que je manque me trouver mal. 

A la gare routière un bus part pour Gaya. Je n’arrive pas à boire mon thé qui ne refroidit pas. Tout ce que je touche brûle. Cinq heures de bus. Pas de vitres. L’air qui s’engouffre fait exactement l’effet du « sous le casque » chez le coiffeur ! Juste le temps de prendre un second thé et de m’arroser la tête sous un robinet. Je pensais que mon corps allait se dessécher complètement.

Là il ne s’agissait plus de vivre mais de survivreC’est le mois de mai, le mois le plus chaud en Inde et l’endroit le plus chaud de l’Inde !

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photo du net 

A Gaya, à 10 h du soir, après une longue recherche, je trouve enfin des boissons fraîches  et une chambre convenable avec douche attenante. Le seul ennui est qu’il y a de nombreuses pannes électriques et que le ventilateur  ne marche pas. C’est impossible de dormir. J’arrose mon lit tous les quart d’heure mais les draps sèchent au fur et à mesure.  L’eau froide de la douche coule chaude, bien chaude. Je vis un calvaire.

Inde des prodiges (9/9) Kovalam beach

Posté : 15 mai, 2014 @ 7:26 dans INDE DIVERS | 14 commentaires »

KOVALAM BEACH 

A Kovalam beach, l’une des plus belles plages au monde, je me baigne dans de l’eau à 29°, pas tellement rafraîchissante avant de longer les cocotiers pour aller vers les bateaux de pêcheurs au moment du coucher de soleil. Le soleil sous la forme d’une boule rouge disparaît rapidement à l’horizon pour se noyer dans la mer et apparaître à la fin comme un parapluie rouge !

A mon hôtel qui est retiré de la plage, je déguste un homard , dommage il y manque la mayonnaise !

Kovalam Beach

photo du net 

Le lendemain , je regarde les pêcheurs ramener leur filet rempli de poissons minuscules. Leurs barques franchissent la barre impressionnante. Les gosses jouent dans l’eau. Je me dirige vers le coin de la plage plus calme pour touristes et je vois mes amies étendues là sur leur tissu imprimé.

La pluie arrivant, nous nous dirigeons vers l’hôtel de luxe qui domine la baie. Mes deux débrouillardes en connaissent déjà tous les recoins, de la piscine aux wc en passant par des terrasses où de confortables fauteuils nous accueillent avec une vue sensationnelle sur la mer au travers des cocotiers.

Nous passons l’après-midi à barboter dans la piscine merveilleuse ou sous de petites paillotes pour s’abriter du soleil revenu. 

Je leur raconte l’histoire de la suissesse à l’anneau d’or dans le nez avec qui j’ai partagé ma chambre une nuit, qui m’a raconté avoir vu en Inde une vache qui avait deux têtes et le plus extraordinaire était que les yeux des deux têtes suivaient le même mouvement !

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photo du net

Mes amies seront demain matin pour le lever du soleil à Cap Comorin, la pointe sud extrême de l’Inde. A cet endroit le soleil se lève et se couche dans la mer.

 

 

Inde des prodiges (8/9) Maduraï

Posté : 12 mai, 2014 @ 7:34 dans INDE DIVERS | 17 commentaires »

MADURAI

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photo du net 

A Maduraï, nous visitons le temple de Menasky dont les gopurams sont renommés, couverts de personnages en teintes pastel, assez jolis, entourant une piscine d’eau verte. Grande animation à l’intérieur du temple. Des dévots se prosternent devant tous les dieux.

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photo du net

La salle des mille piliers est transformée en musée. On y trouve des explications sur les représentations des dieux, la pose des mains, les pieds, ce qu’ils tiennent en main, l’habillement, les bijoux.

Une sculpture attire mon attention, un homme qui a un pénis si long que dix éléphants s’appuient dessus !

Les photos ne sont permises que lorsque l’intérieur du temple est fermé ce qui est dommage car la vie s’est enfuie et le vide est impressionnant. Je m’y suis promenée seule entre ces grands piliers, même sous le regard des dieux, je n’étais pas très rassurée !

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photo du net

Inde des prodiges (7/9) Pondichéry

Posté : 9 mai, 2014 @ 6:58 dans INDE DIVERS | 20 commentaires »

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Enfin Pondichéry ! Nous découvrons les noms des rues en français, rue Romain Rolland, rue Alexandre Dumas …

Ici , Jésus côtoie Vishnou ! les bœufs ont les cornes peintes en bleu blanc rouge ! Nous prenons un bain à la plage près de la statue de Gandhi mais on ne nous laisse pas un instant tranquilles. Beau jardin de l’alliance française. Une jeune fille veut me donner son bébé pour que je l’adopte.

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photo du net

Nous prenons un rickshaw pour aller à Auroville, qui n’est pas une ville mais quelques maisons et bâtiments ultra modernes abandonnés en pleine campagne. Ici vivent 350 européens et des indiens inspirés par « Notre Mère »

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photo du net

la Mère et Sri Aurobindo

qui cultivent la terre et méditent pour vivre en communauté. La route est fort jolie à l’heure où le soleil donne une couleur rose à toutes choses. Les cocotiers, dont les troncs éclairés se reflètent dans l’eau, encadrent les maisons de chaume au sol de terre rouge.

A la poste, je m’assois sur les marches pour lire mon courrier reçu en poste restante. Les gens me disent en français : « comme il fait beau aujourd’hui ». Je renais.

 

Inde des prodiges (6/9) Madras

Posté : 6 mai, 2014 @ 7:11 dans INDE DIVERS | 14 commentaires »

 

MADRAS 

Je débarque à Madras dans le sud de l’Inde avec deux amies rencontrées dans le train. Ici est le pays des tissus écossais pas toujours grand teint, des temples ornés d’une profusion de personnages de couleurs vives qui semblent sortir d’un cirque et de dieux qui lèvent la jambe avec des yeux exorbités.

MADRAS

photo du net 

Un hindou se propose de nous lire les lignes de la main . Son visage barbu sous un turban vert semble réfléchi et intelligent, de plus il parle anglais distinctement. Nous nous laissons tenter et nous nous accroupissons dans une encoignure de porte autour de lui.

Pour débuter, petit tour de prestidigitation que nous n’arrivons pas à élucider. Il nous propose de choisir, l’une trois noms de fleurs, l’autre trois noms de fruits et la troisième trois couleurs, d’inscrire ces noms sur un papier, puis d’en barrer un sans qu’il le voie, pendant que lui de son côté écrit ce nom. Sait-il lire dans nos pensées ? Il ne fait aucune erreur à notre grande stupéfaction. Puis pour chacune, il parle du passé, de nos caractères, de notre l’avenir, détails qui se révèleront exacts par la suite. Il offre à Claudine une petite plaque de cuivre, a good luck charm.

Ensuite nous avons été boire un jus de canne à sucre, vendu en pleine rue, avant d’aller visiter la ferme aux serpents où certains sont si mêlés qu’ils forment des « noeuds » devant nos yeux ébahis !

 

Inde des prodiges (5/9) un cyclone

Posté : 3 mai, 2014 @ 7:32 dans INDE DIVERS | 20 commentaires »

 

UN CYCLONE 

Le journal du jour me tombe sous les yeux et j’y lis un récit stupéfiant sur la catastrophe qui vient de s’abattre sur la côte est de l’Inde, entre Calcutta et Madras , bilan 25.000 morts.

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photo du net

Le cyclone a provoqué un énorme raz de marée, c’est-à-dire, on a peine à imaginer, que la mer par immenses vagues hautes de huit mètres a envahi l’intérieur des terres et les villages sur une distance de trois kilomètres, engloutissant et anéantissant toutes vies sur son passage. Le vent terrible a soufflé arrachant toitures, cocotiers, pliant en deux les bananiers, renversant les wagons de chemin de fer, les bus sur les routes et laissant des marécages d’eau salée empuantie par les cadavres. En somme un « petit tsunami »

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photo du net.

Huit jours plus tard le trafic étant rétabli je traverse en train ces zones dévastées. Détail effroyable, on raconte sur le journal qu’un enfant a été soufflé sous le bras de sa mère par l’ouragan. Seules, miraculeusement ont échappé les barques des pêcheurs nomades qui, à cette période de l’année, quittent ces eaux pour aller pêcher dans une autre zone.

Lu aussi sur ce même journal qu’un groupe attaque et fait dérailler les trains pour dépouiller les voyageurs.

 

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