Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'grands voyageurs'

Alexandra David Neel (8/8)

Posté : 14 août, 2015 @ 7:50 dans grands voyageurs, TIBET | 14 commentaires »

Outre sa longévité , son trait de gloire le plus marquant reste d’avoir été, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont la publicité fut soigneusement orchestrée dans les années 1920 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Elle laisse une œuvre volumineuse composée d’une vingtaine de livres et d’une immense correspondance adressée à Philippe Neel. Elle avait un grand talent que ce soit pour relater ses aventures, présenter les traditions indiennes ou tibétaines ou son acquis philosophique et spirituel.

« En ces temps là, le musée Guimet était un temple. (…) Dans la petite chambre, des appels muets s’échappent des pages que l’on feuillette. L’Inde, la Chine, le Japon, tous les points de ce monde qui commence au delà de Suez sollicitent les lecteurs… Des vocations naissent… La mienne y est née. »   L’Inde où j’ai vécu 

« (…) cette vie pittoresque, je l’estime la plus délicieuse que l’on puisse rêver et tiens pour les plus heureux jours que j’ai jamais vécus, ceux où, mon misérable baluchon sur le dos, j’errais par monts et par vaux au merveilleux « Pays des Neiges » » Voyage d’une Parisienne à Lhassa.

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« Les vrais compagnons, ce sont les arbres, les brins d’herbes, les rayons du soleil, les nuages qui courent dans le ciel crépusculaire ou matinal, la mer, les montagnes. C’est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et on n’est jamais seule quand on sait la voir et la sentir. »Journal de Voyage T 1

« Cette solitude que j’imaginais absolue, répandait en moi des vagues de félicité. Les transports les plus exaltés des mystiques peuvent-ils égaler cet état de calme infini dans lequel toute agitation physique ou mentale a disparu et où la vie coule sans heurts, sans se fragmenter en sensations ou en idées, sans autre goût que l’existence? » Le Sortilège du Mystère

Sa devise préférée était tirée de l’Ecclesiaste : « Marche comme ton cœur te porte ».

Alexandra David Neel (7/8)

Posté : 11 août, 2015 @ 7:40 dans grands voyageurs, TIBET | 13 commentaires »

Puis en 1955 c’est la perte de son fils chéri, son petit morceau d’Asie qu’elle avait ramené avec elle.

A 86 ans tout s’effondre autour d’elle et elle erre désespérée jusqu’à sa rencontre fortuite avec Marie-Madeleine Peyronnet en 1959 qui restera avec elle jusqu’à sa mort. Elle la surnommera la Tortue et avec son grand caractère, elle ne lui fera pas de cadeau, mais Marie Madeleine lui restera attachée et écrira un livre sur les dix années passées auprès d’elle puis s’occupera de recevoir les visiteurs de Samten Dzong qui deviendra un musée.. On la voit ici présenter le campement d’Alexandra.

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A la stupéfaction de tous, à 100 ans ½, Alexandra fait renouveler son passeport, comptant retourner là-bas et projette aussi un tour du monde en 4CV avec sa secrétaire comme chauffeur.

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Malgré son grand âge et ses nombreux rhumatismes qui la font beaucoup souffrir, elle continue à écrire 18 heures par jour et ne dort qu’assise dans son fauteuil. Elle s’éteint en septembre1969 quelques jours avant d’avoir 101 ans.

Son dernier voyage elle l’a effectué avec Yongden et Marie-Madeleine Peyronnet en 1973 à Bénares lorsque cette dernière a immergé leurs cendres dans le Gange selon ses dernières volontés.

Source : Site officiel à ce lien http://alexandra-david-neel.com/ où vous pourrez découvrir toutes les photos de l’époque.

et à ce lien : ICI vous pourrez l’écouter parler lors d’une interview à l’âge de 100 ans !

Alexandra David Neel (6/8)

Posté : 8 août, 2015 @ 8:12 dans grands voyageurs, TIBET | 13 commentaires »

En 1937 elle repart en Chine mais les guerres la bloqueront pendant 9 années avec Yongden, sous les bombardements, le froid, la famine et les épidémies..

En 1941 elle apprend avec peine la mort de son mari avec lequel elle n’a cessé de correspondre, souvent pour lui demander de l’argent pour pouvoir poursuivre ses voyages !

En 1946 retour à regret vers l’occident.

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Son exploit décrit dans les journaux du monde entier lui permettra d’acheter en 1928 sur les hauteurs de Digne, Samten Dzong, sa forteresse de méditation où elle écrira une grande partie de son œuvre, en compagnie de Yongden qui devient légalement son fils adoptif. Ici c’est loin de l’Himalaya mais le ciel est bleu et le soleil brille.

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Aujourd’hui on peut visiter sa demeure et y retrouver tous ses souvenirs, ses malles de voyages, des manuscrits tibétains, des statues, des thankas,des tapis, son vieil appareil photo, etc….

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Alexandra David Neel (5/8)

Posté : 5 août, 2015 @ 8:23 dans grands voyageurs, TIBET | 18 commentaires »

Ils empruntent des pistes escarpées, enneigées, isolées, qu’un yéti au sommet de sa forme n’oserait même pas parcourir. D’autant qu’ils marchent de nuit, pour éviter les mauvaises rencontres..

Début janvier, après quatre mois d’efforts, ils parviennent enfin en vue de Lhassa.

Les deux aventuriers arrivent à Lhassa en février 1924 à temps pour assister aux festivités du nouvel an tibétain. Alexandra est réduite à l’état de squelette, elle vient d’avoir 56 ans.

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Alexandra et Yongden séjournent deux mois dans la capitale spirituelle du Tibet sans se faire repérer par les autorités, jusqu’au jour où la franco-belge est dénoncée par une voisine. Celle-ci a reconnu une étrangère en Alexandra, car elle descend chaque matin à la rivière pour se laver. Une hygiène incompréhensible pour une Tibétaine. Alexandra doit s’enfuir de la cité.

Retour en France.

Alexandra David Neel (4/8)

Posté : 2 août, 2015 @ 8:21 dans grands voyageurs, TIBET | 17 commentaires »

Fin 1923, elle refait ses bagages avec la ferme intention de rejoindre la capitale mythique Lhassa, la terre des divinités, territoire interdit aux étrangers.

Pour passer inaperçus, ils se déguisent en mendiants.

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Elle oint sa peau de suie et de cacao, mêle des crins de yack à ses cheveux et joue à la muette.

Elle parle pourtant le tibétain mais a peur d’être trahie par l’accent de sa voix.

Les deux voyageurs vont à pied, sans mule, sans yack, sans domestique. Ils mendient leurs repas, constitués le plus souvent de soupe ou de thé agrémenté de beurre rance. Et quand ils n’obtiennent rien, ils font bouillir le cuir de leurs bottes pour se préparer une soupe.

Alexandra David Neel (3/8)

Posté : 30 juillet, 2015 @ 7:34 dans grands voyageurs, TIBET | 16 commentaires »

Bloquée en Asie à cause de la Première Guerre mondiale, Alexandra parcourt le Japon où elle rencontre un moine qui, déguisé en moine chinois, a réussi à demeurer quelques mois à Lhassa. L’histoire la passionne et lui donne des idées.

Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis la Chine. Leur périple durera plusieurs années. Alexandra est infatigable.

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Ils traverseront le Gobi, la Mongolie, puis feront une pause de trois ans au monastère de Kumbum au Tibet, où elle traduira la fameuse Prajnaparamita,

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Alexandra David Neel (2/8)

Posté : 27 juillet, 2015 @ 7:57 dans grands voyageurs, TIBET | 16 commentaires »

Elle n’est pas faite pour être femme au foyer et en 1914, n’y tenant plus, elle part seule aux Indes faisant la promesse de revenir au bout de 18 mois, elle reviendra 14 ans plus tard !

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En 1912, elle rencontre le treizième dalaï-lama en exil puis la voici au Népal. Le maharadja du Népal lui apporte son aide et met à sa disposition une caravane d’éléphants et une chaise à porteur. Elle part au Sikkhim voisin où des liens d’amitié la lient au souverain de ce petit état qui lui offre un serviteur, un jeune moine de 14 ans, Aphur Yongden, qui deviendra par la suite son fils adoptif.

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Ils se retirent dans une caverne à 4.000 mètres d’altitude, où elle s’exerce à la rude pratique des yogis et y restera plus de deux ans, tout en recevant les enseignements d’un lama réalisé. Elle racontera pratiquer « toumo » c’est à dire qu‘elle sèche sur elle des draps trempés dans un ruisseau gelé par la seule volonté de son esprit.

Alexandra David Neel (1/8)

Posté : 24 juillet, 2015 @ 7:31 dans grands voyageurs, TIBET | 21 commentaires »

Aujourd’hui je suis heureuse de vous présenter la plus grande aventurière du siècle dernier qui a toute mon admiration, vous vous en doutez. Elle était toujours présente dans mon esprit lorsque je marchais dans l’Himalaya.

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivain et exploratrice française.

Née en 1868 à Saint-Mandé, Alexandra s’avère différente des autres jeunes filles dès son plus jeune âge. À 15 ans, marquée par la vie des saints, elle se mortifie corporellement, enchaîne les jeûnes devient franc-maçonne. C’est à 21 ans qu’elle se convertit au bouddhisme, . Dans la foulée, elle s’initie au sanscrit et au tibétain.

Les démons du voyage et de l’aventure la prennent très tôt et la jeune fille, fière et éprise de liberté, pratique l’art de la fugue et à sa majorité partira pour ces horizons lointains qui l’intriguent et l’appellent. Rien ne la retiendra.

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Pendant huit années, elle gagne sa vie en devenant chanteuse lyrique puis se retrouve en 1900 à Tunis où elle rencontre Philippe Neel et l’épouse 4 ans plus tard, elle a alors 36 ans.

Dans les forêts de Sibérie par Sylvain Tesson

Posté : 28 octobre, 2011 @ 7:38 dans grands voyageurs, livres de voyages | 19 commentaires »

Lire une vie de Casanova près d’un poêle à bois quand on est tout seul dans une cabane en rondins de trois mètres sur trois, en pleine taïga sibérienne, à six jours de marche du premier village : Sylvain Tesson a le goût de l’aventure et le sens de l’humour.

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C’est ce qui donne tant de charme à ses récits, nourris de ses expériences aux quatre coins de la planète. Cette fois, il revient d’une sorte de camping en Sibérie : un séjour de six mois dans une isba au bord du lac Baïkal. Il y a vécu dans une solitude totale, sans autres compagnons que deux chiens, une mésange, des livres et de la vodka. Il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude et du froid. Il raconte sa vie de robinson, mêlée de bonheur et de nostalgie.

Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver…

C’est un roman lyrique, souvent très drôle, sous la forme d’un journal de voyage. Être baroudeur et écrivain, un rêve de plus. Et pour Sylvain Tesson, un pari tenu.

« L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont. »

« L’imprévu de l’ermite sont ses pensées. Elles seules rompent le cours des heures identiques. Il faut rêver pour se surprendre. »

Au Yemen – sur les traces d’Henry de Monfreid (1/9)

Posté : 8 décembre, 2008 @ 9:17 dans grands voyageurs, YEMEN | 5 commentaires »

 

Henry de Monfreid

Ecrivain légendaire, Henry de Monfreid (1879 – 1974) a vécu une vie d’aventures et de passion.

Il a hanté pendant près de quarante ans les rivages de la Mer Rouge et de la corne de l’Afrique, construisant lui-même ses boutres dont le plus célèbre fut l’Altair. Sa connaissance des mouillages et des ports en fit une source de renseignements utiles à la France pendant la première guerre mondiale.

« Il entama ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l’Islam religion de son équipage, prenant le nom d’Abd-el-Haï (esclave du vivant) après une violente tempête qui faillit lui coûter la vie. Ce nom il allait l’honorer avec assiduité durant son existence, ce qui explique sa vie d’aventures multiples en mer et sur terre, de créations innombrables tant littéraires que picturales, mais également de rencontres uniques. En effet qui peut se vanter d’avoir été trafiquant d’armes et de drogues et d’avoir eu pour ami Cocteau, Kessel ou de Chardin ? » (extrait Thibaut Pinsard)

Son livre le plus célèbre parut en 1915 : « les secrets de la mer rouge ».

Après quelques mois passés sur le front, Henry de Monfreid, réformé, décide de repartir pour Djibouti où l’attend son bateau et son fidèle second Awad. Son idée est de créer aux îles Farzan près de la côte du Yemen, dans la mer rouge, un établissement de culture de perles. L’aventure est périlleuse, surtout qu’il est dénoncé aux anglais qui font blocus des côtes arabes, comme espion allemand, par un trafiquant d’armes et d’esclaves.

Il était normal, allant au Yemen, en boutre  sur une île déserte faire de la plongée sous-marine, de marcher sur les traces de cet aventurier au passé tumultueux !

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