Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'EGYPTE CROISIERE'

Croisière sur le nil (8/8) épilogue

Posté : 5 décembre, 2008 @ 9:42 dans EGYPTE CROISIERE | 5 commentaires »

JOUR 7 samedi

Nous allons en taxi visiter le souk de Louxor dans l’après-midi. Se promener dans les souks s’avère assez pénible car on est accroché de toutes parts. Un euro, madame, un euro, madame Bernadette ou madame Chirac ou madame Catherine Deneuve ! Les égyptiens sont très rusés et il faut marchander ferme. Attention un de leurs billets ressemble étrangement à notre billet de 20 euros, mais le leur ne vaut que quelques centimes !

coucher de soleil sur le nil

 

En conclusion, nous sommes ravies de notre croisière, tout était formidable et parfait, le bateau, l’accueil, l’organisation, les guides, la nourriture, les visites des temples, la gentillesse et l’humour de tous, égyptiens et touristes français. Des leçons de Rania, nous n’avons pas retenu grand-chose hélas. Je sais que seul le dieu Minh restera dans nos mémoires, c’est celui de la fécondité et celui-là on ne peut l’oublier !

Ce qui nous a le plus frappé, c’est le gigantisme des temples d’Abou Simbel, l’élégance de celui de Philae et l’impressionnante salle hypostyle de Karnak qui emplirait la cathédrale de Notre-Dame de Paris avec sa forêt de 134 colonnes de 23m de haut avec des chapiteaux pouvant recevoir chacun plus de 40 personnes debout.

Par rapport à ma première visite, je n’ai vraiment pas été déçue d’y retourner sous cette formule un peu touristique mais plus reposante et puis face aux menaces d’attentats, nous sommes revenues saines et sauves, nous avons seulement sauté … de joie !

Croisière sur le nil (7/8) temple de Karnak et vallée des rois

Posté : 3 décembre, 2008 @ 9:02 dans EGYPTE CROISIERE | 5 commentaires »

colonnes du temple de Karnak

JOUR 6.- vendredi

8h30 Visite du temple de Karnak.

Karnak, le plus grand ensemble religieux de l’Egypte pharaonique appartenait à la ville de Thèbes. On y accède par une allée de sphinx à tête de bélier, longue de 2 Kms, qui reliait Karnak à Louxor. Tous les ans en plein cœur de l’été, la fête d’Opet était l’occasion d’une procession religieuse à la gloire d’Amon. Le grand temple, dédié au dieu Amon, impressionne par la taille de ses colonnes qui s’élèvent à 22 m , la hauteur d’un immeuble de 9 étages. Sur chaque colonne sont gravés les cartouches de Ramsès 2 et de Seti 1er, son père. Il règne dans ce temple une atmosphère étrange, un calme et une sérénité qui contrastent avec les dimensions colossales de l’architecture. Malgré le flot de touristes, on trouve toujours un endroit où l’on pourra, seul, sentir la magie de ce lieu exceptionnel.

entrée de la tombe de Toutankhamon    peinture dans les tombes

13h30 Visite de la vallée des rois et des reines

C’est de l’autre côté du Nil, sur la rive ouest, la rive des morts, que les pharaons, à partir de la 18e dynastie, vont décider de se faire enterrer dans des caveaux creusés à même la roche et dont l’accès sera scrupuleusement rebouché afin d’échapper aux pilleurs de tombes. Dans une montagne brûlée par le soleil, où l’air semble vibrer tellement il est chaud, ou aucun végétal n’a jamais poussé, nous visiterons quelques tombes : dans la vallée des reines, celle de Thiti et celle d’Amon-Her-Khopeschef, un enfant et dans la vallée des rois, celles de Ramsès 1, de Ramsès 9 et de Mérenptah. En réalité nous allons vers les tombes les plus proches car la chaleur, peut-être 60° au soleil, nous écrase. Malgré mon chapeau de paille, la sueur me coule dans les yeux. Les tombes atteignent parfois des dimensions impressionnantes (près de 200 mètres), gardent une température de 40°, et s’enfoncent quelquefois à plus de 20 mètres dans le sol. Le plus extraordinaire, ce sont les peintures qui couvrent toutes les parois plafond compris et retracent la vie de pharaon.

Au retour, arrêt devant les colosses de Memnon. Ces deux statues à l’effigie d’Aménophis 3 sont les seuls vestiges d’un temple construit pour ce pharaon et détruit par un séisme. Les statues parlaient quand apparaissait le soleil. En effet, fissurées lors du tremblement de terre, elles émettaient un son, le matin, quand elles étaient frappées par les premiers rayons du soleil. Il n’en fallait pas plus pour voir là la manifestation divine d’un oracle. Malheureusement, l’empereur Septime Sévère, croyant bien faire, fera restaurer les colosses, les condamnant à jamais au mutisme.

20 h Dîner aux bougies

21h30 Spectacle de danse du ventre.

Un singe est pendu dans notre chambre. Il a une longue queue en papier toilette.


Croisière sur le nil (6/8) temple de Louxor

Posté : 1 décembre, 2008 @ 10:52 dans EGYPTE CROISIERE | 4 commentaires »

allée des sphynx

JOUR 5-jeudi

Enfin réveil libre.

Attente au passage de l’écluse.

12h45  Initiation à la cuisine égyptienne (pour les femmes).
Le chef nous apprend à faire des boulettes de viande rissolées avec oignons, tomates, sauce tomate concentrée et épices. Les cuisines sont d’une propreté méticuleuse.

Visite de la cabine de pilotage (pour les hommes).

16 h  Arrivée à Louxor et visite du temple de Louxor.

Louxor est une petite ville de haute Egypte de 148.000 habitants située sur la rive est du Nil, la rive des vivants.

Le temple de Louxor a été érigé sous Aménophis 3, vers 1400 avant JC, complété sous le règne de Toutankhamon, puis terminé par Ramsès 2, cent ans plus tard. L’entrée principale est constituée du fameux pylône flanqué de deux colosses de pharaon et d’un seul obélisque de 25 mètres de haut. Son jumeau a été offert à la France en 1833 par Mohamed Ali. C’est lui qui trône maintenant sur la place de la Concorde à Paris et c’est bien dommage car Louxor aurait une autre allure avec ses deux obélisques et la place de la Concorde n’en serait pas moins belle.

sphynx

Croisière sur le nil (5/8) temples d’Abou Simbel

Posté : 29 novembre, 2008 @ 9:06 dans EGYPTE CROISIERE | 5 commentaires »

ticket d'entrée aux temples

JOUR 4- mercredi

Réveil 3h32 ! Thé ou café

4h03 ! Départ précis en bus avec chacun son oreiller et sa boîte de sandwiches sous le bras, direction temples d’Abou Simbel, à 280 Kms plein sud, que nous atteindrons 2h30 plus tard après un lever de soleil en plein désert. Le voyage se fait en convoi pour la sécurité. Aujourd’hui seulement 40 cars qui se suivent au lieu des 100 habituels ! !

Visite des temples d’Abou Simbel

Construits par Ramsès 2 pour lui-même et sa grande épouse royale Néfertari, ces deux temples défient l’imagination par leurs mesures colossales.

Le temple de Ramsès 2, est gardé par 4 colosses à l’effigie du pharaon. Taillées directement dans la falaise, ces statues ont des dimensions impressionnantes : 20 mètres de hauteur (soit un immeuble de 8 étages), la largeur du visage est de 4 mètres et une main mesure 3 mètres de long. Néfertari, son épouse, se tient aux pieds du roi, n’atteignant même pas son genou. Ce temple est érigé à la gloire de Ramsès 2 mais aussi des divinités Amon, Ré et Ptah. Au fond du temple, le naos abrite 4 statues : le pharaon et les 3 dieux. L’orientation du temple est telle que, deux fois l’an, le soleil vient frapper les statues (seule la statue de Ptah, dieu du séjour des morts, reste dans l’ombre). A l’intérieur du temple, de nombreuses gravures couvrent les murs, les scènes les plus connues relatant la bataille de Kadesh.

intérieur du temple de nefertari

Le petit temple de Néfertari, situé à quelques dizaines de mètres du premier, est consacré à la déesse Hathor, la déesse de la joie et de l’amour

Malheureusement, ces magnifiques temples étaient menacés de disparaître, engloutis par la montée des eaux du haut barrage d’Assouan. Ils ont été sauvés grâce à l’Unesco. Un véritable chantier pharaonique de 1963 à 1972, a permis le découpage et le remontage 30 mètres plus haut des temples. Coût de l’opération 36 millions de dollars.

Retour pour le déjeuner à 13 heures.

felouques


16 h  Balade en felouque autour de l’île Elephantine.

C’est un moment de fraîcheur bienvenu. L’unique voile triangulaire blanche fait tout le charme de ces bateaux traditionnels sans rame, ni moteurs. Soudain nous sommes assaillis par de jeunes enfants qui rattrapent notre bateau à l’aide d’embarcations pour le moins précaires, parfois une simple caisse en bois, en pagayant avec leurs mains. Ils chantent des comptines dans toutes les langues espérant quelque récompense.

17h30 Thé sur le pont et reprise de la navigation pour un retour sur Louxor en une seule étape.

20 h  dîner sur le pont et soirée costumée.

Croisière sur le nil (4/8) barrage d’Assouan et temple de Philae

Posté : 27 novembre, 2008 @ 10:11 dans EGYPTE CROISIERE | 6 commentaires »

 

Arrêt devant le haut barrage d’Assouan.

Construit par Nasser dans les années 60, mis en eau en 70, il va créer un immense lac de retenue de 130 milliards de m3. Il est haut de 111m et long de 3811m. Ce barrage permet de sortir tout un pays de la pauvreté en lui apportant eau courante et électricité. En régulant les crues du Nil et en apportant l’irrigation, il permet plusieurs récoltes par an, mais le prix à payer est un déséquilibre écologique majeur. En supprimant les crues, on supprime le dépôt de limon qui fertilisait les terres. La compensation en engrais est préjudiciable à l’environnement et plus onéreuse. Avec le lac Nasser qui s’étend sur 500 Kms, le climat est devenu plus humide et nuit à la conservation des édifices multimillénaires. Et aussi, autre désavantage, il a fallu délocaliser les pauvres nubiens qui habitaient la vallée avant son immersion.

Visite du temple de Philae.

temple de Philae

Nous nous rendons vers l’embarcadère où un bateau à moteur nous amène sur l’île d’Agilka, nouvel écrin du joyau qu’est ce temple dédié à Isis. Après la construction du barrage d’Assouan, l’île de Philae, en amont de la première cataracte du Nil, était complètement recouverte par les eaux. Pour sauver les temples, de gigantesques travaux seront entrepris de 1972 à 1980 sous la tutelle de l’Unesco. Ce temple d’époque ptolémaïque a conservé son naos, le tabernacle de pierre qui abritait la statue de la divinité.

Construit au début de notre ère, le kiosque de Trajan dresse ses élégantes colonnes de pierre au-dessus de l’embarcadère. Il abritait la barque sacrée. C’est un lieu très calme, égayé par le chant des oiseaux qui se cachent dans les lauriers en fleurs. Le son et lumières conte l’histoire d’Isis et de son mari Osiris, trahi par Seth, découpé en morceaux et jeté aux poissons du Nil. Isis retrouvera tous les morceaux (sauf un parait-il, mais la bienséance interdit d’en parler ici) et avec l’aide d’Anubis, elle reconstituera le corps d’Osiris et lui redonnera vie.

Après dîner et spectacle nubien, j’arrive la première dans notre chambre, je pousse un cri : je suis face à un crocodile grandeur nature fait de couvertures, serviettes, bouteille d’eau pour lui tenir la gueule ouverte et lunettes sur les yeux !!!!!!! Petit détail à rajouter, c’est dans une de ces couvertures qu’on avait caché appareil photo et sac précieux !

crocodile dans la chambre

Croisière sur le nil (3/8) Assouan et le village nubien

Posté : 25 novembre, 2008 @ 9:51 dans EGYPTE CROISIERE | 5 commentaires »

 

JOUR 3- mardi

5h30 Réveil.

Nous sommes à Assouan, l’endroit préféré du président Mitterrand qui est venu ici au Cataract hôtel dix jours avant sa mort. Pour quitter le bateau, nous devons en traverser plusieurs, car trop nombreux ils sont obligés de se mettre à couple sur cinq ou six rangs ! Certains sont d’un luxe inouï avec des lustres en cristal mais nous préférons la simplicité du nôtre.

   les dunes     arrivée village nubien

6h30 Visite du village nubien.

Un petit bateau nous mène au milieu des rochers du Nil, longeant la rive ouest, dépassant l’île aux fleurs, le mausolée de l’Aga Khan au sommet d’une dune et le club med aux arbres flamboyants qui se mirent dans l’eau bleue. C’est une délicieuse promenade dans la verdure des roseaux où se cachent des ibis.

Mais voici qu’apparaît le village nubien blanc et ocre dans un paysage désertique parcouru par quelques chameaux.

crocodile empaillé

Nous sommes les premiers visiteurs d’une maison décorée d’un vrai crocodile empaillé accroché en haut de la porte. A l’intérieur une entrée chaulée de bleu, avec un escalier aux marches toutes en rondeur, nous offre un joli décor pour les photos. Dans un coin deux amphores contiennent de l’eau fraîche, et deux autres sont peintes sur le mur. A l’intérieur une mosquée dessinée sur le mur signifie que l’un de ses habitants a fait le pèlerinage à la Mecque. Dans un aquarium, nous nous étonnons de la présence de plusieurs bébés crocodiles ! Quand ils deviennent trop grands, on les rejette dans le Nil ce qui fait qu’il est préférable de ne pas se baigner dans le lac Nasser dont l’eau n’est pourtant pas polluée. Les nubiens ont été déplacés de leurs villages lors de la mise en eau du haut barrage d’Assouan. Ils essayent de vivre du tourisme et vendent quelques objets d’artisanat dont des poupées nubiennes en bois à seulement un euro. Leur intérieur est propre et gai et ils sont très accueillants.

femme nubienne

Après une traversée des maisons du village aux portes décorées, nous arrivons devant l’école où un très vieil homme en djellaba, tout édenté mais rempli d’humour, face au tableau noir, baguette en main, essaye de nous apprendre des rudiments d’arabe. Mauvais élèves = coups de bâton !

Au retour arrêt dans un petit café dominé par une dune et fleuri d’hibiscus. Thé à la menthe, karkadé, boulettes diverses à déguster, lapins et autruches à voir. L’eau est tentante pour se baigner, mais où sont les crocodiles ?

13h30 Visite de l’obélisque inachevé sous un soleil si ardent qu’il faut avoir tué père et mère pour mériter cela ! Visite au pas de course pour en finir plus vite. Impressionnant tout de même. Le décor est ici un amoncellement chaotique de rocs brûlés par le soleil. Les anciens égyptiens creusaient des tranchées où ils pouvaient se tenir debout autour de l’obélisque en s’aidant de coins en bois qui, mis dans des fentes creusées à l’aide de pilons en dolérite et mouillés, gonflaient et faisaient éclater la pierre. Cet obélisque aurait mesuré 41 m,75 mais une secousse tellurique a provoqué une brisure dans la pierre .

Croisière sur le nil (2/8) temples d’Edfou et de Kom Ombo

Posté : 23 novembre, 2008 @ 10:51 dans EGYPTE CROISIERE | 4 commentaires »

ticket entrée temple d'Edfou

JOUR 2- lundi

7 h Réveil.

8h30 Visite du temple d’Edfou

Le bateau est accosté à Edfou. Dès sa sortie nous sommes assaillies par les vendeurs afin d’aller voir leurs boutiques alignées le long des quais.

Edfou, avec ses 28.000 habitants, est une petite ville traditionnelle de haute Egypte.

Un souk pour touristes, coloré et très animé, des charrettes à ânes dans les rues, une kyrielle de petites échoppes, des égyptiens vêtus de djellabas, le tout baigné d’une chaleur torride, toute l’ambiance de la haute Egypte émane de cette petite ville.

calèche

C’est donc en calèche, de bon matin, que nous allons visiter le temple d’Edfou. C’est une balade soi-disant pittoresque d’une quinzaine de minutes. Les calèches sont à la fois rutilantes de décorations de cuivres et de portraits de couples enlacés dans des cœurs, rafistolées de toutes parts et branlantes à souhait. L’on ne s’y sent pas en sécurité du tout et l’on a vraiment hâte d’en descendre, surtout que nous voyons un pauvre cheval s’écrouler sous nos yeux. Son conducteur, debout, fouet en main, voulait nous dépasser ! Ils font la course entre eux, pensant sans doute que le pourboire sera proportionnel aux émotions. Bonjour les secousses, la poussière et les embouteillages ! Arrivées devant le temple (vivantes), c’est une pagaille indescriptible, chaque calèche voulant faire demi-tour et se placer au mieux pour le retour.

Le temple d’Edfou est le mieux conservé d’Egypte. Il a été érigé en 237 avant JC et achevé 180 ans plus tard pendant l’époque ptolémaïque. Il est dédié à Horus, dieu à tête de faucon, fils d’Isis et d’Osiris. Deux grands faucons de granit noir en gardent l’entrée. Rania, notre guide est là sous son parapluie noir qui doit permettre de la repérer parmi les nombreux groupes.

Navigation vers Kom Ombo..

temple  de Kom Ombo

18h30 Visite du temple de Kom Ombo illuminé dès la tombée de la nuit.

A la descente du bateau nous ne sommes que quelques uns à attendre les autres et nous devons subir l’agression d’une nuée de jeunes vendeurs jusqu’à ce qu’un policier les chasse. Dans l’enceinte du temple, nous sommes enfin à l’abri dans « la maison du crocodile et le château du faucon ». Le temple a été construit à l’époque ptolémaïque. Il est dédié à deux divinités distinctes, Horus le faucon et Sobek le crocodile. Une chapelle abrite des momies de crocodiles.

Sur les murs gravés on peut y déceler un véritable calendrier et aussi des instruments de chirurgie.
Les anciens égyptiens mesuraient le temps comme nous en années, mois, jours et heures. L’année était divisée en 12 mois de chacun 30 jours. Les mois étaient regroupés en trois saisons de quatre mois, se rapportant aux crues du Nil et aux travaux des champs, l’inondation, la germination, la récolte.
Quant aux instruments de chirurgie, on y voit entre autres ventouses, forceps, pinces et scalpels…

20h30 Dîner et navigation vers Assouan.

Egypte – croisière sur le nil avec le Nile Star (1/8)

Posté : 21 novembre, 2008 @ 11:14 dans EGYPTE CROISIERE | 20 commentaires »

le Nile Star

YALLA BINA (on y va) LES PHARAONS (les pharaons étant le nom donné au groupe dont nous faisons partie ma fille et moi).


Je dois préciser que c’est mon second voyage en Egypte, y étant allée seize ans auparavant dans un voyage aventure qui se passait «tout en camion pour aller voir Toutankhamon» (amusant non ?). Nous étions allés jusqu’au temple d’Hachtesoup à dos d’ânes en longeant un précipice impressionnant, à Abou Simbel, nous étions seuls, et à Louxor il faisait si chaud que j’avais pris une douche dans les toilettes du Whinter Palace, l’hôtel mythique, avec le petit tuyau d’eau pour arroser les fesses !!! Nous dormions quelquefois dans le désert et un matin nous avions découvert des traces mystérieuses d’un animal qui avait fait le tour de nos duvets, un ours ?? non non, un coyotte peut-être attiré par la nourriture (je ne me souviens plus s’il y a des coyottes dans la région ?) ou bien un fennec. En tous cas il ne nous a pas réveillés et le soleil est réapparu comme chaque jour baignant notre bivouac d’une belle lumière orangée .

mai 2005

JOUR 1- dimanche

Nous atterrissons à Louxor à six heures du matin, sept heures, heure locale dans un superbe aéroport où nous serons les dernières à récupérer nos sacs après un défilé de quelques quatre cents bagages . Heureusement le car de nouvelles frontières est là pour nous conduire au bateau où nous pouvons dormir quelques heures avant le déjeuner et le premier briefing. Une boisson au karkadé nous est offerte. C’est une tisane rouge à base de fleurs d’hibiscus, qui a le goût de cerise.

En route donc pour la découverte des splendeurs de l’Egypte et du Nil, le troisième plus long fleuve du monde qui mesure 6.671 kms.

Depuis les fenêtres de la luxueuse salle à manger, nous apercevons les autres bateaux qui descendent le fleuve. Il paraît qu’il y en a trois cent cinquante ! La nourriture est excellente et nous découvrirons au fur et à mesure des repas, riz à l’orientale, boulettes de viande, beignets de perches du Nil ou de chou-fleur, patates sautées, aubergines et tomates, avec un assortiment de salades en entrée, des douceurs pour les desserts et beaucoup de fruits frais dont melons et pastèques.

Le bateau, le Nile Star, entièrement climatisé, a 56 mètres de long et possède cinq ponts. Celui tout en haut, c’est le solarium. Impossible de s’y tenir tant le soleil chauffe ! Au-dessous se trouve le pont couvert où, dans une douce tiédeur, il fait bon s’asseoir dans de confortables fauteuils en rotin, les pieds allongés sur des poufs et regarder les rives du Nil défiler sous nos yeux.

Que de palmiers ! Des femmes lavent leur vaisselle, des enfants s’ébattent joyeusement tout en criant et agitant leurs bras vers nous, des hommes irriguent leurs champs, des ânes cherchent l’ombre et les buffles la fraîcheur de l’eau. La haute Egypte est essentiellement agricole. L’extrême modestie des bâtiments qui bordent le Nil laisse présager de la pauvreté des fellahs.

 

 

 

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