Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Archive pour la catégorie 'AFGHANISTAN'

Afghanistan – les Bouddhas de Bamiyan – Mille soleils splendides de Khaled Hasseini

Posté : 3 novembre, 2010 @ 8:06 dans AFGHANISTAN, livres de voyages | 15 commentaires »

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Je vous ai déjà parlé des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan. Sculptés dans une falaise au Vème siècle, le plus grand des deux mesurait 53 mètres et le second 37. Je viens de découvrir une description fabuleuse de cet endroit exactement comme je l’avais ressenti lors de mon voyage en 1976.

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Je vous recommande chaleureusement de lire : « Mille soleils splendides » de Khaled Hasseini dont voici l’extrait se rapportant à Bamiyan.

« Elle n’oublierait jamais un spectacle aussi magnifique. Les deux bouddhas étaient gigantesques. Taillés dans une falaise écrasée de soleil, ils les toisaient, de même qu’ils avaient dû toiser les caravanes qui traversaient la vallée deux mille ans plus tôt, en suivant la route de la soie. De chaque côté, une myriade de grottes trouaient la paroi rocheuse.

La montée fut difficile pour Tariq, qui dut s’accrocher à Laila et à Babi afin de gravir les marches étroites et mal éclairées menant au sommet. Au passage, ils aperçurent des cavernes plongées dans la pénombre et des tunnels qui partaient dans tous les sens. A certains endroits, l’escalier donnait sur le vide.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Babi leur expliqua que Bamiyan avait été un centre bouddhiste prospère jusqu’au IXème siècle, époque où la région était tombée sous le joug arabe. Les falaises de grès abritaient alors des moines. C’étaient eux qui avaient creusé toutes ces grottes et peint les magnifiques fresques à l’intérieur. Ils les utilisaient comme habitations ou comme sanctuaires pour les pèlerins fatigués. Ils étaient cinq mille à vivre ici en ermites, à une époque.

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Tariq était à bout de souffle lorsqu’ils arivèrent en haut des marches. Babi haletait lui aussi, mais ses yeux brillaient d’excitation.
Nous sommes sur la tête du bouddha, dit-il en s’essuyant le front avec un mouchoir. Il y a un endroit par là-bas où on a un beau panorama.

Ils s’avancèrent avec précaution et, côte à côte, ils contemplèrent la vallée.

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La vallée de Bamiyan s’étendait à leurs pieds,, tapissée de champs de blé vert, de luzerne et de pommes de terre. Les parcelles étaient entourées de peupliers et traversées de cours d’eau et de canaux d’irrigation au bord desquels de minuscules silhouettes accroupies lavaient le linge. Babi leur montra les rizières et les champs d’orge qui recouvraient les monts alentour. C’était l’automne, et les habitants vêtus de tuniques aux couleurs vives mettaient leur récolte à sécher sur le toit des maisons. La route principale qui traversait Bamiyan était bordée de peupliers elle aussi. De chaque côté s’alignaient des échoppes, des salons de thé et des coiffeurs pour hommes. Plus loin, au-delà de la ville, se dressaient des contreforts montagneux, arides et d’un brun poussiéreux, et plus loin encore, les sommets enneigés de l’Hindu Kuch.

Le ciel était d’un bleu immaculé. Tout est si calme, souffla Laila. Elle distinguait bien des moutons et des chevaux dans la vallée, mais leurs bêlements et leurs hénissements ne parvenaient pas jusqu’à eux.

C’est toujours le premier souvenir qui me vient à l’esprit quand je pense à cet endroit, dit Babi. Le silence, la paix. Je voulais que vous connaissiez cela, vous aussi. Mais surtout, je voulais vous faire prendre conscience du fabuleux héritage culturel de votre pays. »

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photo du net

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photo du net  


Un héritage fabuleux qui a été détruit en 2001 par les Talibans sous le couvert que ces statues faisaient insulte à l’islam., ! Et l’Unesco aura beau récupérer les morceaux, rien ne pourra les faire revivre hélas.


Beautés de l’Afghanistan (6/6) le minaret de Djam, les bouddhas de Bamiyan, les lacs de Band I Amir et Mazar I Sharif

Posté : 6 novembre, 2008 @ 2:01 dans AFGHANISTAN | 10 commentaires »

 

Le minaret de Djam 

lavallée du minaret de Djam

L’arrivée au minaret de Djam est comme une apparition. Construit au 13ème siècle, le minaret dresse ses 65 mètres au-dessus des remous de la rivière, à mi-chemin de la piste du centre. Il est le deuxième du monde après celui de Delhi. Il fut redécouvert par une équipe d’archéologues français en 1959. Une décoration en briques  porte une inscription de tuiles bleues au sommet. Il se trouve dans une vallée profonde qui s’ouvre entre d’imposantes montagnes. Nous avons dormi sur le toit d’une maison gardée par des militaires dont on apercevait les ombres peu sympathiques des baïonnettes  sur les murs.

Les bouddhas de bamiyan 

bouddha de Bamiyan

Sur la route de la soie, Bamiyan se développa autrefois comme un centre religieux comptant plusieurs monastères bouddhistes en accueillant moines et ermites dans de petites cavernes creusées dans la paroi des falaises. On pouvait y voir deux statues géantes de bouddhas debout mesurant 53 et 35 mètres de haut. Je suis même montée jusque dans la tête du plus grand d’où l’on avait  une vue plongeante  sur les collines et champs alentours.

En 2001, après avoir survécu relativement épargnées durant plus de 15 siècles, les statues sont décrétées idolâtres par les talibans qui les détruisent au moyen d’explosifs. En dépit des appels de la communauté internationale, les talibans afghans  auront donc commis l’irréparable en détruisant le patrimoine archéologique de leur pays 

lacs de Band I Amir

Les lacs de Band I Amir 

A plus de 3.000 mètres, ils étendent leurs eaux  turquoises au milieu de massifs calcaires désertiques. Six lacs retenus par des barrages forment de grandes vasques blanches de travertin où l’eau peu profonde semble transparente, mirant les falaises rougeoyantes au coucher du soleil. Pour y arriver, la route est splendide traversant des vallées oasis, passant des cols de rochers rouges, croisant des villages de nomades vêtus d’étoffes chatoyantes  On les visitait à dos de cheval.

Mazar-i sharif 

mosquée de Mazar I Sharif et les pigeons

La mosquée de Mazar-i- sharif dans le nord, toute de faïences bleues est d’une grande beauté. Une jolie légende s’y attache. Le prophète Ali y est enterré et les pigeons touchant sa tombe deviennent miraculeusement blancs. Si bien qu’il y avait une place où l’on donnait des graines aux pigeons qui étaient nombreux et tous d’une blancheur immaculée (on aidait un peu la nature en tordant le cou de ceux qui naissaient autrement).

Ici les marchands de tapis guettaient le touriste et lui offraient le thé pendant qu’étaient déroulés les tapis les plus somptueux qu’il soient. Il y en avait en laine nouée à la main qui représentaient 200 à 300.000 nœuds au mètre carré et souvent de teintes rouge sombre avec des motifs compliqués. Ceux en soie étaient les plus chers mais toujours abordables pour nous européens.

Je pense à ces pauvres femmes qui passaient de longues heures sans se plaindre assises par terre devant leur métier à tisser et qui se transformaient en apparition fantômatique quand elles déambulaient dans la rue revêtues de leur burqa qui les cachait tout entière . Une vie étouffée sous cette toile allant de la tête aux pieds, où l’air raréfié tourne la tête , dissimulée derrière cette petite grille qui réduit le champ de vision et brouille le regard.

Aventures en Afghanistan (5/6) piste du nord et du centre

Posté : 3 novembre, 2008 @ 3:59 dans AFGHANISTAN | 5 commentaires »

Nous avons parcouru la piste du Nord de Kaboul à Hérat, puis retour sur Kaboul par la difficile piste du centre en un mois environ. 

Ils tiennent tous dans le camion !

Le pays était aussi rude que nos conditions de voyage et les patchouns semblaient déjà de fiers guerriers par leur grande prestance et leurs yeux de braise. Le commerce de l’émeraude et du lapis-lazuli a permis au Commandant Massoud de payer la guerre coûteuse qu’il a menée contre les talibans. La production d’opium fut aussi une source importante de revenus.

bouzkachi

Sur les bords souvent vertigineux de la piste, des hommes chevauchaient les magnifiques petits chevaux afghans réputés pour leur résistance. Le jeu du bouzkachi est un sport équestre collectif, bien décrit dans le roman de Kessel, les cavaliers. Il consiste à être le premier à amener une carcasse décapitée de chèvre dans un cercle tracé à la chaux à l’extrémité du terrain en déjouant tous les adversaires, jeu provoquant passions et souvent  morts d’hommes écrasés par leurs chevaux.

nomades

Les nomades, sous des tentes ou des yourtes dressées dans les immensités désertiques, vivaient de l’élevage de chèvres, de chameaux. Les femmes n’étaient pas voilées et avaient des robes aux couleurs lumineuses. Elles se précipitaient au devant de nous pour réclamer des soins.

Kaboul, étalée sur plusieurs collines à 1.700 mètres d’altitude, était une ville grouillante avec des paysans venus de toutes les provinces, qui déambulaient à pied, à dos d’âne ou à cheval transportant des marchandises de toutes sortes.

 Dans le bazar avec ses boutiques alignées et ses corps de métiers triés par rue, à côté des ferblantiers, des vendeurs de plastiques ou de fruits et d’épices, les artisans martelaient le cuivre, tannaient les peaux , les tailleurs cousaient des vêtements avec leurs vieilles machines à coudre à pédales, les barbiers opéraient à même le trottoir et le pain se fabriquait dans des fours implantés dans le sol.

Il y avait un lycée français où les étudiants s’offraient à nous accompagner pour la visite de la ville. La rue principale s’appelait chicken street et on y trouvait des vendeurs de grosses chaussettes et gants en jacquard multicolore, des robes aux plastrons brodés qui plaisaient beaucoup aux hippies ainsi que des bijoutiers (en fait, c’est tout ce que j’ai retenu parce que j’y avais acheté un bracelet en argent et lapis-lazuli !) . Les hôtels étaient agréables et peu coûteux avec une cour ou un jardin. Il y avait quelquefois des descentes de policiers qui cherchaient le cannabis. Les enfants jouaient joyeusement avec leurs cerfs-volants mettant une grande ardeur à cisailler ceux de leurs copains.

Le musée de Kaboul abritait des merveilles mais les deux tiers des pièces ont été pillées ou saccagées. A ce jour, on s’attache à reconstituer le puzzle des pièces cassées et une bannière flotte avec ce texte  « une nation est en vie tant que sa culture est en vie ».

Aventures en Afghanistan (4/6) rien à manger, que des melons

Posté : 31 octobre, 2008 @ 2:53 dans AFGHANISTAN | 4 commentaires »

Nous ne trouvions rien à manger. Dans un grand hôtel, nous avions demandé une omelette pour quinze. Ils n’avaient que dix œufs et les cinq autres ont dû se contenter de tomates et piments. Au petit déjeuner, nous avons réclamé de la confiture et nous avons dû attendre le retour du gamin parti à bicyclette chez le marchand. Une autre fois nous avons eu droit à une soucoupe emplie de trois rondelles de carottes avec un bout de viande grand comme mon ongle !

 

Dans les camions, nous ne parlions que de nourriture et de bons bains. Pas d’eau nulle part, nous étions couverts de poussière, il faisait si chaud qu’un jour j’ai bu jusqu’à 32 tasses de thé, boire chaud rafraîchissant davantage bien que l’on pense souvent le contraire. On ne trouvait dans le pays que du raisin, des pastèques et des melons. Une fois j’étais dans le camion qui possédait une boîte de corned beef, une boîte de vache qui rit et une petite boîte de crème de marrons. C’était pour huit et on a fait un festin royal ! On ne pouvait quand même pas partager en quinze. Alors les autres, voyant ça, sont venus nous offrir les pastilles Vichy pour digérer.

A cause de la chaleur,  dans une petite pension , nous avions dormi la première nuit  à même la pelouse sur nos sacs de couchage. Le deuxième soir, les employés nous avaient installé des lits ou charpoy, faits de cordes tendues, dans le jardin et nous avions apprécié cette délicatesse. Quand nous avons ouvert les yeux au petit matin, nous surnagions sur un lac et nous avions beau nous frotter les yeux, on voyait les lits et nos personnes se refléter dans l’eau. Ils avaient arrosé la pelouse et la terre était quelque peu imperméable ! D’autres fois, nous dormions à quinze dans une même pièce sur d’épais tapis à même le sol.

                                  nous étions sur un lac

Aventures en Afghanistan (3/6) je reçois une pierre sur la tête et la roue se détache en roulant

Posté : 30 octobre, 2008 @ 9:53 dans AFGHANISTAN | 5 commentaires »

 blessée dans le camion qui vient de perdre sa roue

Mais ce n’était plus si drôle sans péripéties, jusqu’au jour où approchant des lacs de Band I Amir, je reçus une énorme pierre sur la tête pendant que le camion roulait, lancée par des gamins dans les champs. Ces enfants, dès leur plus jeune âge, s’exercent avec des lance-pierres à viser les oiseaux dans les arbres.  Résultat, un jet de sang jaillit de ma tempe, en pleine piste, loin de tous secours, face à mes compagnons qui flageolaient sur leurs jambes par l’émotion de voir mon sang couler si fort qu’il imbiba d’un coup une boite entière de kleenex  . Il fallut faire une compression. Je perdis environ un litre de sang qui rougit l’eau d’un seau, où ces dames trempaient leurs foulards pour éponger. Tout le village désolé défila pour me voir. J’avais quand même eu la chance que ma branche de lunettes stoppe un peu l’élan de la pierre ! Une heure trente après nous reprenions la piste et nous forcions un barrage de police pour aller plus vite.

Et puis le gros accident a failli arriver. On a perdu une roue, à l’arrière heureusement, tout en roulant, les boulons s’étant dévissés. La roue a roulé jusqu’à trois cents mètres en avant du véhicule et il a fallu rechercher les boulons sur la piste pour la remonter et comme on ne les a pas tous retrouvés, on a pris ceux des roues voisines. Je n’ai atteint l’hôpital de Kabul qu’après 24 heures de route non stop, avec un chauffeur qui nous a fait payer le prix fort.

Un peu de patience et je vous parlerai bientôt des merveilles de ce pays !

Aventures en Afghanistan (2/6) la folle

Posté : 29 octobre, 2008 @ 11:06 dans AFGHANISTAN | 5 commentaires »

notrecamion russe

Tout aurait été merveilleux s’il n’y avait pas eu « la folle », et en plus c’était nous qui l’avions amenée ! Une touriste de 26 ans qui semblait rester à l’écart, un peu sauvage semblait-il. Puis les difficultés du voyage ont déclenché la crise. Une nuit, un homme du groupe marié, venu avec sa femme, a dû courir pendant la nuit dans les couloirs de l’hôtel pour une urgence  bien naturelle surtout dans ce pays où les plats épicés ne conviennent pas toujours à nos intestins d’européens. L’idée lui naquit alors. A l’étape suivante, elle alla se plaindre à la police de notre conduite vis-à-vis d’elle, nous l’avions droguée puis avions abusé d’elle. Inutile de vous dire que dans ce pays le viol est considéré comme un délit très grave.

Le soir même, alors que nous étions arrêtés dans un village complètement perdu de la piste du nord, les policiers défoncent presque les portes de nos chambres à une heure du matin pour nous interroger en langue allemande (les policiers afghans font des stages en Allemagne) .Nous sommes enfermés dans l’hôtel et l’on se serait déjà cru en prison tant les murs étaient sinistres. C’est qu’on ne plaisante pas dans le pays.

Au bout de trois bonnes heures d’enquête, où nous sommes interrogés chacun notre tour, les afghans s’adressant à notre voyageuse alsacienne, qui comprend parfaitement l’allemand, lui demandent enfin comment elle a été violée et elle répond, je vous jure que c’est  vrai, « par le trou de la serrure, la porte de ma chambre étant fermée  » ! C’est alors qu’ils ont compris qu’elle était vraiment folle et de l’enfermer dans une chambre pour la nuit. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, la voila qui, ayant découpé la moustiquaire de sa fenêtre, surgit dans une autre pièce où dormait une famille en brandissant les ciseaux ! Quelle nuit.

Le lendemain matin, nous avons récupéré nos passeports et sommes partis penauds, chassés sans avoir même le droit de prendre un petit déjeuner. Sa folie semblait s’aggraver. Elle avait tapé sur la tête de l’un de nous avec une lampe électrique et jeté sa théière de thé brûlant à la figure d’un autre. Elle menaçait de se jeter dans le ravin pendant que le camion roulait. Les nuits suivantes les hommes organisaient un tour de rôle pour qu’elle ne s’échappe pas et c’était très dur car nous nous levions chaque matin à 4 heures. Le jour d’après elle décidait de ne pas s’habiller, aucune importance en pyjama elle était à la mode du pays. A l’arrivée à Hérat, une responsable de l’agence la récupérait pour la ramener en France. Ouf

au musée de Kaboul

bas- reliefs greco-bouddhiques
au musée de Kaboul

Aventures en Afghanistan (1/6) avant les russes et les talibans

Posté : 27 octobre, 2008 @ 9:05 dans AFGHANISTAN | 6 commentaires »

camion décoré 

                            femme voilée                                jeunes nomades  

C’était en août 1976 et j’étais partie par une agence avec un groupe de quinze personnes car les conditions de voyage dans ce pays étaient trop difficiles pour les aborder seule.

Il faut d’abord prévoir de louer un ou deux véhicules, et quels véhicules, dans quel état, des camions russes dont on attend que les pneus éclatent pour les changer Quelquefois la piste emprunte le lit du torrent et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il bascule. Mieux vaut dans ces passages suivre à pied.

 Les freins ne fonctionnent pas, ils sont remplacés par un homme qui se précipite avant que le camion ne redescende pour mettre une grosse cale en bois sous les roues (on a vu la cale déraper et la main de l’homme écrasée). La cale sert aussi, en cas d’attaque,  à taper sur la tête d’énormes chiens blancs des nomades, prêts à sauter dans le véhicule en marche, crocs menaçants. Ils n’ont pas les oreilles dressées car elles ont été coupées à l’avance, pour en cas de lutte avec les loups, ne pas offrir de prise.

Quand on roule dans les camions joliment décorés, la piste est si mauvaise, qu’assis sur le siège, les fesses décollent de trente centimètres. Il fait si chaud l’été, souvent cinquante degrés, qu’un système de réservoir est prévu, qu’on remplit à chaque ruisseau et qui laisse couler goutte à goutte l’eau sur le moteur brûlant. La poussière, on n’en parle pas. Elle recouvre tout, s’insinue partout.

Heureusement qu’il y a de nombreux arrêts à l’ombre pour le tchaï (thé) dans les tchaikanas, et puis des paysages somptueux, des déserts, des lacs, et des falaises où sont sculptés de magnifiques bouddhas, ces derniers n’existant plus au jour d’aujourd’hui, ayant été détruits par la folie des hommes.

 

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