Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Le Cap Sizun autrefois raconté par Blandine Meil (12/14)

Classé dans : BRETAGNE — 21 février, 2016 @ 8:51

Le vendeur de couvertures et de draps 

Un autre genre de vendeur mérite aussi mon souvenir.  C’était un Algérien ou un Tunisien. Il arrivait les épaules chargées de draps couvertures, couvre-lits, quelques tapis pour descente de lit. Il vendait les draps à la douzaine: 

moins cher, moins cher répétait-t-il  si tu prends la douzaine Madame.  Avec lui il fallait marchander et parlementer pour descendre les prix. Le paiement se faisait toujours argent comptant .

Les enfants le suivaient  par toutes les rues du village. Il était toujours nu-pieds dans des sandales. Des bracelets d’or aux poignets et vêtu de sa djellaba. Nous n’étions pas habitués à voir  les hommes habillés de la sorte.

Il faisait le chemin à pied d’Audierne jusqu’à Plogoff, en s’arrêtant dans les villages. Nous le voyions arriver une fois par année.

C’étaient tous des gens qui travaillaient très forts pour gagner leur vie ! Et nous les enfants nous apprenions qu’il y avait d’autres modes de vie en dehors de notre village.

12 commentaires

  1. Blandine dit :

    ici je réponds à Lemenuisiart qui est surpris de l’achat des draps à la douzaine. C’est qu’il vendait cela en une seule pièce, que nous devions couper et coudre les draps et même les broder. Les armoires de nos mères et de nos grand-mères étaient belles à voir avec leurs piles de drap. En hiver on n’allait au lavoir qu’une une fois par deux semaine. Alors ça en prenait une bonne provision de drap , avec 5 enfants chez nous plus 2 vieilles tantes . merci de tous les beaux commentaires que chacun laisse à Michele . Ca me fait plaisir et je les lis tous. Blandine.

  2. sabine la pèlerine dit :

    Il est magnifique ce témoignage, michèle, et il me touche d’autant plus qu’il me rappelle un souvenir de St Jacques.

    C’était à Moissac, sur la place du marché, un début d’après-midi. Nous cherchions deux tee shirts (n’en ayant sans doute pas pris assez ?). Il nous fallait du pas trop encombrant et du pas trop cher (bourse du pèlerin oblige !)
    Celui que j’appellerais ensuite dans mon récit « le gentil monsieur maghrébin » aurait remué ciel et terre pour nous faire plaisir ….Il a d’ailleurs retourné tout son stand !
    Ce sont des instants, des choses que le pèlerin n’oublie pas : il emporte cela tel un cadeau précieux, un soleil pour les jours tristes, dans son sac !

    Le lendemain matin, en repartant, je l’ai cherché du regard …Il n’était pas là mais je suis partie, emplie de sa générosité immense !

    Comme quoi ….un voyage en appelle un autre !
    Mais ce n’est pas à toi que je vais dire cela ….Je t’embrasse fort fort : sabine
    Et MERCI pour tes si belles incitations à partir ….

  3. l'angevine dit :

    pas facile la vente

  4. marine D dit :

    Ce n’était pas une vie facile, j’ai connu des marchands ambulants qui vendaient du linge mais pas de personnage de ce genre en djellaba, cela devait donner un petit air exotique !
    Zoubis Danae

  5. Cordée-Clarisse dit :

    Et..tu as vu les deux petits coeurs sur le chalet ???
    C’est mignon !
    Ce fut une belle journée en montagne, même si ce n’est pas l’Everest, l’essentiel est que l’on se sente heureux, n’est-ce-pas ?
    Temps gris aujourd’hui….
    Bisous et amitiés des Savoyards.

  6. peintrefiguratif dit :

    et bien maintenant je peut te dire qu’on en voit très souvent habillé semblable
    bisous

  7. Petits Bonheurs dit :

    C’est un grand trajet Audierne Plogoff.
    Je me souviens lorsque enfant nous y allions. C’était généralement le lendemain de notre arrivée à la petite maison. C’était le grand ravitaillement.Nous y allions avec la grosse voiture noire de Lucien. Elle était si profonde qu’une fois assise je n’y voyais rien.Le premier achat était de m’acheter un bon chapeau de paille que je devais avoir sur la tête de mon lever jusqu’à mon coucher. Ma mère me donnait bien un petit bob mais ça, c’était pour les gens des villes. Il fallait un bon chapeau qui s’attachait sous le cou. Ensuite de bonnes sandalettes. Puis la nourriture et enfin nous terminions par l’achat de 2 poules vivantes. Les lapins nous étaient donnés par le Père de JL (il était super gentil ce Monsieur d’ailleurs)

    Souvenirs souvenirs

    Bisousss

  8. Cordée-Clarisse dit :

    Je me souviens en avoir vu, dans ma jeunesse….
    On les appelait * les marchands de tapis *…Ils étaient regardés avec méfiance dans les villages, il y a 50 ans..
    Je ne suis pas certaine que cela ait beaucoup changé….
    Ils avaient beaucoup de courage et de mérite.
    Ils * sentaient le soleil *
    Bonne journée, bises et amitiés des Savoyards…

  9. hillerhodan dit :

    J’en ai eu vu la première fois que je suis descendu à la mer
    Gros bisous p’tite Fleur

  10. biker06 dit :

    Hello Danae
    Quand j’etais gosse fin 50 début 60, il y en avait un qui passait avec son dromadaire. Il était basé à Theoule sur Mer. Faut dire que chez nous à cette époque la il n’était pas trop dépaysé ! hi hi hi
    bon Lundi
    bizz
    Pat

  11. lemenuisiart dit :

    A la douzaine c’est bizarre !

  12. elisabeth dit :

    J’imagine la tête des enfants à l’époque, c’est vrai que cela permettait de découvrir un autre monde. (Je suis la 1ère à commenter ! peut être parce qu’il fait très beau et que ce sont les vacances ? Ici il fait 21 ° !)
    Bisous et bonne fin de week end.

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