Splendeurs d’un voyage en Corse du sud (2/7)

Je ne vous ai pas parlé de la chaleur qui saute à la figure à la sortie de l’avion, surtout lorsque l’on vient de Bretagne où le bon Dieu là-haut a oublié qu’on était en été ! Alors on fait des courants d’air et c’est là que j’ai attrapé « la crève ». La nuit où d’habitude déjà je ronfle, là pour le coup,c’est là que ça se « corse », je tousse, je tousse. Heureux mon compagnon qui ne peut s’isoler, le canapé du salon n’ayant pas la place pour être déplié. Et puis au restau, on me regarde bizarrement. Aurais-je la grippe H1N1 ? Non, non. La grippe porcine ?
Oui c’est vrai, il y a des cochons sauvages sur les routes dans les montagnes, mais ceux-là, ils sont sains. Ils dégustent les herbes aromatiques du maquis, les glands et les chataîgnes et leur chair est parfumée pour préparer les bonnes charcuteries corses, coppa et autres.
Et pour clore le récit des petites misères, je n’ose vous dire que cet après-midi l’orage a éclaté, un orage de montagne, tonitruant, le coup de tonnerre qui jouxte l’éclair. Et là la télé a cédé et l’électricité aussi. C’était l’heure du dîner, on a mangé tout froid, presque dans le noir. Il ne faut pas s’étonner, septembre est la saison des orages en Corse qui entraînent des boues dans les rivières, même qu’à Sartène l’eau du robinet était interdite à la consommation durant quelques jours.

Heureusement pas de moustiques. L’accueil est plutôt sympathique et la location impeccable. Notre terrasse est agréable, un Bouddha, posé sur une marche d’escalier, est là apaisant les esprits et un mignon bébé chat vient nous rendre visite en ronronnant très fort.

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