Japon (2/17) à Tokyo chez les soeurs
Première nuit, déjà un tremblement de terre. Les étagères et le lustre de ma chambre s’agitent ! Les sœurs me donnent un oreiller à me mettre sur la tête, préconisent de se cacher sous la table ou le long des murs qui sont prévus pour s’écrouler vers l’extérieur. Beaucoup de maisons sont en bois. Elles sont toujours très petites. La densité de population est très importante à Tokyo.

Les sœurs m’ont invitée à manger des brochettes à Ginza, les Champs Elysées de Tokyo. A mon arrivée, la supérieure m’a offert un bol avec un couvercle en vraie laque, la religieuse cuisinière une assiette remplie pour mon dîner (en cachette car je ne suis pas censée être nourrie, mais j’inspire pitié semble-t-il) avec un délice de paella au crabe, salade aux raisins parfumés et infusion de bleuets ! C’est vrai que le midi je me contente de picorer les échantillons gratuits offerts dans les grands magasins !

Shinjuku est le quartier chic de Tokyo avec de grands buildings. Quelques rares japonaises vêtues de magnifiques kimonos de soie s’y promènent (prix des kimonos dans les magasins, souvent 400.000 FF soit 200.000 yens). Tout le monde est aimable et cherche à m’aider avec beaucoup de courtoisie.

Il n’y a pas de noms aux rues. Les maisons sont groupées par îlots. On ne trouve pas facilement de cartes postales. Tous les restaurants ont une vitrine dans laquelle ils présentent leurs plats en plastique et très colorés. C’est plus facile pour choisir son menu . Pour un simple café, on vous apporte une serviette roulée, mouillée et brûlante qui sert à se laver les mains ou la figure. De même dans les cars de nuit au petit matin. C’est très agréable. La première fois que j’ai vu ce petit paquet enveloppé, j’ai cru que c’était un gâteau qu’on m’offrait et j’ai été un peu déçue. On mange beaucoup de poisson cru et des rouleaux de riz enveloppés d’une feuille d’algue. Se servir des baguettes demande tout un apprentissage !

Il y a des boutiques de jeux, comme à Las Vegas, appelées pachinko, sous forme de longs couloirs avec des machines à sous où des billes d’acier tombent dans des trous. Les machines sont occupées nuit et jour, des heures durant et ça fait un boucan pas possible. Des couronnes semblables à des couronnes mortuaires de fleurs en plastique les décorent pour indiquer que les machines sont nouvelles, ces dernières devant être changées tous les trois mois tant elles sont usées. Durant une semaine, j’ai joué une petite somme et j’ai tout perdu !
Je veux traverser une rue hors des passages cloutés sans tenir compte du feu rouge et des japonais épouvantés me retiennent par la manche !
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