Taiwan – Taipei capitale de l’île (1/5)
Me voici à Taïpei sur Taiwan l’île de beauté plus lointaine que la Corse qui se nommait autrefois Formose.

Ma première visite est pour le Dragon Temple, superbe avec ses toits pointus terminés par des dragons et ses sculptures sur les marbres des murs soutenus par d’énormes piliers. Des gens sont venus prier, enflammant leurs baguettes d’encens, apportant des offrandes qu’ils déposent sur l’autel décoré de bonsaïs et surmonté de bouddhas dorés.
Je veux goûter à une soupe de serpent qui se vend dans la rue du snake market. Cela ressemble à du poisson un peu sucré mais c’est plein d’arêtes et l’environnement n’est pas fait pour encourager l’appétit, bocaux remplis de serpents dans du formol et bol d’une propreté douteuse. Les chinois sont cruels. Ils boivent le sang chaud du serpent comme aphrodisiaque et pour cela on accroche la pauvre bête par la tête au plafond, on déroule son corps qu’on découpe en deux, tout vivant ! Et pour les tortues c’est encore pire, on les cloue sur un socle en bois avec des sortes d’aiguilles à tricoter avant de les dépecer toutes vivantes .

Tous ceux de mon hôtel ont vendu leur sang à l’hôpital, un demi litre pour 50 $. Les chinois ne veulent pas donner leur propre sang car ils considèrent que cela fait partie de l’héritage de leurs ancêtres.
Le Mémorial Chiang Kai Shek, d’un blanc étincelant, est impressionnant avec sa porte ornée de toits bleus au bout d’une allée parée de drapeaux et de fleurs. Deux soldats sont figés dans une telle immobilité qu’on se demande s’ils sont vrais ou faux. Je me poste sous leur nez pour mieux les observer, ils ne bronchent pas.
Il ne faut surtout pas manquer de se rendre au New Park le matin entre six et huit heures pour voir les habitants faire leur taïchi, gymnastique matinale, entre fontaines et pagodes.

J’étais bien couchée confortablement à 10 h du soir lorsque les lits superposés se sont mis à s’agiter frénétiquement, les murs aussi, le plancher, les vitres. Cétait un tremblement de terre qui a secoué tout l’immeuble de briques par deux fois, de force 5 environ, et quand on est au troisième étage de ce vieux bâtiment, on n’est pas tellement fier. Nous ne savions que faire. Après nous avons passé une bonne soirée à dix personnes de nationalité différente en partageant une bouteille de liqueur de prunes et en s’amusant à écrire « je vous aime » dans chacune de nos langues.
Oops ! Une erreur est survenue.
L'accès au blog est momentanément impossible,
veuillez nous excuser et ré-essayer dans quelques instants.
Retour ou Écrivez-nous si le problème persiste.

