Croisière sur le nil (5/8) temples d’Abou Simbel

JOUR 4- mercredi
Réveil 3h32 ! Thé ou café
4h03 ! Départ précis en bus avec chacun son oreiller et sa boîte de sandwiches sous le bras, direction temples d’Abou Simbel, à 280 Kms plein sud, que nous atteindrons 2h30 plus tard après un lever de soleil en plein désert. Le voyage se fait en convoi pour la sécurité. Aujourd’hui seulement 40 cars qui se suivent au lieu des 100 habituels ! !
Visite des temples d’Abou Simbel
Construits par Ramsès 2 pour lui-même et sa grande épouse royale Néfertari, ces deux temples défient l’imagination par leurs mesures colossales.
Le temple de Ramsès 2, est gardé par 4 colosses à l’effigie du pharaon. Taillées directement dans la falaise, ces statues ont des dimensions impressionnantes : 20 mètres de hauteur (soit un immeuble de 8 étages), la largeur du visage est de 4 mètres et une main mesure 3 mètres de long. Néfertari, son épouse, se tient aux pieds du roi, n’atteignant même pas son genou. Ce temple est érigé à la gloire de Ramsès 2 mais aussi des divinités Amon, Ré et Ptah. Au fond du temple, le naos abrite 4 statues : le pharaon et les 3 dieux. L’orientation du temple est telle que, deux fois l’an, le soleil vient frapper les statues (seule la statue de Ptah, dieu du séjour des morts, reste dans l’ombre). A l’intérieur du temple, de nombreuses gravures couvrent les murs, les scènes les plus connues relatant la bataille de Kadesh.

Le petit temple de Néfertari, situé à quelques dizaines de mètres du premier, est consacré à la déesse Hathor, la déesse de la joie et de l’amour
Malheureusement, ces magnifiques temples étaient menacés de disparaître, engloutis par la montée des eaux du haut barrage d’Assouan. Ils ont été sauvés grâce à l’Unesco. Un véritable chantier pharaonique de 1963 à 1972, a permis le découpage et le remontage 30 mètres plus haut des temples. Coût de l’opération 36 millions de dollars.
Retour pour le déjeuner à 13 heures.

16 h Balade en felouque autour de l’île Elephantine.
C’est un moment de fraîcheur bienvenu. L’unique voile triangulaire blanche fait tout le charme de ces bateaux traditionnels sans rame, ni moteurs. Soudain nous sommes assaillis par de jeunes enfants qui rattrapent notre bateau à l’aide d’embarcations pour le moins précaires, parfois une simple caisse en bois, en pagayant avec leurs mains. Ils chantent des comptines dans toutes les langues espérant quelque récompense.
17h30 Thé sur le pont et reprise de la navigation pour un retour sur Louxor en une seule étape.
20 h dîner sur le pont et soirée costumée.
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