Carnet de voyage au Ladakh (4/7) je deviens bouddhiste
Comme je dois rester quelques temps ici, je me décide à demander au grand Rimpoche s’il veut bien me donner des enseignements. Un moine me fait pénétrer dans une petite pièce où je dois me prosterner devant le vieil homme qui, après interrogation sur mes motivations, m’accepte comme élève.
26 juin
9 heures est le rendez-vous. Nous sommes cinq : deux allemandes ayant déjà quelques notions de zen, une autre allemande parlant tibétain, une italienne et moi-même.
A ma première rencontre avec le Rimpoche, je n’avais vu que lui et rien de ce qui l’entourait, tant j’étais impressionnée. Aujourd’hui, pendant les deux heures du teaching, j’ai le temps d’admirer derrière ce vénérable personnage, une tenture chinoise, brodée de fils d’or sur fond noir. Rimpoche est assis jambes croisées sur un piédestal derrière une petite table où se trouvent le bol à thé ainsi que mon cadeau, un stylo Bic ! Tensing, le jeune moine interprète qui traduit le tibétain en anglais, est sur une estrade, un peu plus bas que le Maître.

Nous sommes à leurs pieds, assises par terre. Rimpoche nous accueille en nous demandant si nous allons bien. Il est un peu sourd et met sa main à l’oreille comme Milarepa. Il s’explique en tibétain et fait des gestes avec les mains. Il ouvre pour nous de précieux livres sauvés de la destruction chinoise et faits de feuillets détachés empilés entre deux planches de bois, enserrés dans un tissu de satin jaune. Il est très décontracté, baille et aussi se cure les oreilles. Il nous demande de visualiser le Bouddha ou lui-même pendant quelques instants de méditation. Puis il veut connaître ce qu’on a ressenti. Pour ma part, j’ai trop mal aux genoux et il sourit. Il semble un homme extraordinaire et je suis sûre que son énergie nous traverse quand il nous regarde. Il lit le fond de nos pensées et répond à nos questions avant qu’elles ne soient exprimées.
Je récite avec les autres :I and all the senting beings
from this time until I attain
Buddha Hood take refuge
in the Guru, in the Buddha, in the Dharma, in the Sangha
I and all the senting beeings
should be protect from all wordly evils,
may we attain Buddha Hood.
Par ces parolesje prends refuge dans le Bouddha, le Dharma (l’enseignement), la Sangha (la communauté des moines).
Rimpoche me donnera un nom tibétain comme pour un baptême. Il s’agit de » Jangchup Dolma « qui signifie « flamme du nirvana ». Avec un si beau nom, il m’est interdit de le décevoir ! Autres noms donnés : Invincible victoire, lampe spirituelle de Bouddha. Le soir nous sommes allées écouter les prières et les sons très forts des instruments de musique éclataient dans ma tête comme des flammes de toutes couleurs !

C’est un peu rapide … Mais cela valait le coup d’essayer !
Bon jour Danae,
Très émouvant le récit de te prise de refuge. Un grand moment dans une vie, d’autant que là, c’est un choix de convictions personnelles.
Merci d’avoir partagé ce moment très intime et touchant.
Mon nom Tibétain pour le refuge est Karma Djinpa Dreunmé (Flambeau de générosité) et quelques années plus tard, j’ai pris les voeux de Bodhisattva ou on m’a donné le nom de Kandro Détchen Wamgmo Choying. Et avec le temps passant, je ne suis plus très sûre d’avoir envie de revenir tant que la souffrance existera sur cette planète….
Une belle aventure dans cette existence
Gros bisous à toi et belle journée
—> Bon jour chère Pascale,
Un joli nom aussi « Flambeau de générosité » et qui te va bien en plus !
Quant aux vœux de Boddhisattva, c’est un peu téméraire de vouloir revenir dans une vie future car il y aura beaucoup besoin d’aider les autres dans la vie difficile qui attend l’humanité !
Je suis ravie de raviver tous tes souvenirs si précieux.
Passe une très bonne journée et gros bisous Pascale.
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