Théodore Monod à la recherche de la petite fleur (4/5)

En 1940, au Tibesti, Théodore Monod découvrit une petite fleur.
« Elle vivait à l’abri de quelques fougères, accrochées au miracle d’un ruisseau perdu au cœur de ce désert. Il ne se doutait pas de son importance : elle semblait si simple, si ordinaire, avec ses tiges fragiles et ses modestes feuilles. »
On l’appela : la Monodiella Flexuosa en hommage à son découvreur.
Cinquante années s’écoulèrent au cours desquelles on oublia la petite fleur, mais un botaniste anglais affirma que c’était bien une espèce nouvelle relançant du même coup son intérêt scientifique.
Il n’en fallut pas plus pour que Théodore Monod, à 93 ans, reparte à la recherche de la Monodiella. Il retrouva les fougères et les palmiers tels qu’il les avait laissés en 1940, mais sa source avait disparu et la fleur demeura invisible. « Qu’est-il advenu de la petite fleur farouche qui enchantait les montagnes du Sahara ? A-t-elle disparu dans le souffle trop brûlant d’un été ou s’est-elle réfugiée sur une étoile auprès du petit prince ? »
Texte de Sylvain Estibal, extrait de « Théodore Monod une vie de saharien » aux éditions vents de sable
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