Théodore Monod (1/5)
Tout au long de sa très longue existence (98 années), Théodore Monod aura mené plusieurs vies en même temps. Parallèlement à sa carrière tout entière vouée au Muséum national d’histoire naturelle, il aura été un voyageur au long cours, ne cessant d’arpenter l’Afrique et ses déserts en tous sens. Curieux de tout, sur chaque terrain où il se trouve, il herborise, prélève, collectionne et consigne ses trouvailles dans un carnet qui ne le quittera jamais. Il traversera plusieurs fois, et jusqu’à l’âge de 92 ans, le désert du Tanezrouft à dos de chameau, soit 600 kilomètres sans point d’eau.
« Méharées » reste le plus célèbre des livres de Théodore Monod, spécialiste incontesté du désert, qu’il parcourt depuis plus de soixante-dix ans à dos de chameau ou à pied. Ce savant exemplaire n’a en effet pas son pareil pour évoquer les paysages mauritaniens, pour raconter ses longues méharées dans les dunes, ni pour décrire la faune, la flore, l’histoire ou la préhistoire de ces régions où, dans les années trente, il entendit parler d’une mystérieuse et gigantesque météorite qu’il ne cessera de chercher, durant un demi-siècle, avec une insatiable curiosité.
Isabelle Jarry a écrit sa magnifique biographie dans « une vie de saharien » chez Plon.
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