Partir, une poésie d’Aimé Césaire dédiée aux opprimés
| « Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères, je serais un homme-juif un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas, l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme torture on pouvait à n’importe quel moment le saisir, le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne un homme-juif un homme-pogrom un chiot un mendigot mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la |
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