Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs

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Tassili n’Ajjer (2) ici règne le matriarcat

Classé dans : ALGERIE TASSILI — 26 février, 2008 @ 9:04

     fillettes de Djanet   l'âne devant la zeriba 

A l’approche des villages, nous ouvrons nos yeux le plus grand possible malgré le sable et le vent, pour découvrir ces horizons nouveaux. De hauts palmiers bruissant du chant des grillons entourent les zéribas dorées, ces huttes en roseaux prêtes à nous accueillir. Paris nous semble bien loin, à quelques trois mille kilomètres d’ici !

 Quel confort, un lit, une table, des clous pour suspendre la serviette de toilette ou la glace et de jolies tentures tissées rouges et vertes. Mais aussi quel dommage de penser que nos zéribas brûleront quelques mois plus tard à la suite d’un court-circuit dans l’installation électrique provoqué, oh ironie, par les inondations –il ne pleut pourtant ici que deux ou trois jours par an ! -

Les habitants des Ajjers se divisent en deux groupes : les sédentaires dont la vie se déroule à l’abri naturel des oasis et les nomades dont les caravanes parcourent sans cesse le Tassili et vivent de produits d’échange et de l’élevage des bêtes.

Ce fier targui au regard mystérieux portant autour du cou nombre d’amulettes, a-t-il oublié les rezzou pour n’être plus qu’un  paisible pasteur de chameaux ?

 Un vieil homme marche aux côtés d’un petit âne de velours gris, cachant sa  barbiche blanche dans les replis de son chèche.  Ici, le tailleur confectionne sarrouels et gandouras. Là, le forgeron fabrique des poinçons pour percer la narine du chameau mais  aussi des bijoux et veut nous vendre serpents et scorpions en cuivre ciselé à défaut des vrais qui pullulent paraît-il en été .

La religion musulmane interdit aux femmes de se faire photographier. Dès qu’elles nous aperçoivent, elle se cachent le visage , relèvent un pan de leur voile ou fuient à notre approche, même une petite fille espiègle court se cacher derrière un palmier. Les jeunes sont très jolies, semblables dans leurs robes fleuries à des papillons multicolores.

Outre les occupations domestiques les soins aux enfants et aux jardins, les touarègues exécutent des travaux de vannerie ou de couture. Elles transportent avec beaucoup d’allure des fagots dans leur panier d’osier, des seaux d’eau en équilibre sur la tête et des bébés complètement nus sur les bras, vêtus seulement d’un petit tricorne en guise de chapeau.

Au Sahara règne le matriarcat, c’est-à-dire que les femmes donnent leur nom aux enfants et exercent une autorité prépondérante dans la famille.

4 commentaires

  1. Catz dit :

    Le matriarcat… je ne sais pas ce que ça peux donner, mais surement des bonnes choses.
    Des enfants bien éduqués, et des femmes plus epanouies ?

  2. Les photos et les textes sont très beau. beaucoup de profondeur dans ce blog ajouté désormais à mes favoris.

    Sylvain, voyageur saharien…

  3. nade dit :

    toujours aussi intéressantes et instructives tes descriptions de cette région fascinante qu’est le Sahara et ses habitants;et avec la poésie que tu sais y mettre c’est super. merci nade

  4. En te suivant sur la route, j’ai l’impression d’être là… de voir, de sentir, de m’imprégner de ce monde si loin de nous, ce peuple Tassili… Merci pour ce partage Danae. Marie.

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